
Je vous propose aujourd’hui un article sur un sujet qui a pas mal suscité ma curiosité, à savoir l’Île des Poupées. Dit comme ça, ça fait peur. Et effectivement, cet endroit est tout sauf rassurant, personnellement ce n’est pas la destination que je choisirais pour y passer mes vacances ! Un peu comme la forêt d’Aokigahara, c’est quelque chose qui fait un peu peur.
Mais rentrons dans le vif du sujet, et voyons ce qui se cache derrière cette fameux île… Tout d’abord, il faut savoir que l’Île des Poupées, ou la « Isla de las Muñecas » (car tel est son nom local) se situe dans la région de Xochimilco, à 20km au sud de la ville de Mexico. Il s’agit d’une véritable attraction touristique aujourd’hui, surtout de par sa particularité unique que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
En effet, l’endroit porte très bien son nom, puisque de véritables poupées y sont disséminées çà et là. Et pas n’importe quel type de poupées, même les Monster High vont paraîtraient bien gentillettes à côté de celles qui vous attendent sur l’île. Les poupées de l’Île des Poupées sont sales, mutilées, et quand elles ont la chance de porter un vêtement, celui-ci est très souvent déchiré de tous les côtés.
Elles feraient tâche au sein de la Villa Magique de Barbie, vous pensez bien ! Et pourtant, comble de l’ironie, on peut pourtant apercevoir ça et là quelques-unes des célèbres poupées de la marque Mattel.
L’histoire derrière l’Île des poupées
Il faut savoir que, contextuellement, les lieux ne sont pas faits pour effrayer. La légende a débuté en 1951, et elle raconte qu’une petite fille, jouant sur cette île, a fait tomber sa poupée dans le lac qui la borde. Et elle se serait tristement noyée en essayant de la récupérer. Les insulaires commencèrent ensuite à entendre chaque nuit un enfant pleurer. Ils firent bien entendu le lien, et s’imaginèrent qu’il s’agissait de la petite fille qui réclamait sa poupée.
C’est là que Don Julian Santana Barrera, agriculteur de son état, entre en piste. Alors qu’il venait s’installer sur l’île afin d’y vivre en ermite, ne revenant sur la terre ferme que pour vendre le fruit de ses récoltes, il crût à cette légende, à un point tel qu’il se fixa pour but de calmer l’esprit de la petite fille.
Et il commença à collectionner toutes les poupées qu’il pouvait trouver, et à les attacher à des endroits divers et variés (arbres, plantes, piquets, murs…), en offrande à la petite fille. On raconte qu’il donnait volontiers ses récoltes contre de nouvelles poupées pour en agrandir sa collection.
Comble de l’ironie, Don Julian fut retrouvé noyé le 17 avril 2001, à l’âge de 80 ans. On raconte qu’il se serait noyé au même endroit que la petite fille. Mais les poupées restent, témoin de la superstition d’un homme qui aura vécu 50 ans sur les lieux. Les années n’aidant pas, elles se décomposent de plus en plus, leur donnant une allure inquiétante, cauchemardesque. Une œuvre d’art pour le moins originale, surréaliste, qui ne laisserait personne indifférent.
Un lieu à visiter… si vous en avez le courage !
Peut-on s’y rendre ? Eh bien, oui. Suite à la découverte des lieux dans les années 1990, par un programme écologique de nettoyage des canaux de Xochimilco, l’endroit est devenu une véritable attraction touristique. À réserver, tout de même, aux plus téméraires.
Si cela vous tente, c’est sur des « trajineras » (autrement dit, des bateaux locaux que l’on pourrait prendre pour des gondoles) que vous pourrez vous y rendre. Vous pouvez passer par ce genre de circuit, qui est très bien noté par les touristes qui l’ont choisi. Par contre, préparez-vous à pas moins de deux longues heures de navigation, qui peuvent même monter jusqu’à 3 ou 4 heures en fonction de votre intérêt pour les canaux qui entourent l’île. Prévoyez une poupée dans vos bagages si vous souhaitez agrandir la collection de l’île !
