Le M’Era Luna 2025, un 25ème anniversaire bien fêté

L'affiche du M'Era Luna 2025
L’affiche du M’Era Luna 2025

Cette année encore, j’ai l’occasion de vous proposer un live-report de ce festival qui se déroule chaque année sur l’aérodrome de Hildesheim, Allemagne, depuis 2000. Nous sommes donc à son 25ème anniversaire, et c’est avec une grande satisfaction que je vous propose cet article, qui couvre le M’Era Luna 2025.

SAMEDI 9 AOÛT

Null Positiv

Et c’est parti pour ce M’Era Luna 2025 sur les coups de 11 en ce samedi 9 août 2025, avec Null Positiv, jeune groupe de Metal allemand fondé en 2015, dont la musique mixe avec habilité des éléments de Neue Deutsche Härte et de Nu Metal. Il y a pas mal de monde devant la scène, alors que le festival débute à peine. Le groupe dispose d’un chant féminin en la personne d’Elli Berlin, qui a aussi sa carrière solo.

Même si je trouve qu’elle force par moments un peu trop sur sa voix et qu’il n’y en a clairement pas besoin, musicalement, Null Positiv, c’est franchement sympa. La demi-heure allouée au groupe passera bien vite, et me donnera du coup l’envie de creuser la discographie du groupe. Les couplets acérés entrecoupés des refrains mélodiques que j’ai pu entendre aujourd’hui m’ont en effet beaucoup plu.

Heimataerde

Encore une découverte pour moi avec Heimataerde, groupe d’Electro et de Rock Médiéval fondé en 2004. D’entrée de jeu, le premier morceau proposé par le groupe me fait penser à un mixe entre Agonoize et Suicide Commando, avec une touche médiévale (surtout due aux tenues des membres du groupe, dans un premier temps). Tout ce qu’il faut pour me plaire, en somme !

Il est donc évident que je note immédiatement le nom de cette formation, afin d’en découvrir la discographie. Le second morceau montre davantage d’empreintes provenant du Rock Médiéval, mais toujours avec ces influences que j’aime beaucoup et que j’ai citées plus haut. Et ce petit truc qui me plaît beaucoup dans les compositions de ce groupe va persister jusqu’à la fin du set de 40 minutes dont je ne retiendrai que du bon, mais surtout le morceau « Hick Hack Hackebeil », imparable !

Au final, Heimataerde coche toutes les cases de ce que j’aime, et je regrette même de ne découvrir ce groupe qu’aujourd’hui (mieux vaut tard que jamais, comme on dit). J’ai passé un excellent moment, et c’est pour des découvertes telles que celles-ci que j’aime tant le M’Era Luna ! Je n’oublie pas que c’est grâce à ce festival que j’ai connu In Extremo et Girls Under Glass, notamment.

Tanzwut

Et voici qu’entre en scène l’alter ego de Corvus Corax (que l’on verra demain sur cette même scène). Je veux bien évidemment parler de Tanzwut, formation déjà vue une fois en live, c’était lors du M’Era Luna 2023. Là où chez Corvus Corax, il n’est pas question de guitares électriques, chez Tanzwut c’est le contraire. On est en effet beaucoup plus proche de groupes de Folk Metal tels qu’In Extremo ou Saltatio Mortis, avec une petite pointe d’Electro tout de même.

En live, ça passe très bien en tout cas, et le M’Era Luna est un festival parfait pour des groupes tels que Tanzwut. Je ne reconnaîtrai pas tous les morceaux proposés par le groupe aujourd’hui, mais ce qui est sûr, c’est que la setlist aura été fort intéressante. En effet, celle-ci a comporté des titres qui varient entre ceux qui imposent un hochement de tête plutôt rapide, et des moments d’émotion qui demandent juste une oreille attentive pour en saisir l’essence. Pour ma part, ça m’aura fait bien plaisir de revoir ce groupe cette année.

