Le Wacken Open Air 2025, de la pluie, de l’hommage et des anniversaires

L'affiche du Wacken Open Air 2025
L’affiche du Wacken Open Air 2025

Et nous voici enfin à ce Wacken Open Air 2025, qui en est à sa 35ème édition, et la 10ème que je couvre pour l’Antre de Bloodwitch. Une année charnière donc, et malheureusement placée avant tout sous le signe du deuil. En effet, nous venons de perdre une véritable légende il y a tout juste quelques jours, à savoir le frontman du groupe qui a posé toutes les bases du Heavy Metal, j’ai nommé Ozzy Osbourne, leader du groupe Black Sabbath.

C’est d’autant plus fort symboliquement que ce festival débute précisément le jour de ses funérailles. Il va de soi que les hommages vont certainement pleuvoir durant les 4 jours que va durer ce Wacken Open Air 2025. Mais rentrons à présent dans le vif du sujet.

MERCREDI 30 JUILLET

Dogma

Cette première journée du Wacken Open Air 2025 débute avec Dogma sur l’une des deux scènes principales, à savoir la Louder. Le groupe va jouer pour une durée d’une heure. C’est malheureusement avec de gros problèmes de son que le groupe commence son set. On n’entend en effet correctement que la guitare, ce qui est fort dommage.

Heureusement, nous bénéficierons d’un son bien meilleur au bout de quelques minutes. Ce qui permet donc de profiter beaucoup mieux de ce que le groupe a à nous proposer. Dogma, c’est un groupe composé de 5 membres, totalement féminin. Musicalement, nous sommes sur du très bon Hard Rock. Je serais cependant bien incapable de vous dire d’où nous viennent les 5 nonnes que nous voyons nous donner le meilleur d’elles-mêmes sur la Louder, car on ne sait rien du groupe.

En tout cas, j’aime beaucoup ce que j’entends sur ce set. Le groupe compte actuellement un seul album à sa discographie, qui porte très sobrement le nom du groupe, et qui est sorti en 2023. Il va de soi qu’on a donc une setlist composée des titres de cet album. Et on a vraiment du très bon dans les oreilles. Par moments, on ne restera pas sans penser à du Powerwolf au féminin.

Dogma nous gratifiera de quelques reprises durant son set, dont un « Like a Prayer » de Madonna que je trouve franchement sympa, et qui va très bien à l’identité visuelle du groupe. Mais aussi « Hallowed be thy Name » d’Iron Maiden, entre autres, car ce sera tout un festival. Pour résumer le set de Dogma en quelques mots, c’est une montée en puissance tout au long de l’heure qui lui aura été allouée. Et quelle puissance ! En voilà un Wacken qui débute bien ! Si on oublie la pluie, grande invitée du jour…

Expellow

Expellow nous vient de Suisse et existe depuis 2006. Ce groupe fait partie des gagnants des Metal Battles, qui permettent à des groupes de petite envergure de performer au Wacken chaque année, ce qui leur donne une chance de se faire connaître. Et c’est donc sur la Headbangers Stage que nous nous retrouvons afin d’en savoir un peu plus sur ce que Expellow a à nous proposer, et on aura un total de 20 minutes pour se faire une idée de ses qualités lors de ce Wacken Open Air 2025.

Nous avons donc un groupe composé de 5 membres, et c’est une femme qui assure le chant. Musicalement, ça me fait immédiatement penser à du Macabre (ça tombe bien, ils passent cette année). On sent qu’Expellow ne débute pas, le groupe est en effet tout à fait à l’aise sur scène (leur premier live remonte tout de même à 2010). Pour ma part, je dirai que ça se laisse bien écouter. Et le public ne s’y est pas trompé puisqu’il aura été présent en nombre devant la Headbangers Stage.

Enemy Inside

Passons à présent sur la Louder pour Enemy Inside, groupe de Metal allemand fondé en 2017 à la tête de 3 albums dont le dernier, « Venom », est sorti le 28 février 2025. Le groupe dispose de 60 minutes pour convaincre son public, nombreux devant la scène. Cette fois encore, nous avons une femme au chant. Le titre qui ouvre le bal, l’éponyme du dernier album dont je parlais un peu plus tôt, plonge immédiatement dans le bain.

Enemy Inside, ça vaut le détour. Sous certains aspects, ça me rappelle un peu Killswitch Engage, mais avec un chant féminin. Elle s’en sort par ailleurs très bien ! Les refrains sont accrocheurs, les riffs de guitare très efficaces, non vraiment, Enemy Inside, c’est pas mal du tout. J’y reviendrai certainement ! Mention spéciale pour « Release Me », titre extrait de l’album « Seven » (2021), qui est loin d’être simple à chanter en live, et qui est d’une efficacité redoutable !

Primal Instinct

On revient sur un des groupes qui a remporté les Metal Battles pour le Wacken Open Air 2025, et cette fois c’est pour la Suède. C’est Primal Instinct qui débarque sur la W:E:T Stage pour un set de 20 minutes. Il s’agit du premier groupe dont le chant est masculin depuis le début de la journée. Double chant, d’ailleurs, puisqu’il y a ici deux voix. Le groupe a été fondé en 2015 et mixe des éléments de Rock, de Punk et de Metal, pour un ensemble fort agréable à écouter.

Je ne regrette pas d’avoir tendu une oreille à ce que propose Primal Instinct, c’est une chouette découverte pour moi, et il est certain que je suivrai les actualités de ce groupe, qui recèle bien des qualités. Il est même dommage que le groupe n’ait que 20 minutes devant lui, mais c’est le lot des gagnants des Metal Battles. Souhaitons à ce groupe d’obtenir une meilleure place encore l’année prochaine ! Car il le mérite amplement !

Thus
Thus

Thus

Passons sur la Headbangers Stage pour Thus, groupe danois qui a gagné les Metal Battles l’année dernière. Le groupe a cette fois-ci droit à une heure complète de set, ce qui est beaucoup mieux que les 20 minutes qu’ils ont pu avoir en 2024. Beaucoup moins de mélodie ici que pour tous les groupes précédents, puisque nous sommes sur du Death Metal. Thus dispose pour le moment d’un EP sorti l’an dernier, titré « The Terminal Condition of Existence ».

Qu’on aime ou pas le Death Metal, force est de constater que le groupe ne manque pas de qualités (et je dis ça alors que le Death n’est pas vraiment ma tasse de thé). La prestation live est efficace, le groupe est à l’aise et propose ses morceaux les uns après les autres de manière très professionnelle. De plus, le public est nombreux devant la scène (et la pluie s’est arrêtée, ce qui est ma foi beaucoup mieux pour pouvoir profiter du live).

Lita Ford

Il n’y a pas vraiment besoin de présenter Lita Ford, qui a débuté sa carrière à l’âge de 11 ans alors qu’elle en a aujourd’hui 66. Elle a rejoint le mythique groupe The Runaways en tant que guitariste soliste aux côtés de Joan Jett à l’âge de 17 ans. Et c’est donc en son nom propre qu’on va la voir aujourd’hui, sur la Louder Stage, pour un set d’une heure lors de ce Wacken Open Air 2025.

Sans surprise, dans ce set, Lita Ford proposera le titre « Close my Eyes Forever », ce duo qu’elle avait enregistré avec le regretté Ozzy Osbourne, et elle le lui dédicacera alors que l’ultime cérémonie pour le Prince des Ténèbres a justement lieu au même moment à Birmingham, en Angleterre. Un moment fort, mais qui était tout naturellement attendu par le public.

Wind Rose

Les gens commencent à se déplacer gentiment sur la scène juste à côté pour le groupe suivant. Quelle bonne surprise que de voir un set de Wind Rose, seul groupe italien que j’évoquerai dans ce report du Wacken Open Air 2025 ! Musicalement, ce groupe fondé en 2009 n’est pas sans rappeler certaines grosses pointures telles que Gloryhammer ou encore Powerwolf, et il est très apprécié dans le milieu. On est sur un mix entre Folk, Power et Pagan Metal, et ça passe méchamment bien.

Il compte à ce jour un total de 6 albums, dont un dernier sorti en 2024 et titré « Trollslayer ». Et on s’attend forcément à un moment sympa devant la Faster Stage. Le groupe fait son entrée sur « Dance of the Axes », extrait de l’album « Trollslayer » (dernier album de la formation, sorti en 2024). C’est une très bonne entrée en matière, qui convainc immédiatement. C’est dommage que le son ne soit pas des meilleurs, surtout au niveau de la batterie, mais cela permet de bien entendre les guitares (on essaie de voir le positif comme on peut).

Aujourd’hui, le groupe a surtout décidé de mettre en avant son album « Warfront », qui est sorti en 2022, en en proposant 4 morceaux sur les 9 que comptera l’heure de set. Mais pour ma part, je préfèrerai le titre « Mine Mine Mine! », de l’album « Wintersaga » (2019). Et autrement, pour ce qui est du moment le plus sympa de tout le set, ce sera bien évidemment la reprise dans une ambiance exceptionnelle de « Diggy Diggy Hole », de The Yogscast, en compagnie de Jörg « Alea » Roth de Saltatio Mortis, que l’on verra un peu plus tard dans la journée (avec grand plaisir, d’ailleurs !).

Hanabie

Rendez-vous sur la Louder Stage juste à côté à présent, pour accueillir Hanabie, groupe de Metal qui nous vient tout droit du Japon. On ne peut bien évidemment pas ne pas penser à Babymetal dès lors qu’on parle de Metal japonais. Et en effet, il y aurait bien quelques points communs entre les deux groupes (dont le fait que les deux sont entièrement féminins). Et il y a vraiment beaucoup de monde devant la scène pour accueillir Hanabie.

Musicalement, est-ce que c’est intéressant ? Eh bien, nous sommes sur un schéma à la japonaise, et donc assez classique comme on peut s’en douter. Les japonais ont en effet toujours eu un sens du live très carré, et ça se ressent ici. Pour ce qui est de ce qui passe dans mes oreilles, eh bien comme pour Babymetal, j’ai du mal à accrocher. Par contre, je soulignerai tout de même l’énergie folle déployée par les membres du groupe.

Mais autrement, et malheureusement d’ailleurs, seuls quelques refrains sauront me convaincre. Je n’accroche pas plus que ça à ce style musical, qui se rapproche pourtant pas mal du Metalcore, mais qui manquerait un peu (beaucoup, même) de mélodie pour moi. Cela dit, je ne redirai rien sur les qualités de Hanabie en live, le groupe y est clairement à sa place.

Apocalyptica

C’est au tour d’Apocalyptica de débuter son set au Wacken Open Air 2025. Un set qui va durer 1h15, sur la Faster. Déjà vu très récemment, puisque c’était en introduction au Hellfest 2025, mais aussi lors du Hellfest 2017, je retrouve tout de même la formation avec une certaine joie. J’aime vraiment bien Apocalyptica, et puis ça va calmer un peu mes oreilles après Hanabie.

Cette fois, on espère une setlist un peu moins concentrée exclusivement sur les reprises de Metallica, comme le groupe a pu le faire le mois dernier au Hellfest. J’avais trouvé cela un peu dommage, car même si c’est ce qui a fait connaître Apocalyptica, ils reprennent bien d’autres groupes. Cela dit, il ne faut pas oublier que leur dernier album en date, « Plays Metallica Vol. 2 », est comme le dit son titre, entièrement fait de reprises de ce groupe-là.

Et du coup, sans grande surprise, on aura bel et bien droit à du Metallica, et rien d’autre qu’à du Metallica. Bon, moi, ça n’a jamais été mon groupe préféré (très loin de là), mais je reconnais comme à chaque fois que quand c’est repris par Apocalyptica, ça claque ! D’autant plus qu’on a droit aux plus grands titres, à commencer par « Ride the Lightning », qui sera suivi par « Enter Sandman ».

Côté ambiance, bien évidemment, il y a beaucoup de monde devant la Faster, bien que l’espace devant la scène ne soit pas entièrement comblé. Et ça va bien évidemment durer tout le long du set, de 1h15. Mention spéciale à la reprise de « Nothing Else Matters », jouée uniquement avec les violoncelles, et qui est d’une beauté sans nom, car on entendra vraiment bien le public en reprendre les paroles. Un moment hors du temps.

Tarja Turunen et Marko Hietala
Tarja Turunen et Marko Hietala

Tarja & Marko Hietala

On les connaissait bien lorsqu’ils faisaient partie de Nightwish. Puis on a connu Nightwish sans Tarja, qui a continué à voler de ses propres ailes en solo. Et enfin, Nightwish sans Marko, qui a annoncé tout stopper suite à la crise du Covid-19 qui a eu raison de sa carrière. Sur le moment en tout cas, puisqu’il est finalement revenu sur sa décision. Et aujourd’hui, au Wacken Open Air 2025, ce sont les deux que nous retrouvons sur la Louder Stage, et ce, pour une durée d’1h15.

