
Hellfest Open Air 2026 ou Graspop Metal Meeting 2026. Graspop 2026 ou Hellfest 2026… Vous l’aurez compris, cette année, c’était compliqué. Habituellement, je réserve mon troisième weekend de juin au Hellfest Open Air, ce festival qui se tient à Clisson, en France. Mais pour cette année 2026, j’avais un choix cornélien à faire, car le Hellfest français tombait exactement en même temps que le Graspop Metal Meeting belge, que j’ai eu l’occasion de couvrir une seule et unique fois jusqu’ici (c’était pour l’édition 2024).
Alors que d’habitude c’est le Hellfest qui se tient à la place du roi pour le mois de juin sur l’Antre, cette fois-ci, c’est du côté de la Flandre que mon cœur a balancé. C’est donc le Graspop qui a droit à sa review complète sur l’Antre. Et comme chaque année, c’est à Dessel que se tient la 29ème édition de ce festival qu’est le Graspop. Et je vous propose un aperçu d’une bonne quarantaine de groupes sur les quatre jours qu’il dure.
JEUDI 18 JUIN
Mantah
On débute la première de ces quatre journées de Graspop Metal Meeting 2026 par un groupe local qui débarque sur la North Stage pour le coup d’envoi. Son petit nom est Mantah, il a été fondé en 2019, et il s’agit d’un groupe de Metalcore. Pour sa première au Graspop, le groupe défend sur un set de 40 minutes à la fois son premier album, « Evoke », sorti en 2022, mais aussi « Antidote » qui a vu le jour en 2025.
Dès Sven Herssens (interprète du groupe) ouvre la bouche, la première chose à laquelle on est forcé de penser lorsque c’est la première fois qu’on l’entend, c’est qu’on a l’impression qu’il est doublé par un Jonathan Davis dans ses jeunes années. Herssens n’a pas du tout la même tête, mais il a exactement la même voix que Davis, c’en est carrément bluffant ! Et comme on est également sur la même planète que KoRn sur ce premier morceau, on pourrait le croire sorti de l’un de leurs albums.
Et finalement, cette impression là ne fera que se confirmer un peu plus encore, morceau après morceau, du début jusqu’à la fin du set. Le groupe délivre une bonne énergie sur scène, mais arrivé à la fin des 40 minutes qui lui auront été allouées aujourd’hui, je suis obligée de penser et de dire qu’il lui manque une identité propre. Alors attention : c’est vraiment sympa hein, et le public est bien présent (et nombreux pour un tout début de festival !), l’ambiance y est également ! Il ne faut pas nier les évidences non plus !
Mais c’est bien trop Kornélien pour que l’on puisse se souvenir de Mantah autrement que comme un clone du groupe de Davis (style d’interprétation inclus, tant vocale qu’instrumentale). Cela dit, il faut tout de même reconnaître que l’on a beau être devant une copie, celle-ci n’est absolument pas bas de gamme. J’irai même jusqu’à dire que j’irai écouter les albums de ce KoRn à la belge. Parce qu’arrivée à la fin du set, j’ai réalisé que j’ai vraiment passé un bon moment ! Et d’ailleurs, je décerne une mention spéciale pour le titre « Crazy », de l’album « Antidote » (2025), que j’ai beaucoup aimé !
Ego Kill Talent
Passons à présent du côté de la South Stage afin de découvrir le groupe qui en ouvre les hostilités. J’ai nommé Ego Kill Talent, une formation de Hard Rock brésilien foncé en 2014. C’est la troisième fois que ses musiciens proposent un set au Graspop, et ils ont déjà eu l’occasion de jouer avec les Foo Fighters entre autres. Comme pour Mantah, on a 45 minutes pour se faire une idée de ce que vaut Ego Kill Talent.
Malheureusement, il faudra patienter quelques longues secondes avant que le micro de la chanteuse ne soit fixé. C’est bien dommage, car même si on profite du coup bien des bonnes compétences des musiciens, et qu’on devine que le set va être sympa dès les premières notes, ça s’entend tout de même beaucoup qu’il manque les paroles sur les rythmiques. Quand on peut enfin découvrir les cordes vocales de son interprète pour le second morceau, Ego Kill Talent prend enfin toute sa dimension.
Et franchement, c’est pas mal ! Du bon vieux Hard Rock en somme, avec un chant féminin écorché comme on aime en entendre ! Mais attention, il ne s’agit pas là d’un style Hard Rock pur (vous me direz si vous connaissez beaucoup de groupes de Hard Rock qui utilisent des tam-tams et du tambourin !). Ce groupe parvient à mixer plein d’influences différentes de manière très astucieuse, l’ensemble est vraiment pas mal du tout. Ego Kill Talent a très clairement ce petit truc qui fait que l’on se retrouve tout naturellement à dodeliner de la tête sans même s’en rendre compte, tant ça passe bien.
Il est dommage que le public soit si clairsemé tout au long du set, car cela ne rend pas du tout justice à ce que vaut Ego Kill Talent, qui aurait bien mérité un parterre plein. Chacune de leurs compositions est pleine de fraîcheur, et elles sont toutes aussi agréables à écouter les unes que les autres. De fait, les 45 minutes de ce set auront filé tellement vite que je ne les aurais même pas vues passer. Vous l’aurez compris, c’est coup de cœur pour moi. Bravo les Brésiliens !
Combichrist
On continue avec un groupe que je connais et que j’aime bien. C’est la première fois que je le vois en live, je suis donc curieuse de découvrir ça. C’est Combichrist qui grimpe sur la North Stage. Il s’agit d’une formation norvégienne (mais basée aux États-Unis) qui évolue dans l’Electro Black Metal, et qui est déjà passé par le Graspop il y a 7 ans. J’avoue être un peu surprise de constater que la foule ne soit pas très nombreuses devant la scène. Je me serais attendu à davantage de monde, car j’estime que Combichrist fait partie des gros groupes dans le milieu de l’EBM.
En tout cas, cela n’entache pas la qualité du set que le grouper propose sur les 50 minutes qui lui sont allouées. Surtout quand j’en entends mes titres préférés tels que « Throat Full of Glas » (de l’album « Making Monsters, 2010) pratiquement au début du set. Mention spéciale pour la présence d’un instrument que j’ai toujours trouvé fascinant, tant je ne comprends absolument pas comment il fonctionne : le thérémine, qui aura été bien mis en avant sur le morceau « Modern Demon » (de l’album « CMBCRST », 2024) ainsi que sur « Never Surrender » (de l’album « Making Monsters », 2010).
Tout au long de son set, Combichrist aura gagné en puissance de manière exponentielle, et le titre « Fuck That Shit » (de l’album « What The Fuck is Wrong With You People? », 2007) en aura été sans conteste l’un des points d’orgue. Il est juste dommage qu’on n’en ait pas eu le titre éponyme. Mais à côté de ça, cela faisait bien longtemps que je ne m’étais plus penchée sur la discographie de Combichrist, et la puissance du set proposé aujourd’hui me fait réaliser que j’ai bien tort de le mettre de côté depuis si longtemps.
Je note dans mes tablettes que je devrais y revenir plus souvent à l’avenir, et surtout rattraper mon retard (j’ai en effet raté quelques albums). Et pour finir, je dirai que ce fut un vrai moment de plaisir pour moi que d’avoir ce groupe sur scène aujourd’hui, et j’espère bien le revoir lors d’un festival ultérieur, ou même à l’occasion d’un simple concert. J’irai avec grand plaisir !
Danko Jones
Y a-t-il vraiment besoin de présenter Danko Jones ? Mon premier live de ce groupe que j’aime énormément, c’était lors du Wacken Open Air 2015, puis je ne l’ai revu que pour le Wacken Open Air 2022. Comme cela fait déjà quelques années, c’est avec un plaisir immense que je vois monter les Canadiens sur la South Stage ! Car Danko Jones, c’est vraiment un groupe que j’adore ! Et quand retente le « Guess Who’s Back » qui sert d’intro au set de ce jour, extrait du titre du même nom provenant de l’album « Electric Sound » (2023), on ne peut s’empêcher d’esquisser un premier sourire.
Car Danko Jones, c’est avant toute chose une bonne dose de bonne humeur. Ce groupe fait partie de ceux qui donnent la patate dès qu’on entend un extrait de l’un de ses morceaux. Et cette voix, toujours juste, toujours aussi agréable à écouter, c’est toujours un réel plaisir pour les oreilles. Et le parterre qui s’est soudainement resserré le montre bien : on aime Danko Jones ! Comment ne pas aimer, en même temps… « I’m in a Band », extrait de l’album » A Rock Supreme » (2019), fait partie de ces petites perles que le groupe nous propose aujourd’hui (je ne vous cache pas qu’il s’agit d’un de mes titres préférés de ce groupe).
On aura aussi droit à des titres très efficaces, tels que « First Date », extrait de l’album « Sleep is the Enemy » (2006), avant un petit discours de Danko, qui est toujours très proche de son public, avant d’enchaîner sur une version allongée du titre « Good Time », de l’album « Electric Sounds » (2023). Au final, le groupe aura fourni un set très propre, dans une bonne humeur à laquelle on ne pouvait que s’attendre.
Le set d’aujourd’hui ne sera sans doute pas le meilleur que le groupe ait donné jusqu’ici, car on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement inoubliable, par contre on en gardera bel et bien un bon souvenir, car la bonne humeur de Danko Jones et de ses musiciens est toujours réellement communicative, et on ne boude jamais son plaisir de voir cette formation en live un groupe dont le leader n’hésite jamais à mettre en avant les autres groupes qui performent sur le même festival. Car avant d’être un musicien et chanteur, Danko Jones est avant tout un fan, et cela s’entend bien dans ses discours.
