Résumé de "De Retour des Ténèbres" :
Tous rédigés entre décembre 2002 et juillet 2008, ces poèmes sont le cheminement de leur auteur à travers sa dépression.
De son envie irrépressible de vendre son âme au Diable, en passant par la lutte contre les démons de son propre père et autres désillusions, on en vient presque à une forme de luminosité en fin de lecture.
De la descente aux enfers à la remontée fragile vers un mieux-être, il aura fallu pas moins d’une décennie à l’auteur pour oser ressortir ces écrits d’outre-tombe, et les proposer aux vivants.
Le mot de l'autrice
Ce recueil de poèmes est le témoignage direct de ma propre chute dans la dépression, un passage qui a duré plus d’un an et demi, à travers 63 poèmes, dont 60 rédigés pendant cette mauvaise période (de décembre 2002 à août 2004), et les 3 derniers 4 ans plus tard (en juillet 2008).
De fait, en publiant ces écrits, c’est une partie de l’intimité de mon passé que je vais vous ouvrir, puisque cette période a couvert entre autres une tentative de suicide de mon père, la mort du dernier chien de mes parents, une personne qui m’était chère et qui m’a mise de côté, et des déceptions amoureuses par-dessus, des choses en somme assez complexes à gérer pour une jeune fille de 17-18 ans.
Je ne pensais absolument pas publier ces poèmes un jour, mais avec le recul je me dis qu’ils pourraient peut-être trouver une utilité auprès de ceux qui luttent aujourd’hui contre ce mal-être qu’est la dépression. Ou encore, simplement vous aider à mieux comprendre ce ressenti particulier de ne plus être en phase avec la société et de ne pas y avoir sa petite place, un sentiment très humain bien que complexe, parce qu’il n’est en effet pas si simple d’en sortir, surtout sans aide extérieure.
Je me suis tournée de moi-même vers 2 psychologues différents pour me faire accompagner, à l’époque où j’ai rédigé ces poèmes, et ce fut un échec. Finalement, après une quinzaine d’années de hauts et de bas, soit presque la moitié de ma vie (c’est effrayant de l’écrire, vraiment), avec un dernier gros bas il y a à peine plus de 2 ans qui a bien failli me faire replonger, j’ai finalement tout plaqué et aujourd’hui je peux le dire haut et fort : tout va bien, JE vais bien !
Comme quoi, on peut toujours s’en sortir, toujours, même si le chemin peut être long et semé d’embûches, même si le moindre petit événement négatif peut être perçu comme étant la fin du monde, la fin de son propre monde particulièrement, il faut s’accrocher. Parce que la vie vaut la peine d’être vécue, malgré tout.