Enfin, pas tout à fait, car au début, c’est Tarja avec son groupe qui entre en scène, et qui propose des morceaux de son répertoire. En effet, Marko Hietala est là en tant que guest, et arrive donc plus tard. C’est seulement la seconde fois que je vois Tarja live en solo, après le Wacken 2022, où il n’y avait pas eu une seule reprise de Nightwish. Avec la présence de Marko Hietala à venir, la donne va peut-être changer cette fois.

Quoi qu’il en soit, j’apprécierai tout particulièrement le titre « Undertaker », issu de l’album « The Shadow Self » (2016). Mais j’aimerai un peu moins le morceau suivant, et qui est « I Walk Alone ». Je trouve que Tarja met beaucoup trop d’effets dans sa voix sur ce titre, et ce n’était vraiment pas nécessaire, le morceau étant parfait tel que proposé sur « The Winter Wake » (2007). C’est dommage. D’autant plus que les qualités vocales de Tarja sont toujours bel et bien là, et elle le prouve lors de la note finale de ce titre (c’est sans doute le pire).

Et c’est encore plus dommage quand on enchaîne sur « Victim of Ritual », un morceau issu de l’album « Colours in the Dark » (2013) et que j’affectionne particulièrement par la technique vocale qu’il demande, qui est précisément de haute volée. Et qui sera par ailleurs parfaitement exécuté. Non, clairement, Tarja n’a absolument pas perdu de sa superbe. Et on continue sur l’arrivée (qui était très attendue) de Marko pour « Silent Masquerade » (de l’album « In the Raw », 2019), un morceau normalement chanté en duo avec Tommy Karevik de Kamelot.

Et enfin, nous aurons droit à du Nightwish avec une reprise de « The Wishmaster » ! Entendre du Nightwish par Tarja m’avait tellement manqué quand je l’avais vue en 2022, car personne ne chante mieux les morceaux chantés par elle chez Nightwish qu’elle-même (même s’il est tout à fait vrai de dire que Floor Jansen est une très bonne interprète). Et un peu plus tard, un « Phantom of the Opera » plus que bienvenu et merveilleusement bien interprété par Tarja et Marko.

Suivi par un « Wish I had an Angel » aux petits oignons, avant de laisser Marko partir et de terminer cet excellent live sur « Until my Last Breath », issu de l’album « What Lies Beneath » (2010). Au final, ce live de Tarja Turunen et Marko Hietala était très attendu pour ma part, et je n’en ressors aucunement déçue, bien au contraire !

Beyond the Black

Beyond the Black fait partie de ces quelques groupes à chant féminin que j’affectionne beaucoup depuis quelques années. Il faut dire que Jennifer Haben a une très belle voix. Et c’est la troisième fois que je vois le groupe en live, après le Wacken World Wide 2020 et le Wacken Open Air 2023. Beyond the Black entre sur la Faster Stage avec un de ses meilleurs titres, « In the Shadows », issu de son premier album, « Song of Love and Death » (2015).

Ce groupe est décidément d’une efficacité folle, que ce soit sur album ou en live, et Jennifer est juste en toutes circonstances. C’est un réel plaisir d’assister à un live de ce groupe-là après celui de Tarja qui a mis la barre haute. Tout au long du set, Beyond the Black propose ses meilleurs titres tels que « Dancing in the Dark », issu de l’album éponyme du groupe qui est sorti en 2023, qui sera clôturé par tout un groupe aux tambours pour un superbe effet. Mais aussi « Shine and Shade » (de l’album « Lost in Forever », 2016) ».

En milieu de set, on aura la surprise de voir débarquer Tina Guo (j’avais déjà écrit sur un live de sa part pour le Wacken Open Air 2024) pour le titre « Free Me », extrait de l’album éponyme du groupe (2023). Et on enchaînera ensuite avec « Lost in Forever », issu de l’album du même nom sorti en 2016, un autre excellent titre de Beyond the Black. Puis « Songs of Love and Death », de l’album du même nom (2015). Au final, que de bons titres sur ce live, mais personnellement, je n’en attendais pas moins de ce groupe !

Deine Cousine

On retrouve une de mes grosses découvertes du Wacken World Wide 2020, que j’ai revu deux ans plus tard ainsi qu’en 2023 : Deine Cousine. C’est le genre de groupe avec lesquels je sais que la bonne ambiance est forcément de mise, tant la bonne humeur de son interprète est communicative. C’est vrai, elle est à chaque fois pleine d’entrain et hyper souriante ! Et ce ne sera bien entendu pas différent au Wacken Open Air 2025.

C’est sur la Louder que le groupe fait son entrée alors que la nuit gagne du terrain (il faut dire qu’aujourd’hui, la météo n’a pas vraiment été de notre côté, c’est tout juste si on a pu voir le soleil, et on a surtout reçu de la pluie en fait). Le set de Deine Cousine va durer 1h30. Le groupe est en effet tête d’affiche sur la Louder Stage.

On aura difficilement cette chance en France, le groupe n’y étant jamais venu, et il ne sort même presque jamais de l’Allemagne. Et c’est bien dommage ! Pour ce qui est du set de ce jour, Deine Cousine fait son entrée sur un titre très efficace qui est « St. Pauli », extrait de l’album « Attacke » (2019). Mais cette fois, le groupe a bousculé sa setlist faite habituellement de ses meilleurs titres, pour faire un hommage à Ozzy Osbourne.

Et on entendra donc pour la première fois Deine Cousine sur deux de ses titres, à savoir « Crazy Train » et « Dreamer ». Et on revient ensuite sur les titres habituels du groupe, tels que le très bon « Scheiß auf Ironie » (de « Attacke », 2019). On aura également droit à une nouveauté, qui est « Familie sucht man sich aus », un titre de l’album « Freaks » qui est sorti le 9 mai dernier. Un très bon morceau !

La chanteuse du groupe descendra parmi le public pour « Ich bleib nicht hier » (de l’album du même nom sorti en 2022). Et elle y restera tout en récupérant sa guitare pour une grande partie du single « Raus an dich », pour un vrai moment de complicité avec les fans du groupe (et avec la pluie, qui est malheureusement toujours là…). Au final, Deine Cousine aura donné un excellent live ce soir, et cela aura été un véritable plaisir d’y assister ! Et je retiendrai surtout un des titres du dernier album en date, « Allez allez », très efficace en live !

Saltatio Mortis

Déjà vu lors du Wacken Open Air 2023 avec beaucoup de plaisir, j’attendais une nouvelle occasion de retrouver ce groupe en live. Eh bien, c’est pour ce soir ! Je veux parler de Saltatio Mortis, groupe de Folk allemand fondé en 2000, qui entre sur la Faster Stage à 22h15, pour ce qui représente le show du 25ème anniversaire du groupe (qui n’est jamais venu en France, eh non…). Un set qui va durer 1h45, pour mon plus grand plaisir du coup !

Et c’est avec un Alea der Bescheidene (le chanteur de la formation) perché au-dessus de la scène que le groupe débute son set sur « Finsterwacht » (de l’album du même nom sorti l’an dernier). Un set qui promet clairement du lourd, devant un public très nombreux malgré la pluie ! Et tout y sera bien sûr, et dès le premier morceau : le décor, les chœurs à gogo, les effets pyrotechniques, et une ambiance de folie ! Il est évident que Saltatio Mortis a mis les petits plats dans les grands, et les grands dans les très grands.

Il apparaît évident dès le second morceau, « Wo sind die Clowns » (de l’album « Zirkus Zeitgeist » (2015) que le groupe va bien évidemment nous proposer le meilleur de sa discographie. C’est de bonne guerre, pour un show du 25ème anniversaire. D’autant plus qu’en festival, en principe les groupes proposent leurs meilleurs titres. Ici, c’est d’autant plus vrai. Et on aura bien sûr droit à des surprises, comme le retour de Tina Guo pour « Feur & Erz » de l’album sorti l’an dernier.

Autre surprise, le groupe Tabernis qui est invité sur le morceau suivant, « Heimdall » de l’album « Brot und Spiele » (2019). Et l’ambiance ne fera que devenir de plus en plus survoltée, ça sautera même partout, de l’avant de la scène jusqu’aux gens tout au fond peu avant « Mittelalter » du même album que « Heimdall ». Il faut dire que Saltatio Mortis propose plus d’un titre dansant dans sa discographie, celui-là en est un bon exemple. Et peu importe la pluie, ça donne clairement envie de sauter partout !

Le pire, c’est qu’à ce moment-là, on n’en est qu’au milieu du set. Le groupe a semble-t-il décidé d’exténuer son public :p En tout cas, Alea der Bescheidene mouillera la chemise au sens propre comme au figuré en embarquant dans son drakkar au milieu du public pour « Rattenfänger » (de l’album « Zirkus Zeitgeist » (2015). Il revient sur scène pour un titre plus ancien mais fort efficace en live lui aussi, et qui est « Prometheus », extrait de l’album « Aus der Asche » (2007).

Tout comme le sera également « Hypa Hypa », reprise d’Electric Callboy (avec des danseuses habillées pour l’occasion), avant que le groupe n’enchaîne sur le tout aussi énergique « Vogelfrei » de l’album « Finsterwacht » (2024), ce qui fera retourner son interprète dans le public (sans son drakkar cette fois). Tout ça se finira dans un gros circle pit autour de lui. Que de joie dans le set de ce soir, et il reste encore un quart d’heure avant sa fin ! Alea der Bescheidene terminera couvert de boue (il pleut beaucoup), mais enchaînera immédiatement sur « Keine Regeln » (reprise de FiNCH) avec tout autant d’énergie que depuis le début du set.

Et ça continuera (encore) avec l’arrivée de la chanteuse de Deine Cousine qu’on a quitté un tout petit peu plus tôt, pour « Für immer jung », extrait de l’album « Für immer frei » (2020). Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, on arrive aux dernières minutes du fantastique set de Saltatio Mortis, qui se termine sur « Spielmannsschwur » de l’album « Aus der Asche » (2007). Du début jusqu’à la fin, le groupe tout comme le public auront été incroyables. L’interprète du groupe en aura d’ailleurs la larme à l’œil, et finira même à genoux pour remercier les gens.

Ozzyfied

Il fallait bien un véritable hommage digne de ce nom lors de ce Wacken Open Air 2025, surtout en ce jour qui aura signé l’ultime cérémonie d’adieu à Ozzy Osbourne. Et c’est avec le groupe de covers Ozzyfied que cet hommage aura lieu sur le site du Wacken Open Air 2025. C’est d’autant plus triste qu’il s’agit là de la première prestation live du groupe depuis le décès d’Ozzy, survenu le 22 juillet dernier (le dernier live d’Ozzyfied a eu lieu le 21 juin). On imagine donc le poids qui pèse sur les épaules de la formation ce soir.

C’est sur la W:E:T Stage que le groupe fait son entrée, et c’est après un « So let celebrate Ozzy » de la part du chanteur de la formation, qui a pensé à tous les détails (même les lettres de son nom sur ses phalanges) pour être au plus près de l’apparence d’Ozzy, que le set débute. Même son timbre de voix rappelle celui d’Ozzy, c’en est troublant. Et ça le sera même plus encore quand on le verra reprendre la célèbre chorégraphie avec le crâne en main pour « Mr. Crowley ».

Cet homme, il s’appelle Henning Wanner, et en plus d’être un très grand fan d’Ozzy Osbourne et de Black Sabbath, il est aussi claviériste pour White Lion et Circle II Circle. Et il a beau être Allemand et non pas Britannique, on le confondrait avec Ozzy, car il a vraiment tout pour l’incarner (il prend même sa voix quand il parle entre les morceaux, et en anglais !). Il reproduira même la mythique scène de la chauve-souris. Et les musiciens qui l’accompagnent ne sont pas en reste, car eux aussi font penser aux musiciens d’Ozzy. Le résultat est tout bonnement impressionnant !

Ozzyfied n’existe que 2018, mais ce tribute band aura su fournir ce soir un set d’une grande qualité pour célébrer comme il se doit la mémoire de celui que l’on surnommera toujours le Prince des Ténèbres, mais aussi et avant tout le grand-père du Heavy Metal. On ne peut que remercier le groupe pour ce très bel hommage, et on espère que le principal intéressé est fier de là où il est aujourd’hui. Même si le groupe s’est refusé à jouer « Mama I’m Coming Home » et Henning Warner en expliquera les raisons qui sont très évidentes (trop difficile moralement), on aura tout de même « Dreamer ».

Le set se terminera sur « War Pigs » avant les derniers remerciements de Henning Warner, qui précisera que c’était tout de même difficile de faire cet hommage (il dira précisément « It was a tough game, but we made it »). Mais qu’il se rassure, il a été parfait, ainsi que ses musiciens !