Ost+Front

Continuons sur cette lancée du M’Era Luna 2025 avec Ost+Front (ou plus simplement Ostfront), groupe de Neue Deutsche Härte allemand fondé en 2008. Pour l’anecdote, il faut savoir que le créateur de cette formation, Patrick Lange (autrement nommé Herrmann Ostfront), a aussi été membre des groupes Tanzwut que l’on a vu juste avant (guitare électrique et cornemuse de 2002 à 2009), et son alter ego Corvus Corax (batterie et percussions en 2000-2001).

Musicalement, nous sommes par contre beaucoup plus proches de groupes tels que Eisbrecher, et surtout Rammstein pour ce qui est du chant, bien qu’un peu moins profond que celui de Till (mais très ressemblant malgré tout). Mais aussi au niveau des compositions. Pour tout dire, Ost+Front ressemble davantage à Rammstein qu’Emigrate. Et visuellement, c’est tout un spectacle pour ce groupe dont le nom signifie texto « Front de l’Est ». On a effectivement l’impression que les membres reviennent de la guerre, surtout l’interprète (qui est précisément Hermann Ostfront dont je parlais un peu plus haut).

Ost+Front livre un set sans concession aucune, millimétré tant pour les morceaux proposés, que pour ce qui est du spectacle visuel. En effet, le groupe a des invités sur scène, notamment pour « Fiesta de sexo » et « Fleisch ». Le spectacle offert sur ce second titre n’est par ailleurs pas sans rappeler celui que propose Rammstein sur « Mein Teil ». Il serait intéressant que les deux groupes se retrouvent ensemble en live, ils sont tellement semblables !

Universum25
Universum25

Universum25

C’est lors du Wacken Open Air 2023 que j’ai découvert Universum25, side project de Michael Robert Rhein, autrement connu sous le nom « Das Letzte Einhorn », interprète habituel du groupe In Extremo. Cependant, il faut préciser qu’Universum25 n’a réellement que la voix en commun avec In Extremo. Les compositions de ce groupe fondé en 2019 n’ont rien à voir autrement, il faudrait plutôt le rapprocher d’un Letzte Instanz.

Deux ans après la première fois que j’ai vu Universum25, le groupe a-t-il évolué ? Eh bien, il reste assez confidentiel (de ce que je peux constater en vérifiant les réseaux sociaux en tout cas), et il faut dire qu’il n’a pas encore sorti d’autre album à part l’éponyme de 2023, ce qui ne lui permet pas spécialement de rebondir en matière de publicité. Cependant, le set proposé pour le M’Era Luna 2025 reste très sympa à suivre, et il n’est pas désagréable d’entendre Das Letzte Einhorn dans un registre un peu différent. Mais aussi dans des reprises, telles que « Der Traum ist aus », de Ton Steine Scherben.

Faun

Changement de décor avec Faun, groupe de Neofolk allemand fondé en 1998 comparable à des formations telles que Skáld ou Omnia. Le groupe sortira son 12ème album, titré « Hex », en septembre prochain (il est actuellement en précommande si cela vous intéresse). Ici, l’accent est mis sur le chant, avec pas moins de quatre voix qui se mélangent titres après titres, deux féminines et deux masculines.

De même, à part une batterie à peu près classique et un support informatique dissimulé, tous les instruments proviennent du registre folk, comme la cornemuse, la vielle à roue ou encore le luth. Pas de guitare électrique ni de basse, ce groupe n’opère pas dans ce registre. De fait, les membres de Faun nous proposent complètement autre chose, et nous font entrer dans une véritable bulle de paix durant les 45 minutes de leur set. Pour résumer Faun, ça s’écoute sagement, l’oreille attentive. Ni plus, ni moins.

Joachim Witt

Ce n’est pas la première fois que j’évoque Joachim Witt sur l’Antre de Bloodwitch, puisque j’ai eu l’occasion de vous faire un retour sur sa prestation lors du M’Era Luna 2023. Il compte à présente 76 printemps, et donne toujours autant de sa personne, même si bien évidemment, cela reste calmement. Mais pour le coup, même si musicalement l’ambiance est globalement reposante, c’est une bonne idée d’avoir placé Joachim Witt entre le Neofolk de Faun, et le Metal classique (mais qui reste du Metal) d’Apocalyptica qui arrive ensuite.

