
Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je propose un report de concert pour de la chanson française. C’est tellement rare que c’est la première fois, en fait. Alors, pour toutes celles et tous ceux qui sont susceptibles de débarquer sur mon antre grâce (ou à cause) de ce report, ne vous attendez pas à ce que je parle de chanson française dans le restant de mes articles musicaux, vous risquez d’avoir une mauvaise surprise. Pour les autres, vous êtes prévenu(e)s aussi, ce report vous changera de ce que vous avez l’habitude de lire ici.
17 janvier 2026 : Limoges se fait musicale
Mais rentrons dans le vif du sujet ! En ce 17 janvier 2026, il n’y avait pas une, mais deux soirées musicales prévues sur Limoges, totalement à l’opposé l’une de l’autre. La première, c’était le warm up du Motocultor au CCM John Lennon, avec entre autres les Italiens de Nanowar of Steel. Une soirée à laquelle j’aurais complètement pu participer. Sauf que j’ai choisi la seconde : il s’agit de Louane au Zénith <- j’avais prévenu, hein !
Et c’est justement tout l’intérêt pour moi d’en parler, car Louane, c’est précisément à 10.000 lieues de ce que j’écoute habituellement, même si je reconnais volontiers faire de temps en temps quelques entorses à mes guitares électriques et autres sons qui tirent sur l’Electro (je suis en effet parfaitement capable d’écouter avec plaisir du Amy Winehouse, du Imagine Dragons ou encore du Eminem, je ne suis pas du tout fermée !).

Et donc, Louane, c’est ce petit bout de femme que l’on a découvert jeune fille il y a plus de 12 ans, dans la saison 2 de l’émission « The Voice ». Elle avait alors pas tout à fait 17 ans, et après un beau parcours sous l’égide de Louis Bertignac, elle était arrivée jusqu’en demi-finale. Je le souviens d’elle, je regardais ce télécrochet à l’époque (je vous l’ai dit, je ne suis pas du tout fermée). Entre cette participation et aujourd’hui, 5 albums sont sortis, et c’est dans le cadre du petit dernier sobrement titré « Solo », que Louane fait le tour des Zénith du pays, en passant par celui de Limoges.
Et si je me sois retrouvée dans cette salle ce samedi 17 janvier 2026, c’est parce que mon ado de 16 ans la suit depuis ses débuts, et c’est sa chanteuse préférée. Notre présence à ce concert est donc le principal cadeau que je lui ai fait à Noël. Et c’est en attendant qu’elle me tienne compagnie pour le Heidenfest 2026, qui va se tenir au CCM John Lennon le 29 janvier prochain, avec une affiche qui contient pas moins de 3 de mes groupes préférés (quand même !). J’en ferai un report, mais revenons d’abord à ce 17 janvier !
Marius, une première partie convaincante
En première partie, un certain Marius, que l’on peut retrouver sur Facebook et Instagram en cherchant « Mariusnllt » (vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ça va plus vite). Son tout premier Zénith, c’était la veille à Tours, et s’il y a bien une chose que j’aurai remarqué tout de suite, c’est sa fraîcheur et sa simplicité. Ça fait à peine 4 ans qu’il propose ses compositions, et malgré une carrière toute récente et très peu de sets live à son actif, il semble plutôt à l’aise sur cette grande scène qu’est le Zénith de Limoges.
De plus, il propose des titres fort sympathiques, des morceaux empreints d’un véritable spleen baudelairien, qui donne envie d’en découvrir davantage (et c’est une Metalleuse qui le dit !). Parmi ces morceaux, pour ma part je retiendrai surtout « Mon amour« , qui est un parfait exemple de cette dimension mélancolique. Autre curiosité à découvrir, le titre « Remords« . Et si vous voulez savoir ce que ça donne en live, je vous propose un extrait ici :
Le son n’est pas optimal, et c’est vraiment dommage que la basse ait été poussée un peu trop fort, mais on perçoit tout de même bien cet univers dans lequel Marius cherche à nous faire entrer. Et puis, malgré un audio assez moyen, on comprend bien les paroles, et c’est vraiment le plus important. D’autant plus que les morceaux sont tous très bien écrits. N’hésitez pas à aller faire un tour sur sa chaîne YouTube pour en écouter un peu plus, je vous assure que ça vaut le détour.
Au final, Marius nous aura proposé un set d’environ une demi-heure. Une trentaine de minutes qui, étonnamment, sera passée comme s’il y en avait eu à peine 10 ! Car, non, je n’ai absolument pas vu le temps passer, c’est dire s’il a réussi à m’embarquer sur sa planète, alors que celle-ci n’est tout de même pas des plus gaies (il le dit lui-même, qu’il fait dans le dépressif, et c’est tout à fait ça). Marius a parfaitement assuré son set, il aura fait office de très bonne première partie pour Louane, et il aura été acclamé comme il se doit, par ailleurs.