Mambo Kurt
Mambo Kurt

Mambo Kurt

Comme chaque année, Mambo Kurt est présent à ce festival (c’est même lui qui y a le plus joué, 48 fois sans compter ce soir !). C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de jeter un œil (ainsi qu’une oreille, c’est mieux) à la prestation qu’il propose pour ce Wacken Open Air 2025. Je ne l’avais plus revu depuis l’édition 2015 jusqu’à celle de 2024, et c’est clairement trop peu.

Parce que, vraiment, Mambo Kurt, moi je ne m’en lasse pas en live. Surtout quand il nous propose des titres tels que le fameux « Hypa Hypa » d’Electric Callboy, entendu un peu plus tôt chez Saltatio Mortis. Sa version à lui, avec son petit grain de folie qu’on n’explique pas, est tout aussi inoubliable que celle qu’a pu proposer l’autre groupe un peu plut tôt ! Il est tard, il y a peu de monde devant la Headbangers Stage, mais qu’importe, on passe toujours un super moment avec Mambo Kurt !

Comment ne pas craquer quand on entend les premières notes de « The Final Countdown » par Mambo Kurt ? D’ailleurs, on entendra le public en chanter les paroles (au moins le refrain pour la plupart). Et ce sera ainsi tout au long de l’heure allouée à l’artiste, qui est aussi médecin dans la vie de tous les jours, ce qui rend la situation encore plus tordante. Mambo Kurt se rapprochera même du public pour nous proposer sa version très humoristique de « Remmidemmi (Yippie Yippie Yeah) ».

Pour finir cette dernière chronique de ce mercredi 30 juillet 2025, je dirai que clôturer la première journée du Wacken Open Air 2025 sur Mambo Kurt, c’est juste parfait. Sur ce, on se repose quelques heures, et on repart pour une nouvelle journée demain, d’autant plus qu’il y a du lourd de prévu !

JEUDI 31 JUILLET

Smoke Blow

On débute cette seconde journée de Wacken Open Air 2025 dès midi avec Smoke Blow, groupe allemand de Punk Hardcore fondé en 1997 (que je ne connais pourtant pas du tout). Cette formation a fait ses débuts en tant que cover band de ZZ Top, ce qui lui a permis de se faire assez rapidement connaître. Depuis, le groupe a trouvé son identité en proposant plusieurs albums. Son style musical oscille entre Doom Metal, et Punk Hardcore, saupoudré de Stoner et Punk Rock.

On est davantage du côté de Turbonegro, en fait. Et il n’y aura aucune reprise de ZZ Top, puisque le groupe est passé à autre chose depuis. Et malgré un chant un peu approximatif de la part de l’interprète, musicalement, ce que propose Smoke Blow accroche plutôt bien l’oreille d’entrée de jeu. Mais le moment culminant se présentera plutôt vers la fin du set, lorsque le groupe proposera une reprise musclée du titre « Rebel Yell », de Billy Idol.

My Own Shiva

My Own Shiva est l’un des gagnants des Metal Battles, pour le Caucase et l’Asie de l’Ouest. Le groupe, fondé en 2016, nous vient du Kirghizistan (entre la Russie et l’Inde pour les mauvais en géographie). Au compteur, il y a un album, deux EPs et 4 vidéo-clips. Aux masques que portent les 4 membres, on devine que les influences sont davantage du côté de l’Inde que de la Russie. Musicalement, on est sur du Metalcore plutôt léger.

Alors attention, la rythmique est lourde, mais ça reste très accessible, et fort agréable à écouter. Côté ambiance, sur scène on est pas mal, par contre le public est assez clairsemé devant la Headbangers Stage (mais il faut dire que c’est une véritable bouillasse par terre aussi, tant il a plu hier). C’est dommage, car My Own Shiva mérite mieux, mais on souhaite au groupe de parvenir à se faire un nom à l’international.

Deadline

Autre gagnant des Metal Battles pour le Wacken Open Air 2025, cette fois pour la Pologne, c’est Deadline qui passe sur la W:E:T Stage pour 20 minutes également. Il ne s’agit pas d’un groupe tout jeune puisque cela fait déjà 19 ans qu’il existe. Avec ce groupe, nous sommes sur du Post-Death Metal. La mélodie que l’on peut entendre en guise d’intro pour l’arrivée du groupe se veut très cosmique, et quand on écoute le fond musical des compositions de Deadline, on se rend rapidement compte qu’il s’agit là de leur marque de fabrique.

C’est loin d’être désagréable, et ça change de ce que l’on peut entendre chez la majorité des autres groupes. L’identité musicale de Deadline se veut très affirmée, dérangeante, mais elle invite aussi au voyage dans les fins fonds de l’univers. Il est très intéressant de chercher les influences derrière ce que ce groupe propose. Les 20 minutes allouées à Deadline passeront du coup beaucoup trop vite, mais c’est justement la preuve que ce groupe en vaut la chandelle.

Prong

Je connais Prong depuis de nombreuses années et pourtant, je n’avais encore jamais rien écrit sur ce groupe jusqu’à aujourd’hui sur l’Antre de Bloodwitch. Alors, puisque le groupe propose un set pour ce Wacken Open Air 2025, faisons donc un tour de présentation : Prong, c’est du Metal Industriel, ça existe depuis 1986, et ça a influencé tout plein de groupes dont KoRn ou encore Nine Inch Nails.

Nous retrouvons le groupe sur la Louder Stage, pour un set d’une heure complète. Et on entre directement dans le vif du sujet avec un style musical qui n’est pas sans rappeler Sacred Reich ou encore Fear Factory. Prong fait partie des groupes de Metal majeurs des années 90, et pourtant ce groupe est rarement cité comme tel. Cela dit, les fans sont venus en nombre devant la Louder Stage.

Au final, Prong aura proposé une heure d’un set sans fausse note, d’une qualité très professionnelle à laquelle je m’attendais tout à fait. Je ne suis pas spécialement fan de ce que le groupe propose, mais ça valait tout de même le coup de le voir au moins une fois en live. Et je donnerai une mention spéciale pour le titre « Snap your Fingers, Snap your Neck », extrait de l’album « Cleansing » (1994).

Hellbøund
Hellbøund

Hellbøund

Nous sommes de retour parmi les gagnants des Metal Battles pour le Wacken Open Air 2025, avec celui pour la Bulgarie, j’ai nommé Hellbøund. Le groupe est tout jeune puisqu’il travaille encore sur son premier album à l’heure actuelle. Cependant, le chanteur de la formation pose les bases dès l’entrée du groupe sur scène en faisant se baisser l’ensemble du public pour un premier saut sur la première note du morceau qui ouvre le bal.

Il est tout jeune, mais il a déjà bien le sens de la prestation scénique, c’est indéniable ! Il me fait penser au leader de Napalm Death… Du côté de l’univers musical, on est sur un mix entre Groove et Thrash Metal. Pas vraiment un style musical que j’aime, mais je reste tout de même scotchée devant l’énergie déployée par l’interprète d’Hellbøund. C’est un groupe qui fera très certainement parler de lui à l’avenir, je n’ai aucun doute là-dessus.

Skyline

Skyline, au même titre que Mambo Kurt, est présent chaque année au Wacken, et il en était même la tête d’affiche de la toute première édition (j’avais d’ailleurs fait un report de leur prestation au Wacken 2022 et 2024). Cette année ne fait donc pas exception, les membres de Skyline prennent place sur la Harder Stage pour un set d’une heure aujourd’hui. C’est devant un parterre un peu clairsemé que le groupe entre sur scène, mais qu’importe, on sait que le live sera bon.

Car, il faut le dire, Skyline sait très bien faire le show, et je soulignerai même la présence de titres tels que « Human Monster », qui passe superbement bien l’épreuve du live et sur lequel j’aurai un véritable coup de cœur. Il est issu du tout dernier album du groupe, qui est sorti l’an dernier et qui porte précisément ce nom. Ce morceau est la preuve que Skyline sait très bien se renouveler au milieu de ses habituelles reprises.

Nous aurons par ailleurs droit à une mémorable reprise de « In the End », initialement chanté par le regretté Chester Bennington avec Linkin Park. Au final, comme à chaque fois que j’en parle, je dirai que Skyline m’aura fait passer un très bon moment, et je n’ai encore une fois pas regretté d’y avoir passé du temps. Et je terminerai avec une mention spéciale pour le titre « This is W:O:A », écrit tout spécialement pour les 30 ans du Wacken en 2019.

Ugly Kid Joe

Ugly Kid Joe a déjà débuté bien son set sur la Louder Stage quand Skyline a terminé le sien sur la Harder. Mais on y jette tout de même un œil ainsi qu’une oreille, car tout de même, c’est un groupe d’envergure qui y joue pour ce Wacken Open Air 2025. D’autant plus que je n’ai encore jamais eu l’occasion d’évoquer le groupe sur l’Antre de Bloodwitch. Ugly Kid Joe n’est pas un jeune groupe puisqu’il a été fondé en 1989. Pourtant, malgré de nombreuses années d’existence, le groupe n’a sorti que 5 albums au total.

S’il fallait catégoriser Ugly Kid Joe, on mettrait volontiers le groupe aux côtés de Velvet Revolver ou L.A. Guns. Car c’est clairement du bon vieux Hard Rock, ni plus ni moins. Et la masse de fans présents devant la Louder Stage, très compacte, a bien compris qu’il s’agit de bonne musique. Surtout que le set d’aujourd’hui propose surtout des titres issus de « America’s Least Wanted », le tout premier album du groupe publié en 1992.

Le groupe se fendra d’une reprise de Motörhead, « Ace of Spades » précisément. Ce morceau colle très bien au groupe, qui ne le reprend pas pour la première fois (après vérification), après avoir proposé « Cat’s in the Cradle », de Harry Chapin. Ugly Kid Joe terminera son set sur « Everything About You », extrait de l’album « As Ugly as They Wanna Be » (du premier EP sorti en 1991).

Wolfgang Niedecken’s BAP

Wolfgang Niedeckens BAP, plutôt nommé BAP depuis pas mal d’années maintenant, est un groupe de Rock allemand fondé en 1976, et même si du côté de la France on ne sait pas précisément qui ils sont, ici en Allemagne, ce sont des stars immenses ! C’est un des groupes de Rock les plus connus là-bas, alors vous imaginez bien que pour ce qui est de l’envergure, on y est.

BAP a sorti un total de 17 albums entre 1979 et 2011, ainsi que 6 albums live. L’interprète, Wolfgang Niedecken, est le dernier membre originel du groupe, et celui-ci n’a plus subi de changements de line up depuis 2015. Musicalement, c’est du très bon Rock, saupoudré d’un peu de violon et quelques trompettes (et tout ça fait pas mal de monde sur scène, ils sont en effet 9 !). Il y aura même un poil d’ocarina, ce qui est incroyable pour un festival tel que le Wacken !

En tout cas, je comprends aisément pourquoi il y a pas mal de monde devant la Faster Stage, c’est vraiment sympa, ça se laisse franchement bien écouter, et au final on passe un excellent moment devant le groupe de Wolfgang Niedecken, qui a eu la brillante idée de proposer un titre de chacun des albums qu’ils ont pu proposer. Ce qui aura donné un set vraiment sympa à vivre.

Svarttjern

Et voici le premier groupe de Black Metal de ce live-report du Wacken Open Air 2025, avec le groupe norvégien Svarttjern. Fondé en 2003, il est à la tête de 6 albums, et on est à de nombreuses lieues de ce que proposait BAP juste avant. Je n’aurai personnellement qu’un quart sur les 45 minutes de set prévus pour ce groupe afin de me faire une idée de ce qu’il vaut, car j’ai pris rendez-vous sur la Harder Stage à 17h30. Alors rapidement, qu’est-ce que nous avons sur la Headbanger Stage ?

Eh bien, nous sommes sur une planète similaire à celle de 1349 (qui est également à l’affiche de ce Wacken et passera ce soir). Il y a pas mal de monde devant la scène pour assister à la performance de Svarttjern, qui respecte au détail près tous les codes du Black Metal norvégien. Ainsi, en plus du maquillage noir et blanc (et un peu rouge sang aussi), des vêtements noirs, des croix inversées et des instruments noirs (ou rouge pour une guitare), on a aussi cette ambiance très malsaine qui sied si bien à ces groupes.

Le résultat est du coup à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un groupe de Black Metal norvégien, ni plus, ni moins. Pour ma part, j’ai bien quelques groupes dans ma liste de références, mais ils sont en nombre limité. Il me faut ce petit truc en plus pour que j’accroche vraiment, et je ne retrouve pas ce petit truc chez Svarttjern. Mais si vous cherchez du pur Black norvégien, allez-y, vous ne serez pas déçu(e) !