« Es regnet in mir » notamment, s’avère être un morceau qui aura retenu toute mon attention. Il a une rythmique qui donne de suite envie de dodeliner de la tête, et qui donne même rapidement envie de danser, ainsi qu’une mélodie derrière à la guitare qui est fort agréable. C’est pour ce genre de titres que j’aime bien Joachim Witt. Ça, et des titres comme « witt Ich hab dich nie vergessen », qui est normalement un duo avec Nino d’Angelo, et qui est absolument magnifique.

Apocalyptica

Je les aurai eu à toutes les sauces cet été, Hellfest 2025, Wacken 2025… et à présent, au M’Era Luna 2025 ! Je veux parler d’Apocalyptica. Le groupe n’était pas revenu au M’Era Luna depuis 2016, et sur les 11 titres joués alors, seulement 2 étaient des reprises de Metallica. Comme nous ne sommes pas dans un festival que l’on pourrait qualifier de « Metal », la question se pose quant à savoir s’ils vont faire de même cette année.

Étant donné que le dernier album de la formation ne contient que des reprises de Metallica, en un sens il aurait été surprenant qu’Apocalyptica ne reprenne que des morceaux de Metallica au M’Era Luna, d’autant plus qu’ils ne l’ont jamais fait. Alors c’est une petite déception ce soir, puisque le groupe a bel et bien fait ce choix. Car, en effet, le public du M’Era Luna, ce n’est pas le public du Hellfest ou du Wacken. Au final, Apocalyptica a fourni comme d’habitude une prestation de qualité, mais personnellement, j’aurais voulu autre chose pour le M’Era Luna 2025.

Eisbrecher
Eisbrecher

Eisbrecher

Le M’Era Luna 2024 m’avait donné l’occasion de découvrir Die Herren Wesselsky, projet solo de l’interprète d’Eisbrecher, mais bien que je connaisse (et écoute) Eisbrecher depuis quelques années, c’est la première fois que j’en vois un live. Et en plus c’est la tête d’affiche du samedi, pour ce M’Era Luna 2025, alors on va en avoir pour 1h15 dans les oreilles, ainsi que devant les yeux. Le groupe fait son entrée sur « Everything is wunderbar », un titre que j’aime beaucoup et qui est extrait du dernier album en date, « Kaltfront°! ».

C’est une entrée en matière parfaite pour ce groupe que j’avais hâte de voir en live ! Un peu plus tard, on retrouvera Joachim Witt pour un autre titre de cet album que j’aime énormément, qui a été enregistré en duo avec lui, et qui est « Zeitgeist ». Ça tombe bien qu’il était là aujourd’hui ! Il y aura également un autre duo, celui enregistré avec la chanteuse Sotiria, à savoir « Die Hoffnung stirbt zuletzt ». Et on va retrouver les deux avec le groupe à la fin du set !

Tout au long de celui-ci, le public aura été particulièrement réceptif à la prestation du groupe, il n’aura hésité à aucun moment à donner de la voix dès lors que cela leur aura été demandé, notamment par le guitariste. Petit détail à signaler, nous avons eu droit à une reprise de « Miststück » de Megaherz, dont Wesselsky a fait partie jusqu’en 2003, en version acoustique. Au final, Eisbrecher aura livré un set aussi varié qu’intéressant, et c’est avec une grande satisfaction pour ma part que se termine cette première journée du M’Era Luna 2025.

DIMANCHE 10 AOÛT

Beyond Border

Et voici que débute la seconde et dernière journée de ce M’Era Luna 2025, et on commence ce dimanche avec un premier set sur les coups de 11h, de la part de Beyond Border, pour une durée de 20 minutes. C’est un groupe de Synthpop allemand à la Eisfabrik, à la (grosse) différence que là, on n’a pas de glace, et que la couleur dominante, c’est le rouge (avec du noir, bien sûr, nous sommes au M’Era Luna). Il y a bien peu de monde devant la scène, étonnamment.

