« Deliverance » (1972), une BO à posséder

"Dueling Banjos", la BO du film "Deliverance"
« Dueling Banjos », la BO du film « Deliverance »

Avant de parler de sa bande originale, voyons voir le sujet principal : « Deliverance », qu’est-ce que c’est ? Alors c’est un film, réalisé par John Boorman, qui est adapté d’un roman du même titre, écrit par James Dickey (1923-1997) entre 1962 et 1970. « Deliverance », c’est aussi un film américain, datant de 1972, avec entre autres John Voight (le père d’Angelina Jolie), Burt Reynolds, Ned Beatty, Ronny Cox et Bill Mc Kinney.

La musique du film, que l’on retrouve donc sur la bande originale dont il est question ici, elle a été composée et jouée par Eric Weissberg et Steve Mandel, joueurs respectivement de banjo et de guitare. Lorsque l’on a vu le film et que l’on écoute sa bande originale, on s’étonne de constater une différence énorme au niveau de l’atmosphère entre les deux.

En effet, le film relate l’histoire de quatre hommes de la ville qui décident, un weekend, de partir en randonnée. Ainsi, ils descendent en canoë une rivière située dans une région sauvage de Géorgie. C’est ainsi que commence pour eux un enfer sans nom, et pourtant ils sont bel et bien sur terre…

La bande originale, quant à elle, donne plutôt un sentiment de joie, car l’ensemble des mélodies que l’on peut y entendre sont véritablement à l’opposé des images que l’on peut voir dans le film. En parlant de ces images, il y a bien une scène notamment, qui attire tout particulièrement l’intention. Le site FilmdeCulte en parle très justement, en ces termes :

Il est impossible de parler de Délivrance sans mentionner la scène dont tous ceux qui ont vu le film se souviennent. Mise à part celle du duo hallucinant entre une guitare et un banjo, il s’agit du viol homosexuel commis par un homme des bois contre Bobby. Jusqu’à ce film, le cinéma ne montrait que des agressions sexuelles dirigées contre des femmes.

Pour la première fois, on voit un homme se faire violer, et les images sont encore plus terribles que la description contenue dans le livre. Si la scène du viol de Ving Rhames est aussi puissante dans Pulp Fiction (1994), Quentin Tarantino le doit principalement à l’oeuvre terrifiante de Boorman.

Nous sommes donc d’accord pour dire que ce film est une véritable abomination et qu’il ne faut surtout pas se mettre à la place de l’un des personnages qui le composent, sans quoi on est bon pour partir dans une dépression qui dure au moins six mois…

C’est dire à quel point ce film est poignant, très violent, mais à voir tout de même une fois dans sa vie, si l’on n’est pas trop sensible pour cela.

La bande originale, quant à elle, renferme surtout en première piste le fameux duo qui a lieu dans le film entre le joueur de banjo et le guitariste, dans ce qui représente la scène la plus mythique du film. Ce morceau a d’ailleurs été repris par les Toy Dolls dans une version tout simplement impressionnante ! En voici une vidéo en live, avec beaucoup d’humour, et une qualité monstre :

Les morceaux qui suivent dans la bande originale de « Deliverance » sont tout aussi courts que celui-ci, mais tout aussi efficaces également ! Lorsqu’on a vu le film et que l’on souhaite écouter sa bande originale, on ne se doute pas une seule seconde qu’elle puisse être aussi joyeuse, et c’est surtout cet aspect qui la rend très intéressante.

En effet, tout le long de celle-ci, nous avons droit à une ribambelle de titres tous plus gais les uns que les autres, un savant mélange entre banjo et guitare, pour un mix qui adapte parfaitement les deux instruments.

Ainsi, que l’on ait aimé le film ou non, il faut vraiment posséder cette BO. Malheureusement, de nos jours, elle est extrêmement difficile à trouver car très rare. Mais si un jour vous avez l’occasion de tomber dessus, n’hésitez surtout pas à l’acheter !

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