Grave Digger
Grave Digger

Grave Digger

Grave Digger fête son 45ème anniversaire au Wacken Open Air 2025, et il était hors de question que je manque ça, quitte à louper une partie de Svarttjern (leur set se finit à 18h, et Grave Digger débute le sien à 17h30). Dans les actualités du groupe, on a surtout la sortie de son dernier album le 17 janvier dernier, nommé « Bone Collector ». Et on accueille le groupe sur la Harder Stage pour un set d’une heure qui, on le sait d’avance, va passer comme une fusée.

Comme on pouvait s’y attendre, il y a beaucoup de monde devant la scène, et le groupe y est attendu de pied ferme. Et c’est sous quelques effets pyrotechniques que le set débute, avec « Twilight of the Gods », issu de l’album « Rheingold » (2003), et on enchaîne immédiatement sur « The Grave Dancer », de « Heart of Darkness » (1995) avant que l’on entende quelques mots du chanteur Chris Boltendahl pour introduire « Kingdom of Skulls » du dernier album en date (parce qu’il en faut bien).

« Under my Flag » qui vient ensuite, et qui est issu de l’album « The Reaper », nous confirme que Grave Digger ne nous proposera quasiment que ses meilleurs titres, et il est à ce moment-là assez facile d’imaginer la suite de la setlist. L’arrivée de « Valhalla », de « Rheingold » (2003) n’est donc pas une surprise (c’est d’ailleurs avec ce titre que j’ai connu le groupe). Un peu plus tard, l’un des titres principaux du groupe est proposé, à savoir « Excalibur », de l’album du même nom sorti en 2000, avec la présence de Uwe Lulis, actuel guitariste d’Accept, qui a officié pendant 13 ans chez Grave Digger.

Avant de continuer sur un « Rebellion (The Clans are Marching) », issu de l’album « Tunes of War » (1996), qui fera chanter tout le public en chœur pour son refrain, toujours avec Uwe Lulis, mais aussi avec le jeune Jamiro Boltendahl (fils du chanteur né en 2006) en guest. Splendide ! Et ce magnifique set se clôture finalement avec un puissant « Heavy Metal Breakdown », du tout premier album du groupe, du même nom (1984). Rien à redire, tout était parfait !

Macabre

Macabre passe déjà sur la W:E:T Stage depuis un moment quand Grave Digger a terminé son set. Je n’en verrai donc qu’un petit quart d’heure. Mais à dire vrai, la petite dose me convient tout à fait pour ce groupe dont je n’aime que peu de titres (mais un que j’aime beaucoup tout de même, qui est « You’re Dying to be With Me », de l’album « Murder Metal » (2003). Les Américains de Macabre sillonnent les routes depuis 1985 pour distiller leur Metal extrême, et leur réputation n’est plus à faire dans le milieu.

Je tenais à jeter un œil sur le petit quart d’heure dont je dispose pour pouvoir voir le groupe, parce qu’il s’agit là de son 40ème anniversaire. Ce qui est intéressant chez Macabre, c’est que les thèmes abordés dans ses morceaux sont toujours intéressants. Ainsi, j’arrive au milieu de « Vampire of Düsseldorf« , extrait de l’album « Sinister Slaughter » (1993), avant que ne débutent les premières notes de « The Unabomber », de l’EP « Unabomber » (1999). Dans les deux cas, il y a une histoire réelle intéressante derrière.

Et le set se termine sur « Ed Gein », issu de l’album « Grim Reality », le premier du groupe qui est sorti en 1987. Si le sujet vous intéresse, j’ai fait tout un article sur celui que l’on surnomme le Boucher de Plainfield. C’est là tout l’intérêt de Macabre, ils adorent évoquer les sujets les plus noirs de notre société, et pour ma part je trouve dommage de ne pas apprécier davantage ce qu’ils proposent musicalement.

Static-X

Je suis curieuse de voir Static-X en live. Déjà, parce que c’est la première fois. Et ensuite, parce que j’ai le souvenir qu’après la triste mort de Wayne Static en 2014, leader, chanteur et guitariste du groupe, les autres membres avaient dit qu’ils ne le remplaceraient pas, et ils ont tout stoppé. Jusqu’à la réactivation de la page Facebook en 2018. Tony Campos, bassiste et seul ayant droit du groupe, a en effet décidé de réunir les membres originels de Static-X, et de proposer au monde un album en 2020.

Cet album, titré « Project Regeneration, Vol. 1 », contient les dernières parties de voix enregistrées de Wayne. Mais ce n’est pas tout : j’avais appris par la suite qu’une seconde partie à cet album devait voir le jour, là aussi sur base du matériel récupéré de Wayne. Ce second volume est sorti l’année dernière. Entre-temps, en 2019, il faut savoir que le groupe a décidé de partir en tournée mondiale pour les 20 ans du premier album. La décision de faire chanter un homme sur le moment non identifié avec un masque à l’effigie de Wayne a été assez mal perçu par le public.

On a appris par la suite qu’il s’agissait du chanteur de Dope, Edsel, et qu’il refusait de devenir le visage du chanteur de Static X, le réservant à son autre groupe Dope. Ainsi, c’est sous l’identité de Xer0 qu’il performe avec Static-X depuis cette année-là. Il faut savoir que selon le groupe, la famille elle-même était d’accord sur le principe de préserver l’image de Wayne de cette manière. Et nous allons donc retrouver Static X avec le fameux Xer0 sur la Louder Stage ce soir.

Tous les membres font d’ailleurs leur entrée en même temps, pour le set qu’ils doivent faire à ce Wacken Open Air 2025. Et bien que le visuel de Xen0 surprenne quand on ne le connaît pas encore, il est de bon ton de préciser que c’est Laney Chantal, ex-femme de Twiggy Ramirez (ex-Marilyn Manson), qui est maquilleuse spécialisée dans les effets spéciaux, qui a conçu cet étonnant masque. Il faut dire que le travail qui a été fait dessus est fantastique !

Autrement, parce qu’il faut bien parler de la prestation scénique du groupe : eh bien, c’est une bonne surprise au final ! On a réellement du pur Static-X devant nos yeux, mais aussi dans nos oreilles. En effet, le chant de Xen0 se prête très bien aux morceaux proposés par le groupe. Le public est d’ailleurs nombreux devant la Louder, preuve que le retour du groupe depuis 2019 n’était finalement pas une mauvaise idée.

Il y a même une excellente ambiance puisque ça va sauter partout sur le reconnaissable « Love Dump », extrait de l’album « Wisconsin Death Trip » (le premier du groupe, sorti en 1999). Mais je donnerai une mention spéciale pour un autre titre, qui est « Otsegolation », et qui provient du même album. Même si pour le coup, il s’agit d’une version raccourcie qui aura été proposée aujourd’hui. Au final, la majorité des titres seront venus de cet album-là, et le set de ce soir est surtout l’occasion de me rappeler qu’il faudrait que je le réécoute, car cela fait vraiment longtemps !

Krisiun

Après le très bon moment qu’aura été le set de Static-X, passons sur la W:E:T Stage afin de voir ce que donne le set spécial années 90 de Krisiun pour le Wacken Open Air 2025. Ce groupe de Brutal Death Metal brésilien fondé en 1990 ne fait absolument pas partie de mes références, n’étant pas friande du Death Metal de base, et encore moins quand c’est du Brutal Death. Et là, malheureusement, ça coince. Pas mal. Pour ne pas dire beaucoup.

Cela dit, il me faut préciser que les fans de la première heure de Krisiun trouveront forcément leur bonheur en assistant au set proposé par le groupe ce soir, puisque comme je l’ai dit un peu plus haut, celui-ci est entièrement consacré à ce que Krisium a publié dans les années 90, et donc de sa démo sortie en 1992 jusqu’à l’album « Apocalyptic Revelation » de 1998. C’est justement avec un extrait de cet album, à savoir « kings of Killing », que le set débute.

Bon, il y aura tout de même cinq extraits de l’album « Conquerors of Armageddon », qui est sorti en 2000. Et à vrai dire, c’est de cet album que provient la majorité des 11 morceaux que l’on entendra ce soir. Mais cela n’aura pas démotivé le public, bien au contraire.

Benediction

Je ne verrai que le premier quart d’heure de Benediction, ce groupe de Death britannique fondé en 1989, qui fait son entrée sur la Headbangers Stage sur fond d’un morceau du groupe Dead Can Dance. Il est de bon ton de préciser que Benediction fait partie de ces rares groupes de Death à ne jamais s’être éloigné de ce qu’est le Death Metal. J’en profite pour le dire ici, puisque je n’avais encore jamais eu l’occasion d’évoquer ce groupe sur l’Antre de Bloodwitch.

C’est donc le moment de placer quelques lignes au sujet de ce groupe qui, même si je n’aime pas précisément ce qu’il propose, reste une formation majeure dans le milieu du Death Metal, quand bien même je ne le verrai que pour une partie de son set. J’y resterai en tout cas suffisamment longtemps sur ce set pour pouvoir entendre un passage du set que le groupe dédiera au regretté Ozzy Osbourne, qui contiendra les morceaux « Artefacted Irreligion » et « Subconscious Terror », tous deux issus de l’album « Subconscious Terror », sorti en 1990.

Par ailleurs, le chanteur de la formation porte un T-shirt à l’effigie de l’album « Sabbath Bloody Sabbath », et qu’un portrait d’Ozzy se trouve sur la scène. Et je profite de parler de lui précisément pour signaler qu’il s’agit de Dave Ingram, qui faisait partie de Benediction de 1990 jusqu’à son départ en 1998, et qu’il est de retour au sein du groupe depuis 2019.

Ministry
Ministry

Ministry

C’est toujours un plaisir de retrouver Al Jourgensen, l’indescriptible leader de Ministry. Découvert en live lors du M’Era Luna 2006 (qui m’a fait saigner les tympans, tant le volume avait été poussé à son maximum !), j’ai revu le groupe 10 ans plus tard, pour le Wacken 2016, et ça fait donc 9 ans que j’attends d’avoir à nouveau cette occasion. Il faut croire que Ministry, chez moi, c’est une fois par décennie…

Et comme l’ami Jourgensen aime conchier les politiques, c’est avec un portrait de Trump flanqué d’un gros « Imbecile » qu’il entre en scène saluer le public, avant de commencer le titre « Thieves », issu de l’album « The Mind Is a Terrible Thing to Taste » (1989), devant un parterre de fans très resserré. L’Indus incisif de Ministry ne se calmera pas pour le titre suivant qui est « The Missing » du mythique album « The Land of Rape and Honey » (1988).

En effet, Jourgensen a beau avoir supprimé la totalité de ses piercings faciaux, avoir 66 bons (et bien vécus, il faut le dire) printemps au compteur, et paraître plus calme sur scène, il n’en reste pas moins toujours autant sur les dents. Ça se ressent surtout sur des titres tels que « LiesLiesLies » de l’album « Rio Grande Blood » (2006), « Stigmata » de « The Land of Rape and Honey » (1988) ou encore « N.W.O. » de « Psalm 69: The Way to Succeed and the Way to Suck Eggs » (1992).

Et cette fureur dans sa façon de chanter, ainsi que celle de ses musiciens aussi, dénote franchement avec la manière, très calme et posée, d’annoncer pratiquement chacun des morceaux. Car Ministry sur album, ça casse la tête. Et en live, ça casse la tête aussi. Mais attention : dans le bon sens du terme ! Et ça m’aura franchement fait plaisir de revoir un groupe qui n’a nullement perdu de sa superbe en live, aussi longtemps après la dernière fois. Je n’en attendais pas moins de ce groupe.

1349

J’en parlais un peu plus tôt dans la journée, lors du set de Svarttjern, parce que les deux groupes officient dans le même milieu musical et qu’ils viennent du même endroit. C’est 1349, groupe de Black Metal norvégien donc, qui entre sur la W:E:T Stage à 23h pour un set d’une heure. Et c’est avec ce groupe que nous allons clôturer cette seconde journée du Wacken Open Air 2025. C’est en 1997 que d’anciens membres d’un petit groupe nommé Alvheim décident de fonder ce 1349.

Les thématiques de ce groupe ? Satanisme, misanthropie, apocalypse… Que des joyeusetés, en somme ! Et cela se ressent bien dans les compositions que l’on peut entendre ce soir. Le groupe est à la tête de 8 albums à l’heure actuelle, le dernier étant sorti en 2024. De mon côté, on ne peut pas dire que je sois fan de 1349. Quelques morceaux passent sur album, sans plus. Ce sera également le cas en live. Mais le groupe est suffisamment apprécié » pour qu’il y ait beaucoup de monde devant la W:E:T Stage. Et je dois reconnaître que la prestation scénique de 1349 est au top.