Le groupe, quant à lui, n’est composé que de trois membres, à savoir un claviériste, un keytariste (aucune idée si ce terme peut être utilisé, mais vous voyez l’idée), et le chanteur. Dont le chant est assez approximatif, il faut quand même le dire. Et l’excuse qu’il n’a de cesse de bouger ne prend pas vraiment, ayant déjà vu des chanteurs/ses chanter tout en sautant partout, sans même avoir la voix qui tremble (je ne sais pas comment ils/elles font…). C’est bien dommage, ça aurait pu être plus sympa avec un chant juste, car musicalement, j’ai entendu des choses bien intéressantes.

Manntra

Manntra, contrairement à tout ce qu’on a vu jusqu’à maintenant, est un groupe croate. Fondé en 2011, cette formation mixe habilement son Rock alternatif avec un peu de Folk Metal et d’Indus. Le mélange est intéressant, et le groupe attire bien plus de monde que Beyond Border, qui a pourtant fini son set à peine un quart d’heure plus tôt. Et je comprends aisément pourquoi : on n’est pas sur le même niveau musical, on est tout de même quelques crans au-dessus.

Pour ce qui est de la setlist du jour, le groupe a décidé d’occulter ses quatre premiers albums, se concentrant ainsi sur les trois derniers que sont « Monster Mind Consuming » (2021), « Kreatura » (2022) et « Titans » (2025). Dès le second titre, « Titans » de l’album éponyme, je suis tout aussi conquise par la prestation de Manntra que le public. « Unholy Water (Voda) », ddu même album, finira de me convaincre que je dois aller voir ce qu’il y a du côté de la discographie de Manntra. Je sais à ce moment-là que j’y trouverai des choses très sympa !

Schattenmann

Revenons sur de la Neue Deutsche Härte, ce style musical né en Allemagne, avec Schattenmann, groupe fondé en 2016. Le groupe a sorti un total de 4 albums pour le moment, et dans ce que j’entends, certes cela me fait penser à certains groupes que j’écoute, mais Schattenmann ne me convainc pas dès le premier morceau. Ce serait mentir de dire que rien ne me plaît chez ce groupe, mais il manque un petit quelque chose pour que je sois emportée dans son univers.

Du côté de la prestation elle-même, il n’y a par contre rien à en redire, les morceaux font mouche et l’entrain du public est bel et bien là. Les effets pyrotechniques ajoutent un peu plus à la qualité du live qui est bien présente, et les compositions du groupe sont de qualité. C’est juste moi qui n’accroche pas plus que ça, sans doute à tort. C’est seulement arrivée à l’avant-dernier titre de ce set, qui est « Dia de Muertos » (de l’album éponyme sorti en 2023) que j’accrocherai enfin. Il aurait fallu que ce soit un peu plus tôt.

Coppelius
Coppelius

Coppelius

Avec Coppelius, nous sommes sur du Heavy Metal, auquel on ajoute de la batterie, de la contrebasse, du violoncelle et de la clarinette. Le groupe préfère dire qu’il fait du « Kammercore ». Visuellement, c’est surtout l’esthétique des tenues couplée aux différents maquillages arborés par les membres du groupe qui retiennent l’attention. C’est du grand art ! C’est très Steampunk, les musiciens semblent tous venus tout droit du XIXe siècle, et c’est précisément l’objectif.

Musicalement, est-ce à la hauteur de ce que l’on voit ? Cela reste tout à fait subjectif de faire une telle comparaison, mais pour ma part, je dirais que non. Certes, tous les instruments sont utilisés à bon escient, les différents mettent bien en avant tant la clarinette que le violoncelle ou encore la contrebasse, mais c’est vraiment dommage (pour moi, pas pour le groupe), car je ne parviens pas à accrocher à l’ensemble. J’aurais vraiment aimé entrer dans l’univers de Coppelius. Jetez-y une oreille, car Coppelius ne ressemble à rien d’autre qu’à Coppelius !

