Je voudrais vous parler du film « The Breed« . Non on ne parlera pas de vacances paradisiaques ni de chiens génétiquement modifiés comme il est question dans le film du même nom réalisé par Nicholas Mastandrea et produit par Wes Craven (Scream) en 2005 et finalement sorti en 2006. Le film que je voudrais traiter, c’est celui qui est sorti en 2001, interdit aux moins de 12 ans et réalisé par Michael Oblowitz, car celui-ci traite de Vampires. Mais quel est le sujet de tout ça ? Allez, on y vient !
Synopsis de « The Breed »
Malgré le fait que ce film ait été tournée comme si les images dataient des années 40-50 (et pour le coup, ce n’est pas vraiment un compliment), nous sommes en réalité dans un futur assez lointain, ce qui étonne finalement. Ici, les Vampires cohabitent avec les humains. On a déjà vu ce genre de contexte, mais là, on a un élément supplémentaire qui se rajoute au fait que tout n’est (comme on peut à fait se l’imaginer) pas vraiment tout beau tout rose entre les vampires et les humains, bien que l’entente soit cordiale entre eux.
En effet, un tueur en série sévit depuis quelques temps, il s’amuse à déchiqueter la gorge de ses victimes et à les vider de leur sang. Aaron Gray, policier Vampire (ouep, étrange n’est-ce pas ? Cet élément fait partie des choses intéressantes dans ce film, justement), doit alors faire équipe avec un agent du FBI, qui est bien mortel quant à lui, et qui porte pour nom Steve Grant. Celui-ci rencontre bientôt une Vampire, dont il tombe bien évidemment amoureux (sinon, c’est trop facile !), et qui finit par lui fournir les informations qu’elle apprend elle-même au fur et à mesure du film quant aux meurtres qui sont commis.
Nos deux « héros » finissent par comprendre que le meurtrier ne serait pas un Vampire, malgré que la façon dont sont commis les meurtres le fait très facilement penser, mais qu’il pourrait s’agir d’un humain, et plus particulièrement de quelqu’un qui pourrait faire partie d’un projet gouvernemental visant à annihiler tous les Vampires de la planète.
Qu’est-ce qui entoure ce film ?
Nous voici donc devant un savant mélange entre policier et film d’horreur, avec de temps à autre l’ombre du nazisme (on voit même une croix gammée de façon très claire vers la fin du film), et certains Vampires sont de peau noire (« Blade » n’est ainsi pas le seul film de Vampires qui mette en avant un Vampire noir de peau). On a donc un véritable melting pot de références très diverses, dont certaines sont clairement faites pour amener une certaine réflexion.
Au sujet de ces symboles rappelant le nazisme, il faut savoir qu’ils ont été intégrés dans le but d’émettre une comparaison nette entre la façon dont les Vampires sont vus, par rapport à la façon dont les Juifs étaient vus durant la Seconde Guerre Mondiale. Par ailleurs, les uniformes que l’on peut voir dans ce film sont d’inspiration russe et allemande. Pour résumer, les Vampires dans ce film sont au rang de parias, et c’est justement cet aspect-là que j’ai trouvé vraiment intéressant dans « The Breed ».
Au final, on a là un film sanglant, il n’y a pas de doute à avoir là-dessus. je trouve le scénario plutôt bien ficelé, l’ensemble contient même pas mal de bonnes idées, et j’ai trouvé original le fait de traiter de Vampires dans un film qui se veut avant tout être un policier. Après, chacun appréciera plus ou moins son visionnage, mais je pense qu’il est intéressant de le voir une fois.
Si vous souhaitez acquérir ce film, sachez que vous pourrez le trouver facilement en DVD, par exemple du côté d’Amazon. Et sinon, l’Antre renferme pas mal d’autres articles sur films et autres séries, n’hésitez pas à aller voir la catégorie dédiée !