VENDREDI 1ER AOÛT

Heavysaurus

Cette troisième journée du Wacken Open Air 2025 débute avec Heavysaurus, formation allemande de Heavy Metal (comme son nom l’indique, par ailleurs), formée en 2017 sous le nom Hevisaurus. Est-ce que vous voyez le projet Henris Dès Metal ? Eh bien là, c’est un peu la même, mais en version allemande. En effet, Heayvsaurus s’adresse en premier lieu aux enfants.

Mais comme les Metalleux sont composés pour la majeure partie de grands enfants, il y a bien du monde devant la W:E:T Stage pour accueillir la bande de dinosaures (oui oui, ils sont tous déguisés en dinos) qui va nous proposer 45 minutes de set ! Et mine de rien, le visuel a beau être clairement adressé pour les enfants, musicalement ça dépote pas mal ! J’oserai même dire que je prends une sacrée claque !

Même si je ne comprends pas grand-chose à ce que j’entends, ni dans les paroles des morceaux, ni entre eux (eh oui, comme je l’ai dit, le groupe est Allemand). Mais ce que je constate très facilement par contre, c’est que l’ambiance sur place est incroyablement pleine de bonnes vibes ! On aura droit à tout plein de reprises, comme « Rock You Like a Hurricane » de Scorpions, mais aussi à des morceaux de reprises, comme l’intro de « The Trooper » (Iron Maiden), « The Final Countdown » (Europe) ou encore « Master of Puppets » (Metallica).

Le tout, dans une super ambiance. Au final, Heayvsaurus, c’est vraiment une excellente surprise, qui fait sourire à la fois les plus jeunes (et il y en avait, des enfants, dans le public !) que les moins jeunes. Et là aussi, il y en avait tout de même beaucoup, vraiment beaucoup ! Quel succès ! Et bien mérité, il faut le dire ! Disons-le, Heavysaurus, c’est une vraie tuerie ! Et une mention spéciale pour le morceau « Rarrr », composition originale du groupe qui figure sur l’album « Rock’n’Rarrr Music » (2018), une !

Graveyard

Passons sur la Louder Stage pour accueillir les Suédois de Graveyard, ce groupe de Hard Rock fondé en 2006, pour une durée d’une heure (officiellement, car moi j’y resterai la moitié, puisqu’il y a un groupe que j’attends sur la Faster à 12h30). Musicalement, ça fait penser à du Kadavar à première vue. Ce n’est pas désagréable. Ça se laisse vraiment bien écouter, en tout cas.

Et du côté du public, malgré le retour de la pluie (qui ne s’est jamais vraiment arrêtée depuis le début de ce Wacken), il y a pas mal de monde devant la Louder Stage sur laquelle le groupe déroule son set. Je pense qu’il serait intéressant de creuser un peu la discographie de Graveyard, qui contient certainement quelques perles.

Dominum

Alors eux, je les attendais avec une très grande impatience au Wacken Open Air 2025 ! Ils ont en effet été un énorme coup de cœur pour moi lors du Graspop Metal Meeting 2024. Je veux parler de Dominum, ce groupe de Heavy Metal allemand qui a sorti son second album, « The Dead don’t Die », le 27 décembre dernier. Du coup, en 2024 on avait un set entièrement composé de morceaux du premier album, « Hey Living People » (2023).

Cette fois, on devrait avoir des extraits des deux, et ça tombe bien, car le second est aussi bon que le premier ! Et je n’étais apparemment pas la seule à attendre le groupe de pied ferme, au vu de l’ambiance dans le public peu avant l’entrée en scène du groupe ! C’est après l’introduction de « Crazy Train » de Black Sabbath (hommage oblige) que Dominum débarque enfin, pour un set d’une heure, en débutant par « Danger Danger » de « Hey Living People » (2023).

Ce groupe est une véritable bouffée d’air sur la planète Metal, et cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment au sujet des nouveaux groupes qui voient le jour chaque année. « Killed by Life » est le premier extrait du second album que le groupe propose aujourd’hui, et il passe méchamment bien l’épreuve du live (il faut dire que c’est un véritable hymne). Et puis, la bonne humeur de Felix Heldt, chanteur de la formation, est tellement communicative !

Il n’aura aucun mal à faire chanter l’ensemble du public sur l’introduction de « The Dead don’t Die » qui provient également du second album. Et le public n’aura de cesse d’encourager le groupe tout au long de son set. Un public fort nombreux devant la Faster Stage, pour un groupe qui le mérite bien, et à qui on souhaite une très longue existence.

Setyøursails
Setyøursails

Setyøursails

Setyøursails est déjà sur la W:E:T Stage depuis une demi-heure quand Dominum a terminé son set, je prends donc celui de ce groupe de Metalcore allemand fondé en 2016. Pour le quart d’heure qu’il me reste à en voir, je constate immédiatement que c’est du Metalcore comme j’aime, à la Any Given Day, mais avec un chant féminin.

Il y a bien peu de monde devant la scène (mais il y a surtout une belle mare de boue à cet endroit, aussi, qui continue à s’étaler avec la pluie incessante). Pourtant, le groupe mérite qu’on s’y attarde. et il est bien possible que je le fasse moi-même, car j’aurai bien aimé le peu que j’en ai entendu.

Brothers of Metal

Derrière ce nom un peu pompeux qu’est Brothers of Metal, qu’est-ce qui se cache ? Eh bien, il s’agit d’un groupe suédois de Heavy / Power Metal fondé en 2012, qui est pour le moment à la tête de trois albums. Ici, on est très axé viking et mythologie nordique, tant dans le visuel proposé par le groupe, que par le style musical qui va avec. Sur le papier, ça ne peut clairement pas me déplaire.

Nous sommes donc sur la Harder Stage pour assister au set de Brothers of Metal. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a un monde fou devant la scène. Musicalement, on est entre du Battle Beast et du Powerwolf. Ça se laisse très bien écouter, et pour ma part, j’apprécierai surtout « Prophecy of Ragnarök », qui est extrait de l’album du même nom sorti en 2017, ainsi que « Sowilo », de l’album « Fimbulvinter » (2024).

Autrement, il faut dire que Brothers of Metal propose des morceaux qui sont relativement passe-partout. Je soulignerai cependant les grandes qualités vocales de Ylva Eriksson, l’interprète féminine du groupe (il y a aussi un chant masculin, qui l’accompagne par ailleurs très bien), qui a déjà collaboré avec Orden Ogan et Twilight Force. L’heure de set allouée au groupe passe donc vraiment vite, et c’est presque dommage. Belle prestation en tout cas, avec une vraie présence scénique de chacun des 8 membres du groupe.

Landmvrks

Passons à présent sur la Faster Stage afin de retrouver Landmvarks, groupe de Metalcore français qui nous vient tout droit de Marseille (et qui a ramené le soleil avec lui apparemment, il était temps qu’on puisse le voir un peu). C’est une fierté que d’avoir des Français au Wacken Open Air 2025 ! Depuis 2014 que Landmvrks existe, le groupe a su se faire un nom dans l’univers du Metalcore, à juste titre car les Marseillais proposent vraiment des morceaux de qualité.

Car la France ne compte pas que Gojira dans ses bons groupes de Metal. Landmvrks n’est d’ailleurs pas la seule formation française à se produire au Wacken cette année, tout à l’heure j’aurai l’occasion de vous parler d’un autre groupe qui s’appelle Celeste. Pour ce qui est de Landmvrks, vous devriez y jeter une oreille si vous aimez le style d’Architects. Le public accueille en tout cas très bien le groupe, qui joue pour la première fois au Wacken.

Il y a d’ailleurs beaucoup de monde devant la Faster Stage pour l’heure de set à laquelle nous assistons là, ce qui est très valorisant pour Landmvrks. Il me faut mentionner que Florent Salfati, qui est au chant, alterne avec brio entre le chant saturé, la voix claire et le rap, avec même un peu de français en introduction à « Visage », de l’album « Lost in the Waves » (2021). Le groupe n’a aucun mal à convaincre au Wacken, et dont la prestation s’avérera parfaite du début jusqu’à la fin du set.

Wednesday 13

C’est sur une intro faite de l’un de leurs propres morceaux, à savoir « Blood Fades to Black » qui provient de l’album « Calling all Corpses » (2009), que les membres de Wednesday 13 entrent sur la Headbangers Stage pour un set d’une durée de 45 minutes. Wednesday 13, c’est aussi et surtout le nom de scène du leader et interprète du groupe, Joseph Poole de son vrai nom.

Il est connu entre autres pour avoir créé Murderdolls avec le regretté batteur Joey Jordison (Slipknot). J’avais adoré leur premier album, « Beyond the Valley of the Murderdolls » (2002). Mais bref, ce n’est pas le sujet. Pour ce qui est de Wednesday 13 (le groupe), là aussi j’ai beaucoup apprécié le premier album, « Transylvania 90210: Songs of Death, Dying, and the Dead » (2005).

Et ça tombe bien, puisque sur les neuf morceaux que le groupe jouera ce soir, trois en sont extraits, à savoir « Look What the Bats Dragged In », l’excellent « I Walked With a Zombie » et « Bad Things ». Et comme Wednesday 13 (l’homme) est à l’origine de Murderdolls, c’est avec beaucoup de satisfaction que je reconnaîtrai dès les premières secondes « Summertime Suicide », et plus tard « Nowhere » qui appartiennent à ce groupe-là.

Au final, ce set de Wednesday 13 m’aura pleinement fait revenir dans mes années lycée, pour mon plus grand bonheur. Et je suis ravie de voir que ce groupe a su rester en vie jusqu’à aujourd’hui. J’aurais adoré qu’il en soit de même pour Murderdolls, mais Wednesday 13 en faisant des reprises, c’est presque comme si les deux étaient toujours là, en quelque sorte. Car les deux sont de grands représentants de l’Horror Punk Metal, tout comme le sont les Misfits.

Peyton Parrish

Courons voir ce que donne Peyton Parrish sur la Harder Stage, lui qui a débuté son set avant que Wednesday 13 ne termine le sien. Chanteur mais aussi compositeur, producteur de musique Rock Metal et Country, ainsi que Youtubeur, Peyton Parrish s’est rendu célèbre en 2020 avec le titre « My Mother Told Me », qui est utilisé dans la série télévisée « Vikings ».

Il a sorti plusieurs albums depuis le début de sa carrière, et il se présente aujourd’hui, à ce Wacken Open Air 2025, avec tout un groupe pour un set d’une durée d’une heure. Un set qui s’avère très efficace, malgré un public un peu clairsemé (alors que le soleil est resté depuis Landmvrks). Peyton Parrish a par ailleurs une très belle voix, qu’il est très agréable d’écouter.

Le moment qui restera le plus remarquable pour moi sera la reprise de « I’ll Make a Man out of you », que l’on connaît mieux en français sous le titre « ‘Comme un Homme », et qui se trouve dans la bande originale du dessin animé de Disney « Mulan ». Ce morceau est selon moi le meilleur moyen de se rendre compte des performances vocales de Peyton Parrish, qui semblent presque sans limite.

Nailbomb
Nailbomb

Nailbomb

Je ne verrai que le premier quart d’heure de Nailbomb, puisque j’irai voir Krokus sur la Faster Stage ensuite. Pour le moment, nous sommes devant la Louder Stage. Alors ici, qu’avons-nous ? Eh bien, c’est un projet qui est porté par les frères Cavalera, Max et Igor, et donc forcément, on a du Thrash à la Sepultura, qui fait aussi penser à Soulfly (évidemment). Ce projet est né en 1993 et ne compte qu’un seul album qui est sorti l’année suivante : « Point Blank ».

Et bien évidemment, ça fait du bruit. Beaucoup de bruit. Devant un public nombreux, par ailleurs, pour cette heure de set qui débute. Ce qui est logique, au vu de la très bonne réputation d’Igor et Max Cavalera. En effet, entre Soulfly, Sepultura et Cavalera Conspiracy, on peut dire qu’ils n’ont plus grand-chose à prouver. Et sans surprise, pour ce set de Nailbomb aujourd’hui, ce sont des morceaux issus de l’album « Point Blank » (1994) que l’on entendra. Comme tous les projets ignés Cavalera, ce ne sera pas ma tasse de thé. Mais le public, lui, est conquis !

Krokus

Allons voir à présent ce qui se passe du côté de Krokus, qui n’est pas un groupe jeune. Cette formation de Hard Rock suisse a en effet été fondée en 1975, elle a donc un demi-siècle, et c’est elle que nous allons accueillir sur la Faster Stage à 17h30 pour une durée d’une heure et quinze minutes (pour ma part cependant, je n’en verrai que les quarante premières minutes, ayant un autre groupe à voir sur la Headbangers Stage). C’est dommage en un sens, car le Hard Rock à la AC/DC, j’aime bien.