Gatecreeper
Avec Gatecreeper qui prend place sur la scène de la tente Marquee, nous partons du côté du Death Metal. Mais alors qu’habitude ce n’est absolument pas ma tasse de thé, là, il y a une dimension suffisamment mélodique pour attirer mon attention. Pas sur tous les morceaux bien sûr, mais sur certains, c’est tout de même assez évident. Il y a en effet des envolées de guitare qui sont loin de me déplaire, et cela me prouve qu’il y a bien quelques groupes de Death qui sont capables d’obtenir grâce à mes yeux.
Il y a notamment un morceau, joué tout pile vingt minutes après le début du set, dont j’aurai beaucoup apprécié les riffs de guitare, tant et si bien que le morceau complet m’a plu finalement. J’aimerais bien en obtenir le titre (si quelqu’un l’a, qu’il/elle n’hésite pas à le dire dans les commentaires !). Je retiendrai pas tous les titres proposés par Gatecreeper aujourd’hui, car certains manquent de mélodie pour moi, mais tout de même, je pense que si je creusais la discographie, il y aurait bien quelques morceaux qui pourraient se retrouver parmi mes favoris. Je prendrai donc le temps d’écouter les quatre albums que le groupe a sortis depuis sa fondation en 2013.
Accept

J’ai loupé l’âge d’or de cet énorme groupe allemand de Heavy Metal qu’est Accept. Mais il faut dire que j’ai une bonne excuse pour ça, puisque j’étais encore dans mon berceau. Je veux parler de cette époque où le grand Udo Dirkschneider en était le membre principal. Aujourd’hui, c’est Mark Tornillo qui en détient le micro, et ce, depuis 2009. Et ce n’est que la seconde fois que je vois ce groupe, la première ayant été lors du Hellfest 2024.
Le groupe commence fort, puisqu’il entre sur scène avec le célèbre « Metal Heart », extrait de l’album du même nom sorti en 1985. On se doute que le groupe ne va proposer que ses titres les plus emblématiques, quand bien même il continue de proposer de nouveaux albums, « Humanoid » datant de 2024. Là, nous sommes sur la tournée des 50 ans, et il faut bien fêter cela comme il se doit, d’autant plus que peu de formations peuvent prétendre pouvoir fêter leur demi-siècle d’existence.
Et le public présent a bien conscience de la chance qu’il a d’assister à l’un des concerts de cette tournée. J’y vois d’ailleurs tous les âges, et c’est précisément ce que je trouve génial avec les groupes tels qu’Accept, qui traversent les décennies et savent plaire à ceux de leur époque, et à ceux qui viennent après. Et tout ça, ça en fait du monde ! Enfin on a un parterre plein ! Et malgré l’âge qui devient vénérable de plusieurs des membres de la formation allemande, que d’énergie déployée ! Y a pas à dire, le set d’aujourd’hui est un set génial !
Ce qui est parfaitement logique, puisque le groupe a misé sur ses titres les plus emblématiques, tels que « Princess of the Dawn » et ses chœurs repris par le public qui laissent des frissons à chaque fois, ou encore « Fast as a Shark », tous deux issus de l’album « Restless and Wild » (1982) ou encore le toujours aussi incroyable « Balls to the Walls » de l’album éponyme de 1984, mais aussi des titres plus récents qui valent vraiment le détour aussi, comme « Pandemic » de l’album « Blood of the Nations » (2010).
On mentionnera aussi les medleys qui parsèment le set, pour le premier composé de « Monster Man », « Aiming High » et « Wrong Is Right », et pour le second composé de « Demon’s Night », « Starlight », « Losers and Winners » et « Flash Rockin’ Man ». Accept a clairement mis les bouchées doubles sur le choix des morceaux joués. Toutes les époques auront été passées à la loupe, pour notre plus grand plaisir, avant de finir sur « I’m a Rebel », de l’album éponyme sorti en 1980, histoire de boucler la boucle. Merci Accept !
Wind Rose
Wind Rose, c’est une de mes découvertes du Wacken Open Air 2025. Et comme j’avais bien aimé ce que proposait ces Italiens, j’y reviens pour le Graspop Metal Meeting 2026. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, nous sommes chez Tolkien, et donc sur du Power Metal saupoudré d’influences Folk, suffisamment pour que l’ensemble des morceaux du groupe soient particulièrement entraînants en tout cas. En effet, chaque titre de Wind Rose est un hymne à lui seul.
Si vous voulez de la bonne humeur, Wind Rose est vraiment un choix de live à considérer, il prendrait même facilement la tête de la liste. C’est dansant à souhait, vraiment agréable à écouter, pour peu que l’on aime les touches de Folk. Le public est nombreux devant la scène, en tout cas ! Et la chaleur pourtant écrasante (le ressenti est de 35° à Dessel à l’heure où j’écris ces lignes) n’empêche pas les sauts de partout dans les premiers rangs ! Et sur la scène aussi, d’ailleurs, ça bouge bien !
Tous les membres de Wind Rose ont le sens du mouvement, et cela ne rend que le spectacle plus intéressant encore, notamment sur « Mine Mine Mine! », extrait de l’album « Wintersaga » (2019). Il s’agit selon moi de l’un des meilleurs titres du groupe, par ailleurs, l’un des plus dansants, l’un de ceux que l’on retient le mieux. Mais il y en a plein d’autres dans la discographie de ce groupe ! Car oui, j’ai pu prendre le temps de la creuser depuis l’an dernier, et j’y ai trouvé pas mal de petites pépites qui ont trouvé leur place parmi ma liste de titres favoris.
Et enfin, j’ai pu repérer les premiers circle pits de ce Graspop Metal Meeting 2026 ! Il était tout de même temps, arrivé 18h ! Et encore, ça va, les gens n’ont pas attendu le fameux « Diggy Diggy Hole », reprise de The Yogscast qui a propulsé Wind Rose sur le devant de la scène Power/Folk, et que le groupe ne propose que dans la seconde partie de son set de ce jour. Ce titre aurait par ailleurs gagné à être joué en dernier, je trouve, tant il a éveillé l’ambiance dans une grande partie du public.
Mais c’est sur « Rock and Stone » que le groupe aura choisi de nous abandonner, ce qui n’est finalement pas du tout un mauvais choix au vu des sauts que l’on voit un peu partout dans le public. Et si je devais finir sur un avis personnel, je dirai que Wind Rose me laissera un aussi bon souvenir cette année que l’an dernier au Wacken.
Septicflesh
Je n’ai jamais été fan de Septicflesh, mais il faut reconnaître qu’ils sont devenus une véritable pointure du Metal grec, aux côtés de Rotting Christ (dont je suis bien fan, par contre). Septicflesh, c’est 12 albums depuis sa création en 1990, il y a donc de quoi faire pour pondre une setlist de live. Et justement, ce groupe fait partie de ceux, trop peu nombreux il faut le dire, qui aime surprendre en proposant des setlists différentes à chaque fois qu’il monte sur scène.
La tente est pleine au moment où les membres du groupe monte sur scène. Musicalement, il faut reconnaître que ça se laisse tout de même écouter, car ce n’est pas une bouillie informe de bout en bout, il y a bel et bien de la mélodie de temps en temps qui repose mes malheureuses oreilles qui ont toujours été hermétiques à ce groupe. Est-ce que ce live va parvenir à me convertir à l’univers proposé par les Grecs ? Je dois reconnaître qu’il ne ressemble véritablement à aucun autre, et qu’assister à un live de ce groupe, c’est une expérience à vivre.
Plus qu’une expérience, c’est une ambiance. Et au final, j’avouerai que je ne la trouve pas inintéressante. Je remarquerai notamment « Virtues of the Beast », extrait « Sumerian Daemons » (2003). Par contre, le morceau suivant, « Coming Storm » qui provient de « Modern Primitive (dernier album de la formation, sorti en 2022), là ce n’est plus du tout ma tasse de thé. Ce morceau réunit tous les éléments qui ne me plaisent pas chez Septicflesh, justement.
Si je devais creuser la discographie du groupe, je ne suis pas sûre que j’en retiendrais beaucoup de morceaux. Et c’est bien dommage au vu des thèmes abordés par le groupe, qui font partie de ceux qui m’intéressent beaucoup, comme l’occultisme, et plus particulièrement Lovecraft que je traite à plusieurs reprises sur l’Antre. Du côté des fans par contre, il est évident que Septicflesh a dû livrer un très bon set, car c’est l’impression que m’a laissée l’ambiance générale sous la Marquee.
Megadeth
Je prends le set de Megadeth en cours, mais j’avais malheureusement un choix à faire, et entre le groupe déjà couvert quatre fois sur l’Antre, et celui jamais vu, j’ai préféré rester jusqu’à la fin de celui que je n’avais jamais vu. Eh oui, c’est déjà la cinquième fois que je couvre un live de cette formation de Thrash Metal ! Mais peut-être bien aussi la dernière, car Dave Mustaine et ses musiciens ont annoncé la fin de Megadeth, et ils sont justement en pleine tournée d’adieu, après un ultime album sorti en début d’année, sobrement intitulé « Megadeth ».
Il y a aussi eu un film, « Megadeth: Behind the Mask » qui est arrivé ce même mois, retraçant la longue carrière du groupe qui a débuté en 1983. Mais revenons à nos moutons. Le live de ce jour a donc lieu sur la North Stage, pour une durée de 75 minutes. Et que l’on aime ou pas Megadeth, on ne peut que reconnaître des qualités scéniques indéniables. Et devant le plaisir évident que chacun des membres du groupe prend, y compris Mustaine, on est en droit de se demander si le groupe va réellement prendre sa retraite bientôt, ou s’il ne va pas prolonger les adieux.
Seul l’avenir nous le dira. En tout cas, pour ce qui est du set de ce soir, rien à redire, il aura été parfait de bout en bout. Pour ma part, je retiendrai surtout « Sweating Bullets », extrait de l’album « Countdown to Extinction » (1992), ainsi que la reprise de Metallica qu’est « Ride The Lightning » (il s’agit cependant d’un morceau composé par Mustaine lui-même, de l’époque où il faisait partie de Metallica). Et il faut dire ce qui est, ce set sera passé vraiment très vite.