Passons au plat de résistance : Louane
C’est à 20h45 que les toutes premières notes de « Solo », titre éponyme du dernier album en date, retentissent, avec un public chaud bouillant. L’entrée en scène de l’artiste est sympa, et le morceau d’entrée est bien choisi. Aucun musicien n’accompagne Louane, elle est bel et bien solo comme le dit si bien sa chanson d’entrée, solo avec ses claviers dont on découvre dès le second morceau qu’ils sont sur une base tournante (ce qui est une excellente idée pour permettre à tout le monde autour de la scène de la voir correctement).
Après « Solo », on enchaîne directement sur un gros classique qui est « Avenir » (le lien mène vers ma vidéo faite lors de ce concert, je préfère procéder ainsi pour ne pas devoir toutes les intégrer ici), extrait du premier album qui est « Chambre 12 » (2015), et qui sera bien évidemment repris par l’ensemble du public qui la connaît par cœur. Ce, avant que Louane ne commence à parler entre les morceaux.
Car Louane aime parler, on s’en rend très rapidement compte. Elle fait aussi preuve de beaucoup d’humour, qui contribue à maintenir une excellente ambiance au sein du public tout au long du set. En effet, elle n’est pas du tout avare en échanges, bien au contraire, elle donne même le change très facilement quand elle entend une voix qui s’élève au-dessus des autres. Et d’anecdotes en boutades, il faut reconnaître que le capital sympathie est bien là. On sourit de bon cœur aux touches d’humour, mais on sourit aussi de bon cœur lors du magnifique plantage sur le début de « Soleil », un moment que mon ado a subtilement réussi à capter en beauté :
À côté de ça, on a un professionnalisme bien présent, et un chant d’une justesse impressionnante, des notes les plus graves jusqu’aux plus aigues. Pour ce qui est des titres proposés, c’est une grande majorité d’extraits du dernier album qui nous est servie, avec entre autres « La pluie », « souvenirs », « Soleil » ou encore « je pleure ». Mais on a aussi droit à des morceaux des autres albums, tels que « On était beau » (de « Louane », 2017), « Donne-moi ton cœur » (de « Joie de vivre », 2020), ou bien le magnifique « Secret » (de « Sentiments », 2022), un titre qui, je dois l’avouer, a réussi à me tirer une larme.
Autrement, c’est l’interprétation de « Alien » (de « Chambre 12 », 2015) qui m’accroche le plus de toute la soirée (vidéo juste au-dessus, captée par mon ado). Pour avoir écouté ce morceau en version studio par la suite, je ne peux m’empêcher de dire qu’il faudrait vraiment que Louane pense à le réenregistrer tel qu’elle le reproduit en live aujourd’hui, car il est nettement mieux ainsi ! Mais l’idéal à espérer aurait surtout été un album live de cette tournée. D’autant plus que sa discographie n’en compte pas encore un seul. Au bout du 5ème album studio, il serait temps d’y penser 😉
Quoi qu’il en soit, toute la soirée a son lot de détails qui ne fait pas regretter d’être venu, que ce soit la belle symbiose avec le public sur « Je vole » (ce lien amène vers ma propre vidéo, dans laquelle vous avez la fin du morceau, la fameuse symbiose justement), reprise de Michel Sardou qui a fait office de titre-clé pour le film franco-belge « La famille Bélier », sorti en 2014, dans lequel Louane tient le rôle principal, et qui a fait pas loin de 7,5 millions d’entrées durant son exploitation au cinéma.
Au final, c’est pas moins de 2h de set, et plus de 25 titres que Louane aura proposé au Zénith de Limoges, dont un « Jour 1 » (tout premier single de l’artiste) entièrement en karaoké avant que Louane ne débarque dans la fosse avec sa guitare pour le reprendre du début, ainsi que plusieurs titres dans la plus simple des configurations (simplement assise au sol avec un petit clavier). Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, non, on ne s’y est pas ennuyé ! Louane aime la scène, elle est clairement faite pour ça, et sa générosité transparaît tout au long du spectacle qu’elle propose.
J’avais hésité à rédiger ce report, déjà parce qu’on est très loin de mes styles musicaux habituels, mais aussi parce que je pensais ne pas avoir grand-chose à commenter dessus. Finalement, le contenu de cet article est venu tout seul, et sa longueur indique qu’en fait, j’avais bien des choses à dire ! Je me dois de reconnaître que ce concert fut un très bon moment, et que je ne m’y suis pas ennuyée une seconde, ce qui relève de l’exploit pour une Metalleuse. Mention spéciale pour la très belle reprise a cappella de « Maman » (version 2025), morceau avec lequel Louane a représenté la France à l’Eurovision l’année dernière, et que voici :