Le moment le plus intéressant pour moi sera finalement l’avant-dernier morceau, et il s’agit d’une reprise. Celle de « Chop Suey! » de System of a Down qui, il faut le dire, est vraiment revue à la sauce Coppelius, et qui pour le coup est vraiment sympa ! Essayez d’imaginer ce que ça peut donner avec de la clarinette et du violoncelle… eh bien, c’est pas mal du tout, figurez-vous ! Et ce morceau dans la version proposée par Coppelius est tout aussi punchy que l’originale. Mention spéciale obligatoire pour ça, du coup !

Corvus Corax

Quel plaisir de retrouver Corvus Corax, après l’excellente prestation qu’ils avaient faite lors du M’Era Luna 2019 ! Je les avais également vus pour le Wacken 2022 et le Hellfest 2024. Depuis 2022, Corvus Corax est dans son « Era Metallum », du nom de l’album sorti par la formation cette année-là. La grosse différence avec ce que faisait le groupe auparavant, c’est que maintenant, on a de la guitare électrique, ce qui rapproche le groupe de son alter ego, Taznzwut, qui est passé hier sur cette même scène.

J’aime bien cet album, mais ce n’est plus tellement le Corvus Corax qui me plaisait tant à l’époque de titres tels que « Bibit Aleum » et « Venus Vina Musica », tous deux extraits de l’album au titre du second morceau, sorti en 2006. Album qui n’avait strictement rien de Metal, contrairement à ce que l’on peut entendre aujourd’hui. On a partiellement quitté l’univers médiéval qui était la patte de Corvus Corax, et même si les compositions de l’album « Era Metallum » sont bonnes, j’ai quelques regrets quant à ce que le groupe faisait auparavant.

La prestation du groupe reste cependant toujours aussi bonne qu’avant, et les références médiévales dans le spectacle visuel offert par les (nombreux) musiciens ne manquent pas. Il n’y a aucune perte de qualité de ce côté-là, ni même pour ce qui est des compositions du groupe par ailleurs. Ce que je déplore un peu, c’est cette perte partielle de l’univers qui me plaisait chez Corvus Corax.

Versengold

C’était une découverte pour moi lors du Wacken 2023, et j’en avais gardé un bon souvenir. Versengold, ce groupe de Folk Rock fondé en 2003, n’a pas de nouvel album à défendre depuis la dernière fois que je l’ai vu. Par contre, la très bonne humeur que distillent les compositions du groupe est restée quant à elle. Ainsi, les 45 minutes que dureront ce set seront une fois de plus un très bon moment pour moi. D’autant plus que cette fois, la proximité avec le public est encore plus présente.

En effet, le chanteur ainsi que l’un de ses guitaristes se retrouveront tous deux en plein milieu de la fosse (où il y a beaucoup de monde à présent), surélevés pour que tout le monde puisse les voir, mais aussi dos à dos, le temps de deux morceaux. Un moment vraiment très chouette ! Le temps de ce set, on aura eu l’impression d’être dans une taverne en Irlande, ce qui est tout de même assez cocasse au vu de là où on se trouve (sur un aérodrome en Allemagne, donc… :p ). Oui, parce qu’il n’y a pas que les morceaux qui nous font voyager, le décor aussi !

Blutengel

C’est un gros morceau qui débarque à présent, pour un set qui va durer une heure entière. La première fois que j’ai vu Blutengel, c’était lors d’un M’Era Luna, celui de 2006 précisément, alors que j’en écoutais déjà depuis un moment. Revus pour le M’Era Luna 2022 avec un très grand plaisir, puisque c’était l’année qui a suivi la sortie d’un album que j’ai énormément apprécié, à savoir « Erlösung: The Victory of Light » (ils en avaient alors proposé deux titres) et que je n’avais alors écouté pratiquement que ce groupe de toute l’année, j’ai hâte de découvrir la setlist d’aujourd’hui.