Within Temptation
Je préfère ne pas compter le nombre de fois où j’aurai vu les néerlandais de Within Temptation. Mais je me souviendrai par contre toujours de leur prestation en première partie d’Iron Maiden au Parc des Princes en 2005 ! Ce soir, c’est sur la South Stage que Sharon Den Adel arrive, entourée de ses musiciens, pour sa dixième prestation live au Graspop. Et ça fait pratiquement autant de fois que je les vois en live, d’ailleurs (c’est un des groupes que j’ai le plus vu en concert à ce jour). Première chose à dire : le décor ainsi que la vidéo enflammée qui passent le temps de l’intro sont absolument splendides !
Et l’entrée du jeune claviériste Vikram Shankar, en même temps que le batteur, me fait décrocher un sourire également, car je me souviens encore de sa toute première scène aux côtés du groupe, lors du Wacken Open Air 2025. Il était si heureux d’être là (il faut dire que cela faisait seulement 5 jours qu’il avait intégré le groupe) ! Cela fait à présent un petit moment qu’il tourne avec Within Temptation, et il semble y avoir pleinement trouvé sa place, ce qui est très bien. Car Within Temptation n’est pas du tout du genre à changer de musicien tous les quatre matins, et son arrivée à lui fut un véritable petit évènement dans la vie du groupe.
C’est sur « We Go To War », extrait de l’album « Bleed Out » (2023) que Sharon Den Adel, l’interprète, ainsi que le reste des musiciens font leur entrée sur la South Stage, pour un set qui est prévu pour durer 75 minutes. Je ne vais pas vous cacher que j’ai fortement l’impression d’une redite de la dernière fois qu’il m’a été donné de voir le groupe en live, l’année dernière pour le Wacken. Mais il faut dire qu’aucun nouvel album ne s’est ajouté à la collection du groupe depuis ce live. En attendant, la qualité scénique, elle est comme d’habitude complètement là.
Within Temptation fait partie de ces groupes qui ne déçoivent jamais, quand bien même la setlist en live ne varie pas tant que ça. Il n’empêche que chacun des morceaux passe très bien en live, y compris parmi les plus anciens comme « Stand My Ground » de l’album « The Silent Force » (2004) ou encore « Mother Earth » de l’album éponyme (2001), alors que pourrait-on en redire ? Surtout quand on voit le monde présent devant la scène ! C’est, comme d’habitude, un carton plein pour Within Temptation. Sans surprise.
VENDREDI 19 JUIN
Bark
Bark est un groupe belge qui a sorti son premier EP en 2015. On le présente sur le papier comme un groupe de Thrash Metal, mais alors que mes oreilles sont habituellement assez fermées à ce style musical, je me surprends au contraire à apprécier un grande partie des morceaux que Bark propose sur la scène de la tente Marquee. Après réflexion, on y entend effectivement des influences Thrash, qui sont même bien présentes par moments. Mais Bark propose un style différent.
Ce serait plutôt du Death’n’Roll finalement, teinté de sonorités Groove Metal. On n’est pas réellement sur du Thrash Metal, et c’est sans doute pour cette raison que, alors que je m’attendais à ne pas trop apprécier les 45 minutes de set allouées au groupe, il s’avère finalement que j’accroche plutôt bien. Les membres du groupe sont aussi énergiques que le style musical qu’ils proposent, le sourire en prime. Bark ne fera clairement pas partie de mes groupes préférés, mais je dois admettre à l’issue du set que j’ai bien aimé la plupart des morceaux joués, finalement..
Letlive.

Passons à présent du côté de la scène Jupiler afin d’accueillir Letlive., groupe de Hardcore américain. Comme Bark précédemment, Letlive. est une découverte pour moi. Pourtant, il ne s’agit pas de groupes qui débutent, Letlive. a en effet débuté sa carrière en 2002. Musicalement, c’est intéressant, ça fait penser à Enter Shikari, les deux groupes sont clairement sur la même planète. Groupe qui a décidé de se séparer en 2017, il s’est reformé en 2025 afin de proposer une tournée à ses fans, et c’est précisément dans ce cadre que Letlive. passe au Graspop Metal Meeting 2026.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Hardcore n’est pas juste un style musical bourrin. Outre les refrains toujours plus doux, comme dans le Metalcore (les deux styles ont pas mal de points communs, il faut le dire), c’est aussi un style qui a une dimension émotionnelle. Sur « Muther » par exemple, extrait de l’album « Fake History » (2010), on a bien vu l’interprète de Letlive. l’émotion au cœur des lèvres. Du côté du public, on peut dire qu’il y en a pas mal devant la scène Jupiler. Mais tout de même suffisamment clairsemé pour permettre à l’interprète du groupe de se balader librement en plein milieu de celui-ci le temps d’un morceau.
À côté de cette dimension émotionnelle, les membres de Letlive. sont tout de même très perchés. On ne peut dire les choses autrement quand on voit le guitariste jouer de son instrument avec son pied de micro, ou encore l’interprète escalader le décor sans aucune sécurité à la fin du set. Ils sont perchés, j’vous dis, pratiquement au sens propre ! Mais ça ne rend pas les compositions inintéressantes, bien au contraire ! Mention spéciale pour les titres « Pheromone Cvlt », de l’album « The Blackest Beautiful » (2013) et « Good Mourning America », de l’album « If I’m The Devil (2016), très bons titres !
Triggerfinger
Changement complet de décor avec Triggerfinger qui prend place sur la South Stage pour un set de 50 minutes. Là, nous sommes sur du Rock agrément d’une touche de Stoner, et c’est belge (il y a donc pas mal de monde devant la scène). Le groupe est réputé pour ses prestations live, je suis donc curieuse de voir ce que ça donne. Avec 8 albums au compteur sortis depuis 1998, le groupe propose des compositions solides, qui passent très bien l’épreuve du live.
C’est très plaisant à l’oreille, et il y a par ailleurs pas mal de monde devant la scène. Et pour ma part, il apparaît assez rapidement que je vais aller creuser la discographie de Triggerfinger. Car j’accroche vraiment bien à cet univers musical, très facilement accessible il est vrai, malgré une relative absence d’échanges entre le groupe et son public sur la plus grande partie du set. Par moments, l’univers musical du groupe n’est pas sans me rappeler The Last Internationale, sur qui j’avais eu un gros coup de cœur.
Et en parlant de coup de cœur, je me dois de donner une mention spéciale pour le très efficace « Is It », qui est extrait de l’album « What Grabs Ya? » (2008), qui a clôturé le set d’aujourd’hui et que je trouve vraiment génial ! Triggerfinger, au bout du compte, c’est vraiment une chouette découverte sur laquelle je reviendrai sans aucun doute !
Mammoth
C’est un groupe venu tout droit des États-Unis qui s’installe sur la North Stage, j’ai nommé Mammoth, formation qui fait dans le Hard Rock. Son membre principal ainsi que guitariste s’appelle Wolfgang, et son héritage porte un certain poids, étant donné qu’il n’est rien de moins que le fils d’un certain Eddie Van Halen, une légende qui nous a quittés en 2020.
Père et fils ont d’ailleurs joué ensemble dans le groupe d’Eddie entre 2006 et son décès en 2020, Wolfgang y assurait la basse. Le groupe Mammoth dispose de 50 minutes pour nous convaincre, mais pour ma part, il en faudra beaucoup moins. C’est que chez Mammoth, ça joue bien, et ça chante bien aussi. L’ensemble est vraiment agréable à écouter, et je suis loin d’être déçue d’avoir eu la curiosité de voir ce que donne ce groupe là, je n’en perds pas une miette (en tout cas, pour le temps que je peux y rester, car un autre groupe m’attend avant la fin de celui-ci sur une autre scène).
Le groupe a fait le choix de proposer une majorité de morceaux extraits de l’album « The End », le troisième et dernière album en date, sorti l’année dernière. Le public ne s’y est pas trompé en tout cas, il y a en effet pas mal de monde devant la North Stage. Je ne connaissais pas du tout Mammoth, mais ça vaut vraiment le détour si vous aimez le Hard Rock classique, saupoudré d’une bonne dose de riffs de guitare. Vous pouvez y aller les yeux fermés, vous ne serez pas déçu(e) !
Suicidal Angels
Me voici de retour devant la tente Marquee qui va décidément me voir à plusieurs reprises aujourd’hui, pour assister à un live d’un groupe grec que j’ai découvert lors de l’Alcatraz 2021, j’ai nommé Suicidal Angels. Cette année-là, j’avais écris qu’il y avait de fortes chances pour que je m’attarde sur l’album « Years of Aggression », sorti en 2019. Eh bien ça n’a pas loupé, puisque je l’ai carrément écouté en boucle, ce qui est fort surprenant pour un groupe de Thrash !
Disons-le clairement : oui, j’ai adoré cet album. Oui, je l’ai écouté en boucle. Et j’espère bien en entendre des extraits aujourd’hui ! Je me dois donc de le dire, c’est presque en tant que fan que je vois débarquer Suicidal Angels, un groupe de Thrash Metal, sur la Marquee. Comme quoi tout arrive, il y a donc bien un groupe de Thrash qui a réussi à me happer ! Alors oui, il y a quelques morceaux qui me plaisent moins, je ne suis toujours pas fan du style, mais l’identité Suicidal Angels me plaît vraiment par contre.
Aujourd’hui, le groupe a choisi de proposer principalement des titres issus de deux de ses albums, « Profane Prayer », le dernier qui est sorti en 2024, et le précédent, qui est précisément « Years of Aggression » (2019). Et quelle intro sur « Bloody Ground » ! Je ne cache pas avoir moins apprécié le dernier album que le précédent (qui a vraiment été un gros coup de cœur), mais je suis tout de même satisfaite d’entendre surtout des morceaux issus de ces deux-là, car j’ai compris en écoutant la discographie que ce sont les albums les plus récents qui m’ont le plus intéressée.