Il n’y a pas plus de monde devant Krokus qu’il n’y avait devant Peyton Parrish qui est passé juste avant sur la scène voisine à la Faster Stage. C’est assez difficilement compréhensible, je trouve, tant la qualité du live est bonne. Il faut dire que ce n’est pas à Krokus qu’on va apprendre à faire des lives (ils en sont à quasiment un millier…). Et je tire mon chapeau bien bas à Marc Storace qui, du haut de ses 73 printemps, assure encore un max en live. Dommage que je ne puisse rester jusqu’à la fin, puisque je dois passer sur la Headbangers Stage pour soutenir des Français.

Celeste

Revenons donc sur un autre groupe français après Landmvrks, avec les Lyonnais de Celeste, dont le groupe existe depuis 2005, et dont le style musical oscille entre Sludge, Black Metal et Post-Hardcore. Seules 45 minutes ont été allouées à Celeste sur la Headbangers Stage pour le Wacken Open Air 2025, et j’arrive une vingtaine de minutes après le début (ce sont les aléas de vouloir voir deux groupes qui se chevauchent).

Alors, qu’en est-il du côté de Celeste ? Eh bien, il y a du monde devant la Headbangers Stage où le groupe passe, et pas mal de têtes qui oscillent au rythme de la musique. Malgré un son un peu brouillon, on devine des mélodies qui accrochent l’oreille, bien qu’on ne comprendra pas les paroles chantées par Johan Girardeau (pourtant en français). Mais c’est un peu voulu aussi, puisque son chant est exclusivement composé de grunts.

Pour se faire un repère, Celeste serait à ranger du côté d’Amenra (qui passe d’ailleurs demain soir en clôture de la W:E:T Stage). Au niveau des thèmes abordés, on est sur tout ce qui est négativité, désespoir et autre violence. Il est donc difficile d’envisager une musicalité qui sonne positivement. Cela dit, il faut tendre l’oreille, car il y a vraiment des passages mélodiques qui valent le coup dans les compositions du groupe.

Dirkschneider

Gros évènement ce soir avec le set de Udo Dirkschneider pour le 40ème anniversaire de la tournée « Balls to the Wall », et c’est pour 90 minutes de set qu’il fait son entrée sur la Harder Stage avec son groupe. Je me souviens encore de sa prestation pour Alcatraz 2021, qui avait été absolument fantastique. J’aurais aimé entendre un peu de son album solo, « My Way », pour le Wacken 2022, mais cette fois aussi, on a eu un set entièrement composé de morceaux d’Accept.

Le Hellfest 2024 avait été pour moi l’occasion de voir le groupe Accept avec son chanteur depuis 2009, Mark Tornillo. Mais quoi qu’on en dise, Accept, c’est surtout Udo Dirkschneider, et on ne peut que comprendre que lui-même ne reprenne que du Accept en live. Et étant donné que nous sommes au 40ème anniversaire de la mythique tournée donnée pour l’album « Balls to the Wall », il est encore plus évident qu’aujourd’hui, on va avoir du Accept.

Pour la petite anecdote, qui a tout de même son intérêt, il faut savoir que Udo a réenregistré l’album « Balls to the Wall » et que le résultat est sorti en février dernier. L’idée est bien évidemment de faire un hommage à cet album, devenu l’un des plus populaire de tout ce qu’on connaît en matière de Heavy Metal, tous groupes confondus. Et Udo a donc invité tout un panel d’artistes pour réenregistrer chacun de ses morceaux.

Et les hostilités du jour débutent avec « Fast as a Shark », qui se ra suivi par « Living For Tonite » et « Midnight Mover », mais qu’on ne s’y trompe pas, le set de ce soir est celui des 40 ans de l’album « Balls to the Wall ». Ainsi, après ces trois morceaux, ce sera la totalité de cet album qui sera proposé par Udo et ses musiciens.

Et alors que d’habitude, on a le très fameux « Balls to the Wall » en dernier, cette fois, le morceau sort en 4ème position de la setlist du jour. Mais ce titre n’en fera pas moins chanter encore et encore tout le public, même sans plus aucun autre instrument que la cymbale. C’est toujours un merveilleux moment que d’assister à ce moment-là.

Tout comme il est très intéressant de pouvoir entendre des morceaux que Udo ne fait habituellement qu’assez rarement en live, tels que « Fight it Back » (qui contient par ailleurs un solo de guitare du feu de dieu !), bien évidemment issu de l’album « Balls to the Wall ». Et on entendra aussi avec grand plaisir d’autres morceaux plus confidentiels encore, comme « Losing More Than You’ve Ever Had » ou « Turn Me On ». Surtout ces deux titres précisément, car on ne les entend vraiment jamais en live.

Je disais plus haut que Udo a réenregistré l’album « Balls to the World » avec tout plein d’invités. Eh bien ça tombe bien, car Doro Pesch entre en scène pour celui qu’il a refait avec elle sur l’album, à savoir la ballade « Winter Dreams ». Et comme il reste encore plus de vingt minutes de set à la fin de ce morceau-là, on continuera avec l’un des titres les plus mythiques d’Accept, à savoir « Princess of the Dawn », issu de l’album éponyme de 1982. Puis « Up to the Limit », de l’album éponyme de 1986, et « Burning » de l’album « Breaker » (1981).

Ma seule déception, puisqu’il faut bien qu’il y en ait une dans l’immensité du show que Udo Dirkschneider nous aura fourni ce soir avec ses musiciens, c’est l’absence du titre « Metal Heart », de l’album du même nom sorti en 1985. Hymne parmi les hymens du Heavy Metal, il aurait été parfait de l’ajouter à la setlist de ce que nous venons de voir. Il aurait manqué dix minutes à ce set, juste pour ce morceau.

Papa Roach

J’ai eu l’occasion de voir Papa Roach en live pour la première fois lors du Hellfest 2023. Et je me souviens avoir alors été fort étonnée de constater que je connaissais la grande majorité des morceaux proposés ce jour-là, alors même que je n’ai jamais écouté le moindre album du groupe. Et avoir passé un très bon moment, ce que je me prépare à réitérer au Wacken Open Air 2025 devant la Faster Stage, pour le set que le groupe va proposer sur une durée d’une heure trente.

Le groupe, créé en 1993, fait son entrée sur « Even If It Kills Me », son nouveau single qui est sorti cette année, et qui prouve qu’il ne faut pas encore l’enterrer. Et puis ce serait compliqué, au vu du très grand nombre de gens devant la Faster Stage ! Ça se voit que le groupe était attendu, par le nombre, mais aussi par l’ambiance, qui est excellente.

Je donnerai une mention spéciale pour le morceau « Forever » , de l’album « The Paramour Sessions » (2006), qui n’est pas des plus énervés, mais qui m’aura bien accroché l’oreille, d’autant plus qu’il se sera terminé sur un extrait de « In The End », en hommage au regretté Chester Bennington de Linkin Park.

Au final, les 90 minutes allouées à Papa Roach passent vraiment vite, elles auront même filé comme le vent, d’autant plus que le groupe nous aura proposé plein de références à côté de ses propres morceaux. Pêle-mêle, on aura pu entendre un peu de « Changes » (Black Sabbath), « Blind » (KoRn), ou encore « Chop Suey! » (System of a Down). Et finalement, c’est sur « Last Resort », de l’album « Infest » (2000) que Papa Roach terminera son excellent set.

Dimmu Borgir
Dimmu Borgir

Dimmu Borgir

Ce n’est pas la première fois que je parle de Dimmu Borgir sur l’Antre de Bloodwitch, par contre c’est bien mon premier report live de ce groupe de Black symphonique norvégien créé en 1993, dont il y a deux albums que je porte particulièrement dans mon cœur : « Death Cult Armageddon » (2003) et « Eonian » (2018). J’ai bien vu le groupe en live une fois, c’était le 4 octobre 2007 à l’Élysée Montmartre (Paris), et je n’en avais alors rien écrit.

Le Wacken Open Air 2025 est enfin l’occasion de vous proposer un live report de ce groupe que j’aime vraiment bien, et depuis longtemps. En plus, le set de ce soir va durer 90 minutes, ce qui est franchement bien. C’est avec « Moonchild Domain », vieux morceau extrait de l’album « Godless Savage Garden » (1998) que le groupe débute son set, devant un parterre de fans bien rempli. Avant d’enchaîner sur un extrait de l’excellent « Eonian » (2018) que l’on reconnaît immédiatement, et qui est « Interdimensional Summit », comme pour montrer l’évolution du groupe entre ces deux albums, qui est fulgurante, il faut le dire.

Le troisième titre, « Gateways », est quant à lui extrait de « Forces of the Northern Night » (2017), un album que j’ai moins apprécié, mais qui comporte tout de même quelques morceaux intéressants, dont celui-ci. « The Serpentine Offering », qui provient de l’album « In Sorte Diaboli » (2007) est également un très bon titre. Il paraît évident à ce moment-là que le groupe ne va nous offrir que ses meilleurs titres. On n’est donc pas forcément très surpris quand Shagrath annonce « In Death’s Embrace », de l’album « Enthrone Darkness Triumphant » (1997).

Quoi qu’il en soit, chacun de ces morceaux montre bien que Dimmu Borgir a toujours su faire de très bonnes compositions. Ce que je comprends moins cependant (j’ai enfin l’occasion de placer cette pensée que j’ai depuis fort longtemps), c’est la raison pour laquelle on a toujours comparé ce groupe avec Cradle of Filth. Ils ne jouent en effet pas du tout dans la même cour.

Ce qui est certain en tout cas, c’est qu’aujourd’hui et depuis bien longtemps, les deux groupes ont chacun une identité qui lui est propre, et qu’ils n’ont pas forcément les mêmes fans (ça a même été un peu la gueguerre à une époque entre eux). Pour ma part, j’apprécie tout autant l’un que l’autre, des deux côtés j’ai mes titres (voire mes albums entiers) fétiches.

Je serai justement contente que Dimmu Borgir propose « Cataclysm Children » de « Death Cult Armageddon » (un titre jamais rejoué depuis 2014, qui plus est). Cet album qui est resté mon favori du groupe depuis sa sortie en 2003 jusqu’à « Eonian » en 2018. En fait, voilà 7 ans que je ne parviens pas à me décider sur lequel des deux je trouve meilleur que l’autre… Et le fait que le groupe joue « Council of Wolves and Snakes » de cet album-là juste avant ne m’aide pas non plus à trancher.

Pas plus que l’arrivée un peu plus tard de cette perle qu’est « Progenies of the Great Apocalypse », extraite de « Death Cult Armageddon ». Mais au final, même si ce live ne m’aura pas permis de départager les deux albums qui, pour moi, sont les meilleurs de Dimmu Borgir, le groupe aura fourni une setlist vraiment excellente, avec des incontournables comme « Mourning Palace », de l’album « Enthrone Darkness Triumphant » (1997), qu’il était inenvisageable de ne pas entendre ce soir. Et on termine donc cette journée sur une note très positive !

SAMEDI 2 AOÛT

TrollfesT

Nous commençons cette quatrième et dernière journée de Wacken Open Air 2025 avec du Folk Metal norvégien sur la Faster Stage. TrollfesT va nous y proposer un set d’une durée d’une heure. Comparable à du Korpiklaani ou encore du Finntroll, ce groupe est pourtant un peu moins réputé, malgré les 9 albums qu’il a au compteur.

Le groupe débarque sur la scène flanqué de costume de flamand rose du plus bel effet (tous, oui, même le batteur !), et même le décor de fond est sur le même ton. Et c’est assez logique, puisque c’est précisément le thème du dernier album du groupe qui est sorti il y a 3 ans, et qui très justement titré « Flamingo Overlord ». TrollfesT, comme son nom le dit bien, est un groupe très trollesque, et c’est ce qui le différencie de Korpiklaani et Finntroll justement.

Musicalement, ça vaut le détour, les riffs de guitare sont fort accrocheurs, les mélodies des refrains se retiennent facilement, et en définitive, on a là du très bon Folk Metal, qui sait s’énerver quand il y en a besoin. C’est justement dans ces moments-là qu’on pensera à Finntroll, comme sur toute la première partie de « Twenty Miles an Hour » , extrait de l’album « Flamingo Overlord » (2022) dont je parlais plus haut (les flamands, vous vous souvenez ?).

TrollfesT, c’est parfait pour débuter cette ultime journée ! Et pas mal de gens l’ont bien compris ! Mention spéciale pour le titre « Piña Colada » (du même album), avec le bassiste qui sera à la tête d’une véritable queuleuleu dans la fosse. On n’a même plus l’impression d’être au Wacken, tant la situation prête à sourire (dans le bon sens du terme) ! On continuera donc cette journée avec un grand sourire aux lèvres grâce à TrollfesT.