Blutengel fait partie de ces groupes que j’aime de plus en plus avec les années, et c’est un véritable plaisir de le revoir aujourd’hui. Je reste malgré tout surprise que malgré son envergure, il n’y ait jamais eu le moindre concert de ce groupe en France depuis 1998 qu’il existe. Mais bref, revenons à nos moutons : Blutengel fait donc son entrée sur scène avec « Black », titre issu de l’album « Leitbild » (2017). On continue avec « Lucifer », qui provient de l’album « Labyrinth » (2007), qui permet l’entrée des fameuses danseuses sur la scène qui apportent toujours ce petit truc visuel qui sied à l’univers de Blutengel.

Elles reviendront à diverses reprises tout au long du set, grimées tour à tour en nonnes, en anges ou en démones assoiffées de sang. L’esthétique visuelle des lives de ce groupe, qui fait partie de mon top 30 de ceux que j’écoute le plus, est indiscutable, même après toutes ces années. C’est une des raisons pour lesquelles je l’attendais avec une énorme impatience pour ce M’Era Luna 2025. Et je dois dire que, comme à chaque fois que j’ai la chance de le voir, je n’en ressors absolument pas déçu.

Et je serai même ravie, après plusieurs titres interprétés par Christian (Chris) Pohl seul, de voir revenir Ulrike Goldmann, l’interprète féminine du groupe, pour « Reich mir die Hand », un titre que j’aime beaucoup et qui est extrait de l’album « Tränenherz » (2011), avant de finaliser avec « You Walk Away », de l’album « Monument » (2013). Ils sont toujours tellement parfaits en live, ces deux-là, et j’ai déjà terriblement hâte d’être à la prochaine fois !

And One
And One

And One

C’est la tête d’affiche de ce dimanche au M’Era Luna 2025. And One est un groupe de Synthpop fondé en 1989, et malgré l’âge du groupe qui égale quasiment le mien, c’est une découverte pour moi. Musicalement, on est à mi-chemin entre KMFDM et Covenant, avec un peu de Project Pitchfork. Côté visuel, à part le chanteur, les musiciens portent des tenues militaires. Le chanteur, de son côté, est tout de noir vêtu, veste en cuir pour rehausser sa tenue qui demeure d’une grande simplicité.

Le groupe joue pour une durée de 1h15 puisqu’il s’agit de la tête d’affiche de ce dimanche soir, et c’est lui qui clôture le M’Era Luna 2025. Pour accompagner le chant de Steve Naghavi (chanteur depuis les débuts du groupe), nous avons deux claviéristes ainsi qu’un batteur sur batterie électronique, qui n’était qu’une boîte à rythme au début de l’aventure de And One, à l’image de Depeche Mode. Mais contrairement à ces derniers, j’ai bien plus de mal à rentrer dans l’univers de ce groupe.

Par contre, je reconnais une belle énergie chez l’interprète, qui donne vraiment de sa personne du début jusqu’à la fin du set ! On devine par ailleurs qu’il était content d’être là. Du côté de la setlist, sans trop de surprise, And One propose un ou deux titres par album, et il faut dire que le groupe a le choix avec les 12 qu’il a dans son escarcelle. J’y aurai entendu quelques petites choses sympa, mais pas suffisamment pour me donner l’envie de creuser davantage par contre. Cela dit, il y aura bien un titre qui me plaira bien, c’est « Get You Closer », le dernier, qui est extrait de l’album « 9.9.99 9 Uhr » (1998).

Conclusion

Et voilà que se termine ce M’Era Luna 2025 ! Je suis très contente d’y avoir vu des groupes tels qu’Eisbrecher et Blutengel, que j’attendais quasiment autant l’un que l’autre. Et que de découvertes sympa à côté ! Null Positiv et Heimataerde, ou encore Manntra sont des noms que je vais retenir, et dont je vais creuser les discographies dès que possible, car j’ai vraiment bien aimé les prestations de ces groupes.

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