Ainsi, le set d’aujourd’hui me convient tout à fait ! Et au final, comme je m’y attendais, ce fut avec un grand plaisir que j’aurai revu les grecs de Suicidal Angels, maintenant que j’en connais mieux les compositions et que je sais les apprécier. Et j’espère bien revoir ce groupe lors d’un prochain festival !
Old Man’s Child
Old Man’s Child, en voilà un groupe que je connais depuis un petit moment, mais sans jamais l’avoir vu en live. C’est lui qui fait donc son entrée sur la Marquee pour un set de 50 minutes. Et s’il y en a qui ne connaissent pas cette formation de Black Metal Symphonique, il faut savoir que son leader n’est autre que Galder, ancien membre de Dimmu Borgir. Son âge d’or est arrivée à la fin des années 90, notamment avec l’album « The Pagan Prosperity » (1997) ainsi que le suivant, « Revelation 666 – The Curse of Damnation ».
Ce groupe ne comporte officiellement qu’un seul membre : Galder lui-même. Il est donc entouré de musiciens de session pour chacun de ses concerts. Et d’ailleurs, à la batterie, on a un autre ancien membre de Dimmu Borgir, j’ai nommé Tjodalv qui a enregistré tous les albums que ce groupe a sortis entre 1995 et 1999, dont le fameux « For All Tid ». Les autres musiciens ont également un gros passif de différents groupes derrière eux, nous ne sommes donc pas du tout face à des débutants.
Et il n’y a pas à dire, Old Man’s Child en live, ça dépote grave ! Ça me fait même regretter d’avoir laissé ce groupe de côté pendant bien des années ! Il faut dire qu’il se reposer aussi pas mal sur ses lauriers, le dernier album remontant à 2009, « Slaves of the World ». On adorerait l’idée que Galder nous ponde un nouvel album ! Peut-être un jour. En attendant, on aura bien apprécié le set d’aujourd’hui en tout cas !
We Came As Romans
Nous voici devant du Metalcore américain sur la scène Jupiler, où débarque le groupe We Came As Romans. Fondé en 2005, ils ont pour l’instant sorti un total de sept albums, dont un l’an dernier qui s’appelle « All is Beautiful… Because We’re Doomed ». J’avoue ne pas du tout connaître ce groupe, et je ne sais donc pas à quoi m’attendre. Et je me retrouve presque bête dès les premières secondes, car il y a plein de monde devant la scène. Et au bout de quelques secondes à peine, je comprends complètement la très bonne ambiance qui règne en maître sur plusieurs mètres devant la scène.
Ça bouge en effet pas mal, et à juste titre : c’est que c’est sympa, We Came As Romans, en fait ! Avant même la fin du premier morceau, j’ai déjà envie d’aller écouter toute la discographie du groupe. C’est dire à quel point la première impression est positive pour moi ! C’est pour ce genre de découvertes que je couvre les festivals, et je suis ravie d’en faire de nouvelles chaque année. L’ambiance est si bonne qu’un Circle pit se dessine dès le début du second morceau.
Le Metalcore, pour moi, ça passe ou ça casse, soit j’aime beaucoup, soit je déteste. Là, ça passe crème, et je prends résolument note d’aller découvrir plus avant We Came As Romans à l’issue du festival. Quelle ambiance de fou, tant sur la scène que dans le public. À chaque morceau, il se passe quelque chose de différent ! Lors du troisième morceau, c’est tout un pan de gens se mettent tout à coup à courir dans toute la fosse (vraiment grosse pour le coup). Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir ce genre de choses, surtout pas en festival en extérieur, en tout cas !
Lors du quatrième, ce sont plein de festivaliers qui se mettent à slamer (j’en ai rarement vu autant à la fois !). Lors du cinquième, on a des bras levés et des circle pits, quelques slams aussi. Lors du sixième, une bande s’assied au sol pile devant la scène pour mimer le bateau qui vogue. Une ambiance de folie, vraiment ! Et c’est comme ça tout au long des 50 minutes que dure le set, en plus ! Non, vraiment, We Came As Romans, c’est une superbe claque et j’en garderai un très bon souvenir !
Breaking Benjamin

Changement d’univers avec Breaking Benjamin qui vient de débuter son set sur la North Stage au moment où je m’y branche. Ici aussi, il s’agit d’un groupe américain, sauf que celui-là opère dans le Metal Alternatif, qui se veut plus calme que le Metalcore. Je n’ai jamais vraiment écouté ce groupe, qui est pourtant loin d’être inconnu, mais il faut dire que je n’ai jamais été très attirée par ce style musical, bien que je n’aie rien contre.
Je ne suis pas étonnée de voir beaucoup de monde devant la scène. Pour autant, je n’ai pas grand-chose à dire sur la prestation de Breaking Benjamin, si ce n’est qu’elle est carrée, pas désagréable, mais que je n’accroche pas plus que ça sur les morceaux proposés par le groupe, même si je comprends totalement que ça plaise. Le Metal Alternatif est en effet un style musical accessible.
Cela dit, je dois tout de même reconnaître qu’un titre m’aura tout de même bien plu. Il s’agit de « Breath », qui est extrait de l’album « Phobia » (2006). Les deux titres suivants, qui sont le single « Awaken », ainsi que « Failure » (extrait de l’album « Dark Before Dawn », 2015), sont pas mal non plus, d’ailleurs. Concrètement, il s’agit de deux ballades, et c’est peut-être finalement sur ce segment que je pourrais apprécier Breaking Benjamin. Un peu comme Metallica en fait (oui, je n’en aime pratiquement que les ballades, et je crains que cela ne change jamais).
Alter Bridge
Alter Bridge est un groupe de Hard Rock américain fondé par le guitariste Mark Tremonti en 2004. Le 9 janvier dernier, le groupe a sorti son huitième album, sobrement intitulé « Alter Bridge », et c’est justement sur un extrait de cet album, « Silent Divide », que l’ensemble du groupe fait son entrée sur la South Stage, devant un parterre rempli. Alter Bridge est tête d’affiche ce jour, et la durée du set qui lui est allouée est donc de 75 minutes.
« Addicted To Pain », extrait de l’album « Fortress » (2013) qui constitue le second morceau du set proposé ce soir est d’une efficacité redoutable en live, qu’il s’agisse de son refrain ou de son solo de guitare ! On a d’ailleurs la guitare du chanteur principal, Myles Kennedy, qui va tomber en panne au début du morceau suivant, « Cry of Achilles », extrait de ce même album. Mais un petit remplacement d’instrument plus tard, et ça repart !
Au fur et à mesure que les morceaux d’Alter Bridge passent, je ne pourrai que constater que l’ensemble du set est fort sympa. J’accroche même plutôt bien à ce groupe là, que je ne connaissais que peu avant de le voir en live aujourd’hui. Et ce set aura été l’occasion pour moi de découvrir un ou deux morceaux de plusieurs de leurs albums, il ne me reste maintenant plus qu’à creuser le sujet.
Cradle of Filth
La dernière fois que j’ai vu Cradle of Filth, c’était lors du Wacken Open Air 2024. Ce soit, c’est avec un extrait de leur dernier album, « To Live Deliciously », extrait de l’album « The Screaming of the Valkyries » qui est sorti l’an dernier, que les membres du groupe font leur entrée sur la scène de la tente Marquee. Le groupe a semble-t-il réussi à se relever des polémiques qui ont eu lieu lors du départ de deux de ses membres en plein milieu d’une tournée l’année dernière, à savoir Zoe Federoff qui officiait aux claviers et aux chœurs féminins depuis 2022, ainsi que celui qui est devenu depuis son mari, Ashok, qui faisait partie du groupe depuis 2015.
C’est donc une certaine Kelsey Peters qui se trouve au clavier et aux chœurs à présent, et Joff Bailey, ex-Savage Messiah, qui a repris la guitare laissée par Ashok. Et pour ce qui est de leur prestation en live, il n’y a rien à en redire, les deux sont parfaitement bien intégrés au groupe, et j’apprécie particulièrement la voix de Kelsey Peters, qui part aussi bien dans les graves que dans les aigus. Tout comme Dani lui-même, d’ailleurs, qui part de plus en plus dans les graves, ce qui n’est pas sans rappeler le tout premier album édité de Cradle of Filth, « The Principle of Evil Made Flesh » (1994).
Je précise bien « édité », parce qu’il y en a eu un autre qui n’a jamais vu le jour avant lui, qui s’appelle « Goetia » (1992). Et en parlant de « The Principle of Evil Made Flesh », le groupe en propose justement le titre éponyme durant le set de ce soir. Et étant donné que Dani nous sort pas mal de notes dans les graves, finalement ce morceau colle très bien au milieu des autres. On en entend cependant un cadre mélodique beaucoup moins présent que dans les titres les plus récents. Eh oui, Cradle of Filth, à ses débuts, c’était pratiquement du Death Metal.
Et c’est sûr que quand on enchaîne sur « How Many Tears to Nurture a Rose », extrait de « Existence is Futile » (2021), on se rend compte du très grand écart entre les débuts du groupe et ce qu’il est devenu aujourd’hui. Pas tellement du côté du chant (qui est techniquement de haute volée, il faut le dire), mais du côté de l’instrumentalisation. Je donnerai une mention spéciale pour l’interprétation de « Nymphetamine », extrait de l’album du même nom (2004), qui est à l’origine un duo entre Dani et Liv Kristine et dont les parties de cette dernière auront été magistralement bien reprises par Kelsey Peters. De même pour les envolées vocales sur « Bathory Aria », de « Cruelty and the Beast » (1998).
Et je terminerai avec un gros remerciement pour « Cruelty Brought Thee Orchids », de ce même album, et « Her Ghost In The Fog » de mon album préféré de tous les temps tous artistes confondus, j’ai nommé « Midian » (2000), qui sont les deux morceaux qui ont clôturé ce set, et qui font partie de mes préférés de Cradle of Filth. Quel bon moment j’aurai passé ce soir ! Et chapeau bas à Kelsey Peters qui aura été parfaite de bout en bout, vraiment !