Warkings

Je ne verrai que le premier quart d’heure du set de Warkings, qui passe sur la Harder Stage, puisque je passerai sur la W:E:T Stage ensuite. Warkings, c’est un jeune groupe de Power Metal international (allemand, autrichien et suisse précisément), fondé en 2018 mais qui compte déjà 5 albums à son actifs (c’est qu’ils sont productifs !). C’est sur « The Last Battle », de « Reborn » (le premier album sorti en 2018), que le groupe fait son entrée, après une introduction sur « Wa Are Warkings ».

Musicalement, ce groupe serait à rapprocher de formations telles que Orden Ogan. Visuellement aussi, d’ailleurs, puisque les membres de Warkings sont également déguisés en soldats, et que les paroles de leurs morceaux tournent autour du thème de la guerre. En tout cas, c’est fort sympathique à écouter, et la présence scénique de Warkings est bonne, de sorte que l’ambiance au sein du public est excellente.

Majestica

Majestica, qui s’installe sur la W:E:T Stage pour un set de 45 minutes, est un groupe de Power Metal Symphonique venu tout droit de Suède, et fondé il y a déjà 25 ans. Musicalement, ça rappelle beaucoup tout ce qui est Stratovarius, Sonata Arctica ou encore Helloween. Et comme ce style musical l’impose, chaque morceau est un véritable hymne à lui seul. Les refrains sont très faciles à fredonner, même sans connaître les morceaux, et même les couplets sont hyper accessibles.

Cela donne un groupe qui se laisse très facilement écouter, sans doute parmi les plus légers qu’il y ait eu jusqu’à maintenant dans ce que j’ai pu voir. À savoir : le groupe a sorti son dernier album, « Power Train », le 7 février dernier. Et bien qu’on en entendra quelques extraits, je retiendrai surtout des morceaux tels que « Night Call Girl », qui est extrait de l’album « Above The Sky » (2019).

Destruction

Continuons notre avancée du Wacken Open Air 2025 en allant suivre une partie sur les 60 minutes que Destruction nous propose sur la Louder Stage (un autre groupe passe sur la Faster à 14h). Avec Destruction, nous sommes dans la lignée de Kreator, Tankard ou encore Sodom. En fait, Destruction est le 4ème grand nom du Thrash allemand, et voilà plus de 40 ans que ce groupe existe (il a été fondé en 1982).

Les quatre membres sont accueillis par une foule plutôt compacte sur la Louder Stage, et il faut dire qu’ils démarrent fort dès le premier titre, même si pour ma part, je n’accroche pas plus que ça (le Thrash et moi, hein… sauf un peu Kreator, je reconnais). Destruction n’a clairement rien à prouver à qui que ce soit, tant le groupe est bien installé dans l’univers du Thrash, et ses membres assurent clairement en live. En tout cas, pour ma part, je file sur la Faster Stage au bout d’un quart d’heure.

August Burns Red
August Burns Red

August Burns Red

C’est d’une façon très originale que que le groupe August Burns Red débarque sur la Faster Stage pour un set d’une heure. Nous sommes sur du Metalcore chrétien (oui) qui nous vient tout droit de Lancaster, en Pennsylvanie, et la formation existe depuis 2003. Personnellement, je ne connaissais pas encore, mais le groupe dispose d’une carrière solide, et il est très suivi de par le monde (plus d’un million de followers du côté de Facebook).

Il y a donc pas mal de monde devant la Faster Stage avant l’arrivée du groupe. Mais du coup, qu’est-ce qu’il en est de cette fameuse entrée en scène de August Burns Red ? Alors en fait, le groupe est arrivé sur l’enregistrement de « Chop Suey! » de System of a Down, et a commencé à embrayer juste au début du premier couplet, d’une façon tellement fluide que ça m’en a fait lever un sourcil. C’est une superbe entrée en matière que le groupe nous a fait là, la meilleure que j’ai pu voir depuis bien longtemps !

On continue sur un morceau du groupe, qui est « Paramount », issu de l’album « Guardians » (2020). Et à ce moment, je commence déjà à regretter de ne pas connaître ce groupe. J’accroche immédiatement à son univers musical, qui n’est pas sans me rappeler As I Lay Dying ou encore All That Remains. August Burns Red sera donc l’une de mes découvertes coups de cœur cette année.

Et le titre suivant, « Composure » de l’album « Messengers » (2007) finira de me convaincre que j’ai tout intérêt à aller creuser la discographie du groupe. Ce qui sera fait rapidement, vous pouvez me croire. Certains titres tels que « Bloodletter », qui est issu de l’album « Guardians » (2020), sont moins mélodiques et me plaisent moins, mais dans la majorité des morceaux qui sont proposés aujourd’hui, je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment intéressant chez August Burns Red.

Dool

Dool est un groupe de Doom Metal originaire des Pays-Bas qui existe depuis 2015. Habituellement, je ne suis pas très Doom, mais je dois reconnaître que les compositions de ce groupe sont fort intéressantes. Et puis la voix de l’interprète, Raven Van Dorst, est vraiment chouette à entendre. Dool fait partie de ces groupes qui, je trouve, bercent l’auditeur, c’est très agréable à écouter.

Il est dommage que le set ne dure que 45 minutes, et même encore moins pour moi, puisque je vais passer devant la Harder Stage avant la fin. Mais honnêtement, le peu que j’aurai entendu de Dool aura suffi à me convaincre que c’est un bon groupe, et qu’il vaut la peine u’on y jette une oreille attentive. Je regrette qu’il y ait peu de monde devant la W:E:T Stage pour les écouter, mais il faut dire qu’une grosse pointure arrive sur la Harder Stage, et je vais justement aller la rejoindre.

Floor Jansen

On la connaissait en tant qu’interprète pour After Forever, et pour Nightwish depuis 2013. Aujourd’hui, c’est en son nom qu’elle vient se produire pour un set d’une heure sur la Harder Stage. Je veux parler de Floor Jansen bien sûr ! Elle a sorti un album de Pop Rock titré « Paragon » en 2023.

Mais nous sommes au Wacken Open Air 2025, alors même si on s’attend tout de même à en entendre un peu, il paraît assez évident qu’elle va aussi faire un détour du côté de ce qu’elle a pu faire du côté des deux groupes sus-cités, pour le plus grand bonheur du parterre de fans bien rempli qui est présent. C’est ce qui va justement arriver pour le second morceau joué ce jour, qui est « Noise », de Nightwish (il vient de l’album « Human. :II: Nature. », 2020).

Floor proposera ensuite un extrait de son album solo, et ce sera « Invincible ». Mais Nightwish reviendra peu après, avec « Spider Silk » (de l’album « Yesterwynde », 2024), suivi par « Amaranth » (de « Dark Passion Play », 2007). Et plus tard, il y aura « Nemo » (de « Once », 2004). Mais les fans d’After Forever en auront aussi pour leur plaisir, avec « Energize Me » (de l’album « éponyme « After Forever », 2007) puis « Face your Demons » (de « Remagine », 2005).

Le set se terminera sur « Fire », qui est extrait de l’album « Paragon » (2023) de Floor elle-même. Et on ne regrettera absolument pas d’y avoir assisté, tant cette heure aura été très sympa à vivre. Floor Jansen assure vraiment au chant, et sa voic ne fait que gagner en qualité avec le temps. J’ai trouvé ce live encore mieux que ce qu’elle avait founir avec Nighwish lors du Wacken World Wide 2020 et du Hellfest 2022.

Annisokay

Le set d’Annisokay est déjà commencé depuis un moment lorsque j’arrive sur la Louder Stage. Mais j’y débarque à temps pour voir le duo que le groupe a enregistré avec Any Given Day, à savoir « H.A.T.E. ». Ce morceau, qui est présent sur l’album « Limitless » d’Any Given Day, sorti en 2024, passe très bien. Il faut dire aussi que les deux groupes voguent dans la même sphère musicale, alors ils s’accordent parfaitement. Ainsi, si vous aimez le premier groupe, vous saurez forcément apprécier le second, et vice-versa.

Annisokay, formation allemande de Post-Hardcore fondée en 2007, a sorti pour le moment un total de 5 albums si on oublie l’instrumental de l’album « Arms » qui est sorti en 2019, soit un an après la version classique de ce même album. Ce mélange de Punk Hardcore et de Heavy Metal est franchement sympa à écouter. Il est juste dommage que le groupe termine sur « STFU », de l’album « Aurora » (2021), car ce n’est pas le morceau le plus marquant pour une fin de live.

Crownshift

Crownshift a débuté son set avant que Floor Jansen n’ait terminé le sien, je le prends donc en cours. Et je dois dire qu’il est clairement de qualité. Le groupe est pourtant très jeune puisqu’il a été fondé il y a seulement trois petites années, et qu’il n’a sorti qu’un seul album pour l’instant, que les membres ont tout simplement nommé du nom de leur groupe. Mais attention aux apparences : ils sont tous loin de débuter !

En effet, derrière les fûts, on a Heikki Saari de Finntroll, qui a déjà joué en live avec des groupes tels que Wintersun ou Norther. À la basse, c’est Jukka Koskinen, bien connu chez Nightwish et Wintersun, et qui a officié entre autres pour Norther et Cain’s Offering dans le passé. À la guitare et aux backing vocals, il s’agit de Daniel Freyberg qui était auprès d’Alexi Laiho au sein de Children of Bodom et Bodom After Midnight. Lui aussi est un ex-Norther, par ailleurs. Il n’y a que le chanteur qui est moins connu, il s’agit de Tommy Tuovinen de MyGrain.

C’est avec ce genre de groupes que l’on se rend compte que sur la planète Metal, ils se connaissent tous quand ils officient dans la même branche musicale. Par contre, je constate que malgré un line up aux petits oignons, la présence du groupe sur la Headbangers Stage n’a su convaincre que bien peu de Metalleux d’y faire le déplacement. C’est en effet très aéré devant la scène, et cette fois, on ne pourra pas dire que c’est la pluie qui a fait fuir les fans.

C’est dommage, car ce que propose le groupe est bien sympa. Il me fait par moments penser à un groupe français qui s’appelle Fractal Gates, que j’apprécie beaucoup. Du coup, la grande majorité des Metalheads présents à ce Wacken Open Air 2025 rateront la fin du set de Crownshift, qui a décidé pour finaliser de reprendre un morceau de Children of Bodom, à savoir « Chokehold (Cocked ‘n’ Loaded) » de l’album « Hate Crew Deathroll » (2003). Personnellement, je ne regrette pas d’être venue les voir !

Night Demon
Night Demon

Night Demon

C’est au tour de Night Demon de s’installer sur scène, plus précisément sur la W:E:T Stage, pour un set de 45 minutes. Ce groupe de Metal californien existe depuis 2011 et a sorti pour le moment un total de 3 albums. Le groupe fait son entrée sur « Screams in the Night », extrait de l’album « Curse of the Damned » (2015), un titre qui donne immédiatement le ton pour le titre suivant, éponyme de cet album-là justement. Et c’est de bon ton, puisque ce set fête le 10ème anniversaire de cet album.

Et c’est son précisément titre éponyme qui va me convaincre que je ferais bien me pencher sur Night Demon, que je ne connaissais pas du tout jusque-là. C’est vraiment un groupe efficace en live, et ses compositions sont très intéressantes, alors même que ce n’est pas tellement le style de musique que j’écoute habituellement. On se laisse très facilement emporter dans l’univers des Américains. J’aurai fait une belle découverte avec Night Demon, et je compte bien en creuser la discographie.

Decapitated

Changement (complet) d’univers avec Decapitated sur la Louder Stage pour une heure de set, que je prends en cours, ayant été retenue par ma découverte de Night Demon juste avant. Ce groupe De Brutal Death Metal a été fondé par des gamins de 12 à 14 ans en 1996, bien qu’aujourd’hui, près de 30 ans plus tard, seul le guitariste Wacław « Vogg » Kiełtyka est toujours là. Pour la petite histoire, il faut savoir que l’on aurait très bien pu ne plus jamais revoir ce groupe en live après 2007.

L’histoire de Decapitated a en effet été ponctuée d’un triste évènement, qui s’est déroulé le 29 octobre 2007. Le groupe se rendait alors à Gomel, en Biélorussie, quand leur bus de tournée a percuté un camion qui transportait du bois. Adrian « Covan » Kowanek, alors chanteur du groupe depuis 2 ans, et Witold « Vitek » Kiełtyka, batteur originel de la formation, ont été tous deux grièvement blessé.

Le premier, Adrian, a été victime d’une négligence médicale tandis qu’il était dans le coma, il souffre depuis d’une hypoxie cérébrale (un manque d’oxygénation du cerveau) et reste paralysé à vie et en fauteuil roulant (des campagnes de dons sont régulièrement ouvertes pour aider ses parents à lui procurer du matériel, et le groupe participe régulièrement). Quant au second, Witold qui est le petit frère du guitariste toujours au sein de la formation aujourd’hui, il a été déclaré mort des suites de ses blessures 4 jours après l’accident.