Volbeat
Découvert sur un micro-set de 20 minutes effectué lors de la très spéciale édition 2020 du Wacken World Wide et jamais revu depuis, je m’étais promis de creuser la discographie de Volbeat. Depuis, six années sont passées, et c’est chose faite ! Voire même refaite, car j’ai même sacrément creusé depuis. Ce groupe fait en effet partie de ceux sur lesquels je reviens souvent depuis. Et je suis bien contente de pouvoir enfin profiter d’une occasion pour découvrir un set complet de sa part ce soir.
Et bien complet même, puisque Volbeat joue pour une durée de 90 minutes sur la South Stage. Cette fois, le groupe bénéficie de l’avancée dans le public, en tant que tête d’affiche justement. Et malgré la nuit qui est tombée (la température aussi, d’ailleurs, ce qui n’est pas plus mal), on devine aisément que le public est vraiment nombreux devant la scène et autour de cette avancée. À juste titre, tant la prestation est de qualité !
Le groupe nous propose les meilleurs morceaux de pas mal de ses albums ce soir, ce qui est vraiment loin d’être déplaisant, d’autant plus que la majorité d’entre eux ont rejoint mes favoris depuis ces six années qui sont passées. Le public est par ailleurs impressionnant avec le groupe, car il connaît bien les paroles de tous les morceaux, et répond du tac-au-tac dès que l’interprète de Volbeat lui demande de chanter. Le caractère rockabilly assumé de Volbeat est un vrai bonheur à entendre en live, bien plus que sur album.
C’est vraiment plaisant, et même les nombreuses heures de live déjà passées depuis le début de la journée n’empêchent absolument pas de bouger en rythme avec certains des morceaux les plus groovy du groupe, tels que « Sad Man’s Tongue », de l’album « Rock The Rebel / Metal The Devil » (2007). On entendra particulièrement bien le public sur « For Evigt », un titre dont le refrain est en danois et qui est extrait de l’album « Seal The Deal & Let’s Boogie » (2016). Le tout, sur fond lumineux causé par les lampes des smartphones allumés çà et là parmi la foule.
Le moment est vraiment chouette, et est un bon indicateur que Volbeat en live, c’est franchement sympa ! Je n’en doutais déjà point, là j’en ai bien eu la confirmation. Surtout en entendant certains de mes morceaux préférés, comme « Shotgun Blues » et « The Devil Rages On », tous deux extraits de l’album « Servant of the Mind » (2021), ou encore « Die To Live » de l’album « Rewind, Replay, Rebound » (2019), et « Still Counting » de l’album « Guitar Gangsters & Cadillac Blood » (2008) repris en chœurs par le public du début jusqu’à sa dernière note ! Ma fin de soirée aura été parfaite, ni plus ni moins, merci Volbeat !
SAMEDI 20 JUIN
Vicious Rumors
Pour ce troisième jour de Graspop Metal Meeting 2026, c’est toute une série de groupes que j’aime beaucoup qui va se succéder sur cette scène qu’est Jupiler tout au long de la journée, et je vais donc y revenir pas mal de fois. Vicious Rumors, ce groupe de Heavy américain qui ouvre les hostilités de cette scène ce midi, ne fait pas partie de mes préférés, mais c’est un groupe que j’apprécie assez, et pour le coup ce sera une bonne introduction pour tout ce qui va arriver ensuite.
Vicious Rumors a été fondé en 1979 et avec 12 albums à leur actif (dont un dernier, « Concussion Protocol », sorti en 2016), ils n’ont plus grand-chose à prouver. C’est avec « Digital Dictator », de l’album du même nom (1988) que les membres de la formation font leur entrée pour un set qui va durer 40 minutes. Pour ma part, je n’en verrai qu’une partie, car un autre groupe m’attend sur la South Stage.
Mais quoi qu’il en soit, Vicious Rumors, c’est franchement sympa en live, pour peu que l’on aime le Heavy des plus classiques. Il y a par ailleurs pas mal de monde devant la Jupiler en ce début de journée, et le groupe le mérite bien. D’autant plus que l’ambiance semble être des meilleures parmi les membres de la formation.
Fleddy Melculy
Celui-là ne fait pas partie de la chouette série qui va passer sur la Jupiler, puisque nous sommes devant la South Stage qui constitue l’une des deux scènes principales du festival, mais il fait bien partie de ces formations que j’attendais avec impatience. Je veux parler de Fleddy Melculy, ce drôle d’ovni que j’ai découvert lors de l’Alcatraz 2021, puis revu avec plaisir au Graspop Metal Meeting 2024.
Le groupe était clairement attendu, car il y a vraiment beaucoup de monde devant la South Stage, mais cette affluence ne me surprend qu’à moitié, connaissant l’énergie folle déployée par les membres de ce groupe. Et puis, n’oublions pas qu’il s’agit d’une formation belge, et que nous sommes précisément en Belgique. Fleddy Melculy dispose donc de 45 minutes, non pas pour convaincre un auditoire qui ne le connaît pas, mais pour ravager les neurones d’un parterre de fans déjà convaincus.
Et bien évidemment, comme on peut s’en douter, ça fonctionne carrément bien ! Il ne faudra en effet que cinq minutes avant qu’un premier circle pit prenne forme au sein de la fosse. Et pas des plus petits, hein ! C’est qu’avec le Metalcore distillé par Fleddy Melculy, ça déménage sec ! Parmi les titres les plus énergiques de ce set, je citerai « Geen vlees wel vis », qui est extrait de l’album « Helgië », le premier album sorti en 2016, et qui va déclencher un wall of death. Je remarque par ailleurs que le morceau suivant, dont je n’ai malheureusement pas le titre, n’est pas sans rappeler les meilleures compositions de Slipknot.
Sinon, parmi les meilleurs titres proposés aujourd’hui, je citerai « Varken », extrait de l’album « De Kerk van Melculy » (2018). On peut se dire qu’après toute l’énergie dépensée pendant ce set, on risque de n’avoir plus de forces pour les suivants, tant Fleddy Melculy aura bu jusqu’à notre dernière goutte de sueur. Mais il va bien falloir retrouver de la vie, car les groupes suivants vont aussi bien nous faire suer ! Chapeau bas à la prestation de Fleddy Melculy en tout cas, ce fut de haute volée, et personnellement, je n’en attendais pas moins de leur part !
Feuerschwanz

Ne pouvoir voir et écouter Feuerschwanz que pour une durée de 45 minutes, c’est criminel, mais il faut bien faire des choix pour pouvoir contenter un maximum de festivaliers. Vus avec un énorme plaisir pour la première fois lors du M’Era Luna 2022, je les ai retrouvés avec le même plaisir pour le Wacken Open Air 2024. Il faut croire que je vais prendre l’habitude de les voir une fois tous les deux ans, et personnellement, ça me convient tout à fait, car il s’agit d’un groupe que j’aime vraiment beaucoup !
Nous sommes devant la scène Jupiler, et Feuerschwanz est le premier de la série de sets que j’attendais avec une impatience énorme aujourd’hui. Beaucoup de monde s’est pressé devant la scène pour voir le groupe, et c’est à se demander s’il n’aurait pas été mieux qu’il passe sur l’une des deux scènes principales. D’autant plus qu’ils sont quand même assez nombreux, et que ça bouge véritablement dans tous les sens sur la scène, qui paraît bien petite pour cette bande de joyeux drilles.
Quand retentissent les premières notes du titre « Knightclub », on regretterait presque que ce morceau ne soit pas passé lors de la finale de l’Eurovision. Car oui, Feuerschwanz avait tenté de représenter son pays pour la finale 2025 de l’Eurovision Song Contest, mais n’y est pas parvenu. Pourtant, ce titre a tout pour devenir un gros hit, les gens ne savent pas ce qu’ils ratent. Mais qu’importe, ici on profite ! Et c’est seulement maintenant que je réalise que j’ai loupé la sortie de l’album « Knightclub ».
C’est en effet avec un extrait de cet album là que le groupe a débuté son set, et c’est ce qui explique je ne l’ai pas reconnu. Je dois admettre que j’ai complètement loupé l’info de sa sortie, mais c’est promis, je rattraperai ça dès la fin du Graspop Metal Meeting 2026 ! En attendant, j’en découvre quelques extraits aujourd’hui, comme « Testament », au milieu d’autres morceaux que je connais bien tels que « Ultima Nocte » de l’album « Memento Mori » (2021). Et ce dernier album semble pas mal du tout ! Quant au set d’aujourd’hui, bien évidemment qu’il aura été beaucoup trop court ! Vivement la prochaine fois !
Primal Fear
Beaucoup de monde s’est pressé devant la Jupiler afin d’accueillir les Allemands de Primal Fear. C’est la seconde fois que je vois ce groupe, qui fait partie de mes préférés depuis que j’ai découvert le titre « Metal is Forever », qui est issu de l’album « Devil’s Ground » (2004). Depuis, pas mal d’autres albums sont sortis, et le dernier en date s’appelle « Domination », sorti l’an dernier. Il va de soi que le groupe nous propose bien entendu un melting pot de plusieurs de ses nombreux albums aujourd’hui (il y en a 15 en tout).
La première fois que j’ai vu Primal Fear, c’était pour le Wacken Open Air 2024, et j’en ai gardé un excellent souvenir. Au vu de la direction prise par le set d’aujourd’hui, il va sans dire que je vais également apprécier ce moment de son début jusqu’à sa fin. Et c’est par ailleurs sans surprise aucune que « Metal is Forever » clôture le show proposé par Primal Fear aujourd’hui. On en aurait bien voulu davantage, mais bon, les choses étant ainsi faites, le groupe ne disaposait que de 40 minutes.
Hollywood Undead
Hollywood Undead, qui s’installe sur la South Stage, est un groupe de Metal Alternatif venu des États-Unis. Fondé en 2005, il mixe avec une agilité remarquable l’univers Metal et l’univers Rap. L’ensemble colle franchement bien, et le groupe a réussi à percer grâce à Myspace (réseau social musical d’une époque révolue, bien qu’il existe toujours). Je ne connaissais Hollywood Undead que de nom jusque-là, et j’étais donc curieuse de découvrir ce que ça donne en live.
Et je dois dire que dès le passage du single « 1×1 », qui est le second titre joué ce jour, je suis directement conquise. Hollywood Undead fera donc partie de ces découvertes majeures que j’aurai faites cette année. Et puis le groupe sait sacrément bien mettre l’ambiance en plus ! Régulièrement, ça saute de partout dans le public, c’est génial à voir ! Ceux qui disent que le Metal ne peut se mêler au Rap se trompent lourdement, Hollywood Undead démontre très bien que c’est au contraire parfaitement possible.
Et que non seulement c’est possible, mais c’est en plus d’une efficacité redoutable en live. Et comme il y a un monde fou devant la South Stage, c’est d’autant plus impressionnant. Quant à moi, j’aurai un coup de cœur absolu sur la très belle ballade qu’est « Hear Me Now », un titre extrait de l’album « American Tragedy » (2011). Je regrette de ne pas avoir connu Hollywood Undead plus tôt, mais je compte bien rattraper ça dès que possible !
Lacuna Coil
Voilà un petit moment que je n’avais vu Lacuna Coil en live, puisque c’était lors du Wacken Open Air 2022. À ce moment-là, le groupe faisait la promotion de son troisième album qui ressortait dans une nouvelle version entièrement réenregistrée. Depuis, le groupe a sorti un nouvel album, « Sleepless Empire », et c’était l’an dernier. Et justement, le groupe fait le choix de proposer principalement des titres qui en sont issus sur les 50 minutes de set qui lui sont allouées.
Mais c’est avec « Layers of Time », extrait de l’album « Black Anima » (2019) que le groupe fait son entrée sur la scène de la tente Marquee, qui semble pleine à craquer. Le premier extrait qui proviendra du dernier album est « Hosting The Shadows », qui passe relativement bien. La voix de Cristina Scabbia est toujours aussi sympa en live, et je trouve toujours aussi dommage qu’elle ne fasse plus vraiment partie des principales voix du Metal féminin, contrairement aux années 90-2000.
Je préfère largement des voix comme la sienne à celle de Tatiana Shmayluk, par exemple. Et pourtant, je dis ça alors que je ne suis pas plus fan de Lacuna Coil que je le suis de Jinjer. Je n’accroche pas vraiment ni à l’un, ni à l’autre de ces deux groupes. Par contre, je leur reconnais des prestations live remarquables, tant d’un côté que de l’autre. Du set d’aujourd’hui, je saurai bien apprécier quelques morceaux, dont « I Wish You Were Dead », qui est issu du dernier album en date. Mais je me dois de dire que celui qui aura le plus attiré mon attention, c’est la reprise de « Enjoy The Silence » de Depeche Mode.
Sonata Arctica
C’est maintenant du Power Metal finlandais qui prend place sur la scène Jupiler, avec les membres de Sonata Arctica. C’est la seconde fois que j’en vois un live, après le Wacken Open Air 2024. C’est avec le très beau « I Have a Right », extrait de l’album « Stones Grow Her Name » (2012) que les membres de la formation font leur entrée sur scène. Sacrée entière en matière, pleine d’émotion, pour Sonata Arctica ce soir !
50 minutes, c’est bien peu pour faire le tour de tout ce qui est intéressant à écouter (ou à découvrir, pour celles et ceux qui ne connaissent pas) chez ce groupe. Cela dit, la setlist rend tout de même bien justice à plusieurs de ses albums, et le set de ce soir n’en est que plus agréable. Car Sonata Arctica, c’est franchement chouette en live, on ne s’y ennuie pas une seule seconde ! D’autant plus que Tony Kakko, interprète du groupe depuis ses débuts, est loin d’être avare dans ses échanges avec le public.
Et sa technique vocale est de plus très en place. Quant à la dimension instrumentale du live, ça vaut aussi vraiment le coup qu’on y jette une oreille. Les envolées des nappes de clavier ainsi que des riffs de guitare sont grandioses du début jusqu’à la fin du set, et on ne pourrait que difficilement rester de marbre devant tant de maîtrise de la part de l’ensemble des musiciens du groupe. En tout cas, pour ma part, je ressors de ce set avec le sourire !
Moonspell
Depuis Alcatraz 2021, je n’avais pas eu l’occasion de revoir Moonspell. C’est donc avec un certain plaisir que j’y reviens ce soir, où le groupe prend place sur la Marquee pour un set de 50 minutes. J’avais bien apprécié la première fois qu’il m’a été donné de les voir, c’est donc avec un certain plaisir que j’y reviens cette année. Car les Portugais forment un très bon groupe en live, ainsi que sur album d’ailleurs. « Alma Mater », du tout premier album du groupe qui est sorti en 1995, et dont le titre est « Wolfheart », fait toujours son petit effet.
Il en est de même pour « Full Moon Madness », qui provient quant à lui de l’album « Irreligious » (1996). C’est d’ailleurs cet album là qui est un peu plus mis en avant par rapport aux autres, puisque nous aurons également droit à « Opium » et « Awake! » pour débuter le set. Pas trop de surprises en ce qui concerne le reste des morceaux joués aujourd’hui, le groupe ayant décidé de proposer le titre éponyme des albums « Night Eternal » (2008) et « Extinct » (2015), mais aussi le titre éponyme de « Far From God », le prochain album qui verra le jour le 3 juillet prochain.
Au final, le set de Moonspell paraît bien court, puisqu’il n’est composé que de sept morceaux, mais il faut savoir que les compositions de ce groupe sont toujours assez longues. Et quoi qu’il en soit, cela n’entache absolument pas la qualité du live, qui se pose clairement là. Ce fut donc un chouette moment que j’aurai bien apprécié de passer.
Architects

Je me suis mise très tard à Architects, qui est sur la South Stage depuis un petit moment quand je m’y intéresse. J’ai en effet préféré voir Moonspell jusqu’à la fin. Car j’ai déjà pu voir Architects lors du Hellfest 2023 (c’est à ce moment-là que je les ai découverts, d’ailleurs), mais aussi lors du Graspop Metal Meeting 2024 et du Wacken Open Air 2024. Étant donné que cette année, cela fait donc la quatrième fois que je peux les voir, je me suis dit que ce ne serait pas bien grave de prendre leur set en cours.
Cela dit, c’est tout de même un vrai plaisir de voir Architects en live, car depuis ces quelques petites années que je les suis, j’ai bien pris conscience à quel point c’est un bon groupe en live (mais aussi sur albums). Il y a beaucoup de monde devant la scène, ce qui ne me surprend pas, d’autant plus que le groupe joue pour une durée totale de 75 minutes ce soir, ce qui en fait une tête d’affiche pour ce Graspop Metal Meeting 2026.
Le titre « Broken Mirror », extrait de l’album « The Sky, the Earth & All Between » (2025), est un exemple parfait de l’ambiance qu’Architects peut mettre en live. C’est en effet une véritable boucherie, et ça va même sacrément bouger dans la fosse ! Il en est de même pour le morceau suivant qui est « Brain Dead », issu du même album. S’il fallait résumer ce que vaut Architects en live, il faut en dire que c’est d’une puissance phénoménale, et qu’on ne peut absolument pas en ressortir indemne !
Bad Omens
Je ne connais Bad Omens que de nom. Je ne me suis en effet jamais penchée sur cette formation de Metalcore américaine, qui existe pourtant depuis 2015, et qui compte à ce jour un total de quatre albums. De plus, sur les 75 minutes que le set de ce soir va durer sur la North Stage, je n’en verrai réellement que la moitié, car il y a un autre groupe que j’attends de pied ferme sur la Jupiler avant que Bad Omens n’ait terminé son set.
Je prends tout de même le temps de tendre l’oreille sur ce que propose ce groupe, dont j’ai tout de même déjà entendu parler. Le soleil est déjà pratiquement coucher quand débute la vidéo qui sert d’introduction au set de Bad Omens. Le premier morceau proposé par le groupe est interprété a cappella dans un premier temps, et honnêtement, il a une bonne voix, ce Noah Sebastian ! Et ce n’est pas le très bon accueil du public, très nombreux, qui va me faire croire que je me trompe. Il est impressionnant de justesse et de profondeur.
Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que ce soit si bien. Comme Hollywood Undead un peu plus tôt dans la journée, il se peut que j’aie commis une erreur en ne creusant pas Bad Omens. Sincèrement, si je n’aimais pas autant le groupe qui passe sur la Jupiler à 23h, je serais bien restée jusqu’à la fin du set de Bad Omens. C’est dire que ce groupe a su me convaincre !
Avatar
Ces gars qui débarquent sur la Jupiler sont uniques à mes yeux. C’est en effet le seul groupe, de tous ceux que je connais (et il y en a un gros paquet !) que j’aurai réussi à détester avant de commencer à l’adorer en l’espace d’à peine quatre morceaux. C’était lord du Download Paris en 2016. J’ai été tellement soufflée par cette prestation, qu’aujourd’hui ce groupe fait partie de mes favoris, alors même que ça partait diablement mal ! Jetez un œil à la review que j’ai fait lors de ce Download, vous verrez ce que je veux dire.
Et le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’ai découvert que je les écoutais déjà… en 2008… avant de les oublier complètement ! Je vous l’ai dit, ce groupe là, il est unique pour moi, vraiment. Mais bref, revenons à ce qui se passe ce soir. C’est la troisième fois que je vois les membres de ce groupe suédois qui s’appelle Avatar monter sur scène, après le Hellfest 2022 qui m’avait ravie. C’est sur « Captain Goat », un morceau issu du nouvel album dont le nom est « Don’t Go In The Forest » (que je n’ai pas encore eu le temps d’écouter, je sais, il est pourtant sorti en octobre 2025…), que débute le set.