C’est en 2009 que le guitariste Wacław « Vogg » Kiełtyka a décidé de ressusciter Decapitated avec trois nouveaux membres, et après plusieurs changements de line up, nous le retrouvons donc aujourd’hui sur la Louder Stage, devant un parterre de fans assez nombreux, avec la dernière version en date du line up, qui change assez régulièrement.

Midnight

L’histoire de Midnight n’est pas banale. En effet, ce groupe américain de Black n’Roll est un projet solo tenu par un certain Athenar (Jameson « Jamie » Walters de son vrai nom) depuis 2003, et le projet était juste de proposer quelques EPs sur une base musicale qui n’est pas sans rappeler Motörhead ou Bathory. Ah il y en a des EPs dans cette discographie, ainsi que des démos, des split albums, des compilations… Et même des albums, d’ailleurs. Bref, Encyclopaedia Metallum en propose la liste complète.

Sauf que le one-man band a fini par s’adjoindre les services d’un batteur et d’un guitariste pour pouvoir faire des lives. Nous en sommes donc là aujourd’hui, avec Midnight et son leader cagoulé (les deux autres aussi, d’ailleurs) sur la Headbangers Stage, pour un set qui va durer 45 minutes qui porte pour nom « Complete and Total Hell Show », du nom de la compilation sortie en 2012.

On débute le set avec « All Hail Hell », titre bien évidemment issu de cette compilation. Et c’est une véritable claque, tant ça passe bien ! Tout comme passera très bien aussi « Black Rock’N’Roll » ainsi que « White Hot Fire » qui suit, tous deux extraits du même disque. Au final, les 45 minutes allouées à Midnight passeront à une vitesse aussi rapide que le rythme des morceaux que le groupe jouera. Et c’est fort dommage, car j’en aurais bien redemandé !

Obituary

Jusqu’à aujourd’hui, je n’avais vu Obituary en live qu’une seule fois, c’était pour le Hellfest 2017, et ça ne m’avait pas convaincue. Étant donné que je n’ai qu’un quart d’heure à tuer avant le prochain groupe que je souhaitais voir, je m’attarde un peu dessus. Pour rappel, Obituary est un groupe américain qui a été créé en 1984 sous le nom Executioner, avant de changer deux ans plus tard, définitivement.

Musicalement, nous sommes dans le même univers que Morbid Angel et Deicide, et c’est pour cette raison que ce n’est pas ma tasse de thé. Mais il y a pas mal de monde devant la Louder Stage, et l’ambiance y est très bonne. Je reconnais aussi la technicité des solos de guitare, mais l’ensemble ne me convainc malgré tout pas.

Within Temptation

J’ai beaucoup trop vu Within Temptation en live pour vous ressortir ici les liens de tous mes articles qui en parlent. Je préciserai cependant que je retrouve le groupe à peine un gros mois après la dernière fois, puisque c’était pour le Hellfest 2025. Je sais donc tout à fait à quoi m’attendre pour le Wacken Open Air 2025 avec ce groupe, qui fait son entrée sur « We go To War » de l’album « Bleed Out » (2023), suivi par le titre éponyme de cet album.

Malgré tout, ça reste toujours sympa de voir Within Temptation, car c’est un groupe qui ne déçoit jamais en live, même si la setlist est au final quasiment la même que celle du Hellfest (on a un quart d’heure de plus ce soir). Et puis Sharon Den Adel a l’une des plus belles voix de la scène Metal féminine. Il est juste dommage que la pluie se soit de nouveau invitée sur place.

Parmi les titres supplémentaires que nous avons ce soir, il y a « Shot in the Dark », qui est extrait de l’album « The Unforgiving » (2011). Mais aussi « Angels », de l’album « The Silent Force » (2004), qui permettra à Sharon de nous prouver qu’elle est toujours capable de monter haut dans les aigus, c’est vraiment admirable d’être aussi juste.

Je profite de ce paragraphe pour souligner la très bonne humeur communicative du claviériste, Vikram Shankar, dont l’arrivée au sein du groupe a été annoncée il y a seulement 5 jours (!). En effet, Martijn Spierenburg a quitté Within Temptation à la fin de l’année 2024, après 24 ans de présence dans le groupe.

On sent les derniers morceaux arrivés lorsque débute « Shed my Skin », extrait de l’album « Bleed Out » (2023), qui voit l’entrée en scène des deux chanteurs du groupe Annisokay. Le groupe enchaîne ensuite sur un « Ice Queen », de l’album « Mother Earth » (2001), qui avait manqué au Hellfest 2025. Ce set se terminera au final sur « Mother Earth » du même album.

D-A-D
D-A-D

D-A-D

Et voici que débarque sur la Louder Stage le groupe D-A-D, acronyme de « Disneyland After Dark ». Mais la formation ne peut plus utiliser son nom complet depuis pas mal d’années, car il pose souci à la société Disney. Cela dit, les menaces de procès n’ont pas empêché le groupe de sortir un album titré « Dic.nii.lan.daft.erd.ark » en 2011, et Disney n’a rien pu faire contre ça :p

Bref, j’attendais donc une occasion de découvrir Jesper Binzer autrement qu’en solo depuis le Wacken World Wide 2020. Me voilà enfin exaucée, 5 ans plus tard, avec un set d’une heure quinze sur la Louder Stage de ce Wacken Open Air 2025. Nous sommes donc sur du Hard Rock danois couplé avec un peu de Glam Metal pour ce groupe fondé en 1982. Et ce qui est beau, c’est qu’à part le batteur qui a changé en 1998 de Peter Lundohlm pour Laust Sonne, aucun des trois autres membres de la formation n’a changé.

Nous avons donc toujours Jesper Binzer au chant, son frère Jacob Binzer à la guitare, et Stig Pedersen à la basse. Cela représente une belle longévité, pour un groupe qui reste pourtant assez confidentiel, hormis dans leur pays où leur album de 2011 s’est classé 2nd des charts. Pourtant, ce ne sont pas les qualités qui manquent chez D-A-D. Mention spéciale pour l’avant-dernier titre, « Sleeping My Day Away », qui est issu de l’album « No Fuel Left for the Pilgrims » (1989).

Exhorder

Nous sommes toujours au Wacken Open Air 2025, et nous voici devant les pionniers du Groove Metal avec Exhorder. Et c’est presque une chance de les avoir aujourd’hui, car c’est un groupe qui n’a de cesse de se faire et se défaire depuis sa création en 1985. Le groupe est de nouveau actif depuis 2017, après une pause de 6 ans, et après avoir fait déjà fait une pause entre 1994 et 1998, puis entre 2003 et 2008. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’évoquer le groupe pour son passage au Hellfest 2018.

Ce soir, le groupe entre en scène pour un « Slaughter in the Vatican show », référence à son tout premier album sorti en 1990 (après la démo du même nom de 1988). On devine donc aisément que ce soir, il s’agit de rendre hommage aux tous débuts de carrière du groupe. Et il n’y a que bien peu de monde devant la scène pour cet hommage. C’est un peu dommage, car le groupe, lui, est motivé.

Die Apokalyptischen Reiter

Quel immense plaisir que de revoir les Allemands de Die Apokalyptischen Reiter, un de mes groupes préférés ! Bien que j’en aie déjà évoqué le nom sur l’Antre de Bloodwitch à quelques reprises (je les ai même déjà vus, dans une toute petite salle dans le 78, en 2008), c’est la première fois que j’écris un report sur un de leurs lives, et s’il y a un set que j’attendais avec impatience de tout ce qu’il y avait à l’affiche de ce Wacken Open Air 2025, c’était bien celui-ci !

C’est depuis 1995 que ce groupe allemand existe, et il n’a plus de claviériste depuis le départ de Dr. Pest (qui était là depuis les débuts) en juillet 2022, il l’a annoncé lui-même mais sans donner de raison. Avec son départ, c’est un peu de l’âme des Reiter qui n’est plus là. Mais voyons voir ce que ça donne ce soir avant de juger. D’autant plus que le groupe fête son 30ème anniversaire.

Le groupe fait son entrée sur la Headbangers Stage avec « Volle Kraft », morceau issu de l’album « Wilde Kinder », le dernier en date sorti en 2022, devant un parterre de fans assez rempli, et pour une durée d’une heure. Et on enchaînera sur « Wilde Kinder », du même album. Suit ensuite « Es Wird Schlimmer », qui est quant à lui extrait de l’album « Licht » (2008), et fait partie de mes morceaux préférés du groupe. Je suis ravie de l’entendre, et je réalise alors que ça fait un petit moment que je n’ai pas réécouté ce groupe, que j’affectionne beaucoup pourtant.

Tout comme j’adore « Der Weg », de l’album « Licht » (2008), qui suit. Et il en est de même pour « Die Boten », de l’album « Moral & Wahnsinn » (2011). En clair, je ne jette rien chez ce groupe. Et je serai encore plus ravie d’entendre « Seemann », qui est un autre de mes titres favoris du groupe, et qui provient de l’album « Riders on the Storm » (2006). Pour la petite anecdote rigolote, le chanteur Fuchs dira « Merci beaucoup » en français à la fin de ce morceau (a-t-il oublié qu’il est chez lui en Allemagne ? :p ).

Pour résumer, j’aime beaucoup de groupes, mais Die Apokalyptischen Reiter fait partie de ceux dont je ne me lasserais jamais, que je serais capable d’écouter toute la sainte journée sans jamais me lasser. Il fait d’ailleurs partie des groupes que j’aurai le plus écouté depuis toutes ces années. Et je suis contente de l’avoir enfin revu en live !

King Diamond

Nous arrivons sur la toute dernière ligne droite du Wacken Open Air 2025, et pas avec n’importe qui. Il a toujours eu le sens du spectacle, c’est le Danois Kim Bendix Petersen, plus connu sous le nom King Diamond (de Mercyful Fate, vous l’avez), qui débute son set sur la Louder Stage pour une durée de 90 minutes, devant une foule compacte. Et ce que l’on peut remarquer très vite, c’est que malgré ses 69 ans, il n’a absolument pas perdu de sa voix et est toujours capable de monter haut dans les aigus.

Il est impressionnant, il faut le dire. Tout autant que la prestation scénique en elle-même, effectuée dans un décor de toute beauté. Les petits plats ont été mis dans les grands, comme c’est une habitude avec King Diamond, on ne pouvait en effet s’attendre à moins. Tout au long du set de King Diamond, on ne s’ennuiera en effet pas une seule seconde.

Car, quand il n’y a pas quelque chose de particulier à écouter, il y a forcément quelque chose à voir, et c’est ce qui rend les prestations scéniques de King Diamond si intéressantes. Elles racontent à chaque fois une histoire, c’est toujours très théâtral, c’est même un peu effrayant par moments. Du coup, attention si vous avez la phobie des poupées, la scénette après « Spider Lilly » ne vous plairait pas. Pour ma part, je trouve le sens artistique de ce set vraiment très bon.

Et les morceaux choisis pour illustrer l’histoire qui se déroule sous nos yeux sont très bien choisis, de « Arrival », extrait de l’album « Abigail » (1987) à « Burn » (de « The Eye », 1990), en passant par « Sleepless Nights » (de « Conspiracy », 1989) et « Voodoo » (de l’album du même nom, 1998). Mais aussi « Eye of the Witch », excellent morceau extrait de « The Eye » (1990). Pour la petite info, il précisera dédier « Masquerade of Madness », de l’album du même nom sorti en 2019, à Ozzy Osbourne. Et ce set mémorable se terminera sur « Abigail », de l’album du même nom (1987).

Conclusion

Ainsi s’achève mon live-report de ce Wacken Open Air 2025, après 4 jours de marathon parsemés de (beaucoup de) pluie, et plus de 60 artistes suivis dans cet article. Comme d’habitude, je pose un petit bilan de tout ça, et j’annonce que pour cette année, mes meilleures découvertes auront été Dogma, Primal Instinct, Heavysaurus, August Burns Red et Midnight.

Pour ce qui est des prestations les plus remarquables d’artistes que je connaissais déjà, je me sens obligée de citer celle de Tarja Turunen, et plus spécifiquement toute la partie du set avec la présence de Marko Hietala. J’évoquerai également celle de Saltatio Mortis, qui est tout bonnement inoubliable, mais aussi, pour des raisons évidentes (je pense), celui de Udo Dirkschneider.

Et je rajouterai deux mentions spéciales :

  • Une première pour la prestation du groupe Ozzyfied, qui a fait un boulot fantastique pour avoir su ramener à la vie le souvenir du très regretté Ozzy Osbourne, parti seulement 8 jours avant que le groupe ne monte sur la W:E:T Stage, ce mercredi 30 juillet 2025.
  • Et une seconde pour King Diamond, dont la qualité du spectacle qui a été proposé dans la nuit du 2 au 3 août 2025 aura été sans pareille.

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