On est loin de l’ambiance des précédents albums, pour une fois on a le géant (il fait 1m93) Johannes Eckerström vachement calme, et ça dénote de son attitude habituelle sur scène. Mais il ne fait aucun doute que ce calme n’est qu’apparent et qu’il ne va pas durer. En tout cas, je sais déjà que ce dernier album que je ne connais pas encore va me plaire, « Captain Goat » m’ayant tout de suite plu. Et comme je le pressentais bien, on retrouve la barré Johannes dès les premières notes du second morceau, qui est « Let It Burn », issu de l’album « Black Waltz » (2012).
Mais attention, on a bien une évolution, et elle est de taille : le chant est juste ! Johannes est toujours un très grand showman, mais il contrôle beaucoup mieux ses cordes vocales en live, ce qui est fortement plaisant ! Et quelle ambiance ce groupe parvient à mettre, chacun des morceaux proposés est un évènement à lui seul, joué comme s’il s’agissait du dernier de la soirée. Et pourtant, il y en a à chaque fois un autre ! Mais seulement sur une heure, qui passe à la vitesse de la lumière.
Ce groupe est une véritable tuerie en live, je ne m’en lasserai définitivement jamais ! Même s’il aura proposé une majorité de titres issus d’un album que je n’ai pas encore écouté, il est malgré tout très difficile de ne pas rentrer dans cet univers aussi décalé qu’irrésistible. Ce n’est pas que j’aime Avatar, c’est que j’adore Avatar ! Musicalement, esthétiquement, j’adhère à tout, sans conteste. Et c’est un vrai plaisir de finir cette journée avec ce groupe.
DIMANCHE 21 JUIN
Battle Beast
C’était une de mes découvertes du Wacken Open Air 2023, et je n’avais pas eu l’occasion de les revoir depuis. Je veux parler des Finlandais qui composent le groupe de Power Metal Battle Beast. Une info importante avant de parler du set de ce jour : Noora Louhimo, interprète de la formation depuis 13 ans, a quitté Battle Beast l’année dernière. C’est donc avec une nouvelle chanteuse, Marina La Torraca, déjà aperçue en live à plusieurs reprises avec Avantasia, que l’aventure Battle Beast continue.
Nous allons donc voir ce que ça donne avec Marina, présente au sein du groupe depuis trois mois. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça déménage dès le premier morceau, « Straight to the Heart », extrait de l’album « Bringer of Pain » (2017). Il est vrai que l’absence de Noora Louhimo se fait un peu ressentir, car Marina La Torraca n’a pas tout à fait la même voix. Mais ça passe tout de même plutôt bien. Le public est par ailleurs nombreux devant la North Stage sur laquelle le groupe a pris place.
Les morceaux s’enchaînent, tous aussi efficaces les uns que les autres, et la nouvelle interprète du groupe s’en sort finalement haut la main. Il n’est pourtant pas facile de reprendre la grande majorité des titres qui composent la discographie de Battle Beast. C’est justement ce que j’apprécie bien chez eux, ce caractère de défi que semblent représenter chacune de leurs compositions. Et j’aurai un coup de cœur en particulier, qui sera pour « Riders of the Storm ». Ce titre est extrait du dernier album en date, « Steelbound », et il fait pratiquement sers débuts en live puisque ce n’est que la troisième fois qu’il y est joué. Quelle claque il représente !
Si le groupe pouvait garder cette direction pour ses futures compositions, il pourrait faire partie de mes préférés. « The Burning Within » qui sera proposé juste après, qui provient également de cet album, est aussi un morceau qui a une belle envergure en live. Je n’ai pas encore pris le temps d’écouter « Steelbound », il faut clairement que je rattrape ça. Au final, les 45 minutes allouées à Battle Beast sont courtes, très courtes. Le set a en effet à peine eu le temps de débuter qu’il est déjà terminé. Mention spéciale pour la superbe interprétation de « Eden », extrait de l’album « No More Hollywood Endings » (2019), qui est un de mes titres préférés de ce groupe.
Evergrey
Cela fait un bon paquet d’années que je connais ce groupe de Power Progressif qu’est Evergrey et que j’en apprécie quelques morceaux, mais c’est pourtant la première fois que j’ai l’occasion de voir les Suédois en live. Il y a du monde devant la North Stage sur laquelle le groupe fait son entrée, mais je me serais attendue à davantage. Car Evergrey existe tout de même depuis 1993 et compte pas moins de 15, dont un sorti il y a tout juste quelques jours, dont le nom est « Architects of a New Weave ».
Le groupe, emmené par son seul membre permanent qui est le chanteur et guitariste Tom Englund, fait le choix sur cette tournée de présente une majorité de morceaux extraits de cet album là. C’est assez rare en festival, car on a plutôt l’habitude d’entendre une sorte de best of de la part de la majorité des groupes dans ce contexte. En tout cas, cela me permet de découvrir certains morceaux fort sympathiques, issus de « Architects of a New Wave », que je ne connaissais pas du tout, tels que « Heaven ».
Evergrey en live, c’est pas mal du tout au final, et je ne regrette pas d’avoir eu la curiosité de voir ce groupe. « Call Out The Dark », de l’album « A Heartless Portrait (The Orphean Testament) » (2022) ainsi que « OXYGEN! » qui fait partie du dernier album, m’auront tout particulièrement plu durant ce set. Il y a vraiment de bonnes compositions chez Evergrey en fait, et je devrais peut-être davantage creuser la discographie de ce groupe, que je n’écoute qu’à l’occasion depuis de nombreuses années.
Life of Agony
Le Hellfest 2022 avait été l’occasion pour moi de découvrir le groupe américain Life of Agony avec Mina Caputo au chant. Mais c’est une période révolue depuis deux ans, puisque Mina est redevenue Keith Caputo. Eh oui, il s’agit d’une femme transgenre qui est revenue sur sa métamorphose débutée en 2011. Et si on n’est pas au courant, on pourrait ne même pas soupçonner du tout cette longue période de féminisation, car ça ne se voit plus du tout aujourd’hui avec l’arrêt des traitements qu’il prenait.
Mais bref, le principal de l’intérêt de cette review est surtout de commenter le set que Life of Agony propose aujourd’hui, la South Stage, pour une durée de 50 minutes. Nous sommes sur du bon Rock Alternatif influencé par des groupes tels que Black Sabbath, Pink Floyd ou encore Radiohead. C’est pas mal du tout, et j’avais par ailleurs gardé un bon souvenir de leur prestation du Hellfest 2022.
Eh bien il en sera de même aujourd’hui, car c’est un groupe toujours aussi agréable à écouter, peu importe que ce soit Keith ou Mina au chant. Keith fait par ailleurs montre d’une belle énergie, comme en 2022. Cependant, c’est son guitariste qui prend la parole entre les morceaux, lui-même ne donnant de la voix que pour chanter, hormis vers la fin de la prestation. Mais ce n’est absolument pas gênant, et d’ailleurs, les 50 minutes du set passeront à pleine vitesse pour le coup. Je serai contente de revoir ce groupe une prochaine fois.
Wargasm

Wargasm ne m’avait pas particulièrement conquise lorsque je les ai vus lors du Graspop Metal Meeting 2024. On va donc voir si aujourd’hui, sur la Jupiler, les Anglais sauront davantage me convaincre. La foule est quelque peu clairsemée, mais l’ensemble ne manque tout de même pas d’énergie. Il faut dire qu’on est sur du Punk, et c’est un style musical qui bouge habituellement pas mal.
Wargasm a cette particularité de nous montrer à quoi aurait pu ressembler Marilyn Monroe si elle s’était mise au Punk. En effet, la bassiste qui assure également le chant féminin en a repris le style pourtant inimitable. Ah il faut bien le dire, Wargasm en live, ça bouge oui ! Tant sur la scène que dans le public ! Est-ce que je suis convaincue par ce queje vois et entends ? Par ce que je vois, oui, c’est vrai. Mais par ce que j’entends, toujours pas vraiment. J’en décrocherai par ailleurs au bout d’un quart d’heure.
Kanonenfieber
En voilà un groupe que j’aime beaucoup ! Vu avec un grand plaisir lors du Hellfest 2024, j’attendais avec impatience de revoir Kanonenfieber en live. Et nous y voilà en ce Graspop Metal Meeting 2026, où les membres de la formation allemande s’installent sur la Marquee pour un set d’une heure. Et comme la fois précédente qu’il m’a été donné de les voir, c’est toujours aussi militaire. Car, oui, Kanonenfieber, c’est un groupe qui a décidé de s’axer sur la Première Guerre Mondiale.
Et tout y est, du style de jeu du batteur aux tenues, en passant par les barbelés et l’impression très nette que l’on est dans une tranchée. Ce groupe, c’est une esthétique qui est vraiment soignée. De plus, les visages sont camouflés, on ne connaît pas l’identité réelle des membres de Kanonenfieber, ce qui ajoute un petit plus assez mystérieux pour ce groupe décidément bien différent des autres.
Musicalement, j’appellerais ce style du Military Black Metal. Non, ça n’existe pas, mais justement, ils ont peut-être bien tout simplement créé un style qui leur est propre. Car je ne vois pas de quels groupes on pourrait rapprocher le style de celui-ci, si ce n’est de Non Est Deus, sauf que ce sont eux derrière. J’ai encore du mal à croire que ces deux projets aient moins d’une décennie d’existence, tant ils ont une identité clairement définie. Et il se passe tellement de choses sur scène que j’aimerais beaucoup comprendre les paroles, toutes en allemand.
En effet, même si aucun des membres du groupe n’échange jamais avec le public et qu’ils enchaînent les morceaux les uns après les autres avec une froideur qui ferait presque peur, un live de Kanonenfieber, c’est à chaque fois une histoire qui y est racontée. Celle d’un soldat de la Première Guerre Mondiale en l’occurrence. Ce qui explique justement cette froideur, qui rend les prestations live de ce groupe si intéressantes.
Comme la première fois, je serai happée du début jusqu’à la fin de ce set. Et plus particulièrement, je garderai surtout un souvenir de l’ambiance sur « Der Füsilier II », extrait de l’EP « Der Füsilier » (2022), ainsi que sur « Die Havarie », de l’EP « U-Bootsmann » (2023), mais aussi sur « Der Maulwurf » de l’album « Die Urkatastrophe » (2024) sont incroyables, notamment grâce aux chœurs des musiciens qui s’ajoutent par-dessus la voix de Noise, l’interprète principal du groupe. Au final, comme je m’y attendais, ce set de Kanonenfieber fut un super moment, que j’espère vraiment revivre !
The Gathering
La première et dernière fois que j’ai pu voir The Gathering en live, c’était lors du M’Era Luna 2006. Aujourd’hui, c’est particulièrement intéressant d’être devant la Marquee, car le groupe fête le trentième anniversaire de l’album « Mandylion », et pour fêter ça dignement, Anneke van Giersbergen a repris le micro avec les musiciens du groupe. Cela fait en effet près de 20 ans qu’elle a quitté The Gathering pour poursuivre une carrière solo sous son propre nom. Elle a aussi chanté au sein du groupe Vuur entre 2016 à 2019.
Sans surprise, c’est sur l’introduction de l’album « Mandylion » que les membres du groupe font leur apparition sur la Marquee, suivis par Anneke elle-même pour les premières paroles de « Eléanor ». « Mandylion » est le premier des six albums qu’Anneke a enregistrés avec The Gathering, il a clairement marqué toute une génération de Metalleux (et j’avoue bien l’apprécier également). Et d’ailleurs, la tente est pleine à craquer !
Il est certain que ce qui est le plus scotchant ce soir, c’est la justesse du chant d’Anneke, visiblement très heureuse de reprendre les morceaux de cet album désormais rendu mythique. Les envolées vocales demandent une véritable technique pour être justes, et Anneke s’en sort vraiment haut la main, même trois décennies après avoir enregistré l’album. Elle est impressionnante de justesse, du début jusqu’à la fin du set ! Notamment sur « Saturnine », titre extrait de l’album « if_then_else » (2000) que le groupe propose en fin de set. Je ressors de ce live vraiment contente d’y avoir assisté !
Electric Callboy
C’est lors du Hellfest 2023 que j’ai pu voir les Electric Callboy pour la première fois en live. Je les ai ensuite revus pour le Hellfest 2025, et ce soir constitue donc la troisième fois que je verrai les Allemands, pour une durée de 75 minutes. Et c’est sur l’énergique « Tanzneid », extrait de l’album du même nom qui sortira en août prochain, que le groupe fait son entrée. Ah ça met dans l’ambiance, c’est le moins qu’on puisse dire ! Et il y a masse monde devant la South Stage pour assister au set des Allemands qui vont jouer pendant 75 minutes ce soir.
Le groupe continue avec « Still Waiting », très bonne reprise de Sum 41 avant de reprendre sur ses compositions personnelles, avec une énergie folle. Aussi folle que le public, qui ne tient absolument pas en place ! Et quand débutent les premières notes de « Hypa Hypa », extrait de l’EP « MMXX », les tenues archi colorées en prime, l’explosion est plus grande encore. Les Electric Callboy savent mettre l’ambiance, c’est indéniable.
Le set de Electric Bassboy électrise encore un peu plus l’ensemble, si besoin était (et clairement, il n’y en avait pas besoin, mais c’est tellement fun !). C’est ça qui est génial avec ce groupe, il joue de tous les clichés possibles et imaginables, c’est du grand n’importe quoi, et c’est un tel bordel que c’en est fascinant. On verra même un enfant debout sur un adulte (qui est certainement son père) en plein slam. C’est du pur délire, et on en redemande !
La reprise de « Everytime We Touch » de Maggie Reilly est sans doute l’un des meilleurs exemples de tous les extrêmes dans lesquels Electric Callboy peut partir. Ça commence tout aussi doucement que ça se termine dans un bazar monumental. Ce groupe est vraiment unique, et si vous n’avez jamais eu l’occasion de le voir en live, juste, courez-y ! Car en à peine plus de 15 ans, les Electric Callboy ont su se tailler une image incroyable en live, et c’est quelque chose auquel il faut vraiment assister !
Sabaton
Sabaton. Gros groupe suédois que j’ai déjà vu six fois, alors autant vous dire que je suis rodée sur la qualité de leurs prestations en live, et que je sais parfaitement à quoi m’attendre ! Ça va être du lourd, il n’y a même pas besoin d’attendre que les membres arrivent sur scène pour le savoir. Et comme il s’agit de la dernière tête d’affiche de ce Graspop Metal Meeting 2026, évidemment que les choses sont faites en grand, et on débute les hostilités avec quelques feux d’artifice pour l’entrée de Joakim Brodén sur les premières paroles de « Ghost Division », extrait de l’album « The Art of War » (2008).
Ce groupe a pris une telle ampleur depuis son passage à l’Élysée Montmartre à Paris, un soir de janvier 2007, pour la tournée de son second album… Mais mon souvenir le plus mémorable restera son passage au Nouveau Casino, le 9 octobre 2010. On avait alors tellement sauté partout qu’on s’était demandé si les lustres allaient tenir le coup ou s’ils finiraient par nous tomber dessus. Vous pouvez constater ici ! Mais c’est une époque révolue, car revoir Sabaton dans une si petite salle (à peine 500 places, je vous laisse imaginer), aujourd’hui, ce serait de l’ordre du rêve (et je peux vous dire que je suis heureuse d’avoir pu vivre ça).
En un sens, je suis heureuse de voir des fans sur toute la surface possible devant la South Stage et sur la North Stage également, mais de l’autre côté, ce n’est pas si rassurant, car quelles salles ont encore la capacité d’accueillir toutes celles et tous ceux qui voudraient aller voir ces monstres du Power Metal suédois en concert ? On pourrait se dire que tout le monde s’est donné rendez-vous là car il s’agit du tout dernier concert de ce Graspop Metal Meeting 2026, mais ce serait se mentir. Il faut être honnête, peu de groupes sont capables d’ameuter autant de fans que Sabaton aujourd’hui.
Et puis, il faut bien faire rentrer le char qui supporte la batterie, aussi ! L’un des moments les plus poignants de ce soir sera pour « Christmas Truce », extrait de l’album « The War to End All Wars » (2022), un morceau durant lequel des chœurs viendront s’ajouter au chant de Joakim Brodén (ils resteront ensuite jusqu’à la fin), et où les lampes des smartphones s’allumeront dans tout le public. Ce, après un émouvant discours du bassiste, Pär Sundström, seul membre de la formation présent depuis ses débuts (les autres sont tous là depuis plus de 10 ans, tout de même), qui remercie le public pour sa fidélité depuis toutes ces années.
Joakim prend aussi le temps de parler entre deux morceaux, comme souvent, lui qui adore échanger avec son public. Comme avant de débuter « Crossing The Rubicon », extrait de l’album « Legends » (le dernier album sorti en 2025). Il faut dire aussi qu’ils ont le temps, puisque Sabaton joue pour une durée d’1h45 ce soir. Et on a bien évidemment un aperçu complet de la discographie du groupe, mais aussi des plus anciens qui restent indémodables, comme le point de départ, le fameux « Primo Victoria » de l’album du même nom (2005).
Et on aura aussi des images qui auront du mal à quitter nos souvenirs, soit de par leur absurdité, comme ces quatre médiators posés par l’un des guitaristes sur le front de Joakim pendant « Bismarck », extrait du single du même nom. Joakim a failli en perdre ses paroles ! Soit de par leur caractère exceptionnel, comme l’ancien guitariste Tommy Johansson qui a quitté le groupe il y a deux ans et qui vient s’inviter sur scène le temps d’un très long « Swedish Pagans », de l’album « The Art of War » (2008).
Ainsi, assister à un live de Sabaton, c’est à chaque fois l’assurance de sauter partout, mais aussi de sourire. Beaucoup. Pour les deux. Mais ce qu’on retiendra surtout, c’est l’énorme dose de bonne humeur distillée par chacun des membres du groupe, qui semble souffrir d’une entente absolument parfaite. On est bien fatigué à la fin, surtout quand c’est « To Hell and Back » (de l’album « Heroes », 2014) qui clôture, mais on a hâte de remettre ça dès que la prochaine occasion se présentera !
CONCLUSION
Pour finir, comme d’habitude je cite les prestations qui m’auront le plus marquée durant ce festival, et je ne peux pas ne pas citer Combichrist, qui a livré un set aussi puissant qu’efficace. De même pour Accept, et ce serait d’ailleurs une insulte de ne pas citer ce groupe là. Je retiendrai également Old Man’s Child qui a livré un set impeccable, ainsi que Volbeat qui restera pour moi un de mes meilleurs moments de tout le festival. Mais sur la première marche du podium, c’est le set d’Avatar qui s’y pose, et Kanonenfieber juste après. Et en troisième position, je poserais les Electric Callboy, pour leur efficacité de folie !
Du côté des découvertes, je me souviendrai de Mantah et Ego Kill Talent, les deux premiers que j’aurai vu de ce Graspop Metal Meeting 2026. Mais aussi de We Came As Romans, Hollywwod Undead et Bad Omens, qui m’ont tous les trois mis une sacrée claque alors que je ne m’attendais à rien de particulier, et qui sont sans doute mes plus grosses découvertes sur ce Graspop Metal Meeting 2026. J’ai bien pris note d’aller découvrir leurs discographies respectives pour la prochaine fois que je les verrai !
