Wacken Open Air 2026

L'affiche du Wacken Open Air 2026
L’affiche du Wacken Open Air 2026

L’heure est venue de mettre en avant le Wacken Open Air 2026, pour sa 35ème édition ! Avec un poil de retard, pour lequel je vous apporte des excuses. Contrairement au Hellfest Open Air et au Graspop Metal Meeting, le Wacken Open Air se déroule toujours à un moment où aucun autre grand festival de Metal ne se tient. De fait, cette année, j’ai dû faire un choix entre les deux premiers (et en l’occurrence, j’ai choisi le Graspop Metal Meeting), par contre il n’y a pas eu à en faire pour cette période du 29 juillet au 1er août 2026.

Et c’est comme d’habitude à Wacken, charmante petite bourgade allemande du Land de Schleswig-Holstein, que se tient le plus grand festival de Metal européen ! Mais trêve de discussions, c’est déjà avec du retard que je vous propose cette review, alors entrons dans le vif du sujet avec un aperçu de l’ensemble des quelques 37 groupes que j’ai à vous proposer cette année !

MERCREDI 29 JUILLET

Broken By The Scream

Et on débute ce Wacken Open Air 2026 avec Broken By The Scream sur la scène Louder. Il est midi lorsque les membres du groupe, exclusivement féminin, débutent leur set. C’est une découverte pour moi, et il s’agit donc d’un groupe d’idoles japonaises que je ne connaissais absolument pas jusqu’à aujourd’hui. Elles ont 45 minutes pour nous convaincre qu’il vaut le coup de se pencher sur ce qu’elles proposent, et nous avons un total prévu de 6 morceaux sur ce set.

Si je devais résumer la prestation de ce groupe, je dirais qu’il correspond totalement à ce que l’on peut attendre d’un groupe d’idoles japonaises pour ce qui est du visuel : de la mignonitude, des tenues kawaï, tout y est à ce niveau. Par contre, du côté de l’audio, pour ma part ça coince un peu. Les refrains sont mélodiques, mais les couplets sont une véritable soupe indigeste. Cet avis n’engage bien entendu que moi, et je pense que la qualité des réglages son un peu en deçà de ce à quoi on devrait pouvoir s’attendre de la part d’un festival tel que le Wacken fait que ça joue un peu aussi, malheureusement, sur le rendu.

Et c’est dommage, car il y a bien des moments où ça paraît sympa à écouter. Je pense qu’il vaut la peine de se pencher sur la discographie de Broken By The Scream, qui compte à ce jour un total de 4 albums, le dernier étant sorti en 2025. Pour ma part, il n’est pas impossible que je pousse la découverte jusqu’aux albums, cela reste à voir (j’ai déjà tellement de découvertes à faire qui datent du Graspop Metal Meeting 2026, voire même d’avant (j’avoue avoir accumulé un certain retard).

Visions of Atlantis

C’est sur la Louder que nous nous retrouvons pour suivre le set de Visions of Atlantis, qui est prévu pour durer une heure. Jusqu’ici, je ne connaissais ce groupe autrichien que de nom, c’est donc une découverte pour moi. Et la première chose qui me marque est la très jolie voix de la chanteuse. Car le set débute par une introduction uniquement au chant, avec une petite bande son qui permet de très bien l’entendre. Il s’agit de « Clocks », extrait de l’album « Pirates » (2022).

Elle n’est pas totalement inconnue par ailleurs, puisqu’il s’agit de Clémentine Delaunay (elle est Française, oui oui), que l’on peut entendre en guest auprès de Tarja Turunen depuis quelques années. Elle a aussi été la voix principale de Whizdom de 2010 à 2012. Elle a également déjà collaboré avec d’autres groupes tels que Kamelot ou encore Leave’s Eyes.

Côté thème, celui de Visions of Atlantis se devine facilement grâce au nom des différents albums de la formation (au nombre de 9), on est sur du marin, et un peu plus particulièrement sur les mythes autour de l’Atlantide. On est donc sur un style proche de Running Wild (qui va passer dans deux jours, justement). À la différence que là, nous avons une voix féminine soprano en plus du chant masculin, ce qui fait que les oreilles averties entendront forcément du Xandria derrière, voire même du Nightwish par moments (notamment sur « Legion of the Sees », de l’album « Pirates », 2022). Et à vrai dire, le rendu est pas mal du tout !

Visions of Atlantis, c’est loin d’être désagréable à l’écoute, je regrette d’ailleurs un peu de ne pas avoir eu la curiosité de découvrir ça plus tôt. Du côté du public, en tout cas, on ne s’y est pas trompé, il y a masse de monde devant la Louder ! Et c’est pas tellement surprenant, au vu de la qualité du show que le groupe nous sert. Contente d’avoir suivi ce set, qui se termine sur le très beau « Melancholy Angel » de l’album « Pirates » (2022), et je ressors de cette heure de show avec l’envie de creuser la discographie du groupe au final.

Expellow

Je ne connais absolument pas le groupe qui s’installe sur la Headbangers Stage pour l’heure qui vient. Il s’agit d’Expellow, c’est une formation suisse fondée en 2006, et leur style musical est décrit comme expérimental. Et en effet, dès le premier morceau, on constate qu’il y a là un mélange de plusieurs styles. Cela dit, si je devais étiqueter ce groupe, je le classerais sans hésitation dans le Metalcore. Le chant est féminin au sein de cette formation, mais pour le coup, ce n’est pas du tout un souci car la demoiselle qui assure ce poste le fait très bien.

La foule est un peu clairsemée lorsque le groupe débute son premier morceau, « Heartline », qui est extrait de l’album « Signals on Swells » (2024). Les morceaux se suivront tout au long de l’heure de set allouée au groupe de manière fluide. L’ambiance est bonne sur scène, et j’avoue entendre par moments des passages qui me plaisent bien. Je n’irai pas jusqu’à dire que je vais creuser la discographie d’Expellow, mais je reconnais passer un moment sympa devant ce que le groupe propose.

Thundermother

Cela faisait quatre ans que je n’avais pas revu Thundermother en live. La dernière fois, c’était lors de l’édition 2022 du Wacken Open Air. Par contre, il est important de mentionner que nous ne sommes plus sur le Thundermother de cette époque-là. En effet, il y a eu du changement de line up lors du printemps 2023, avec notamment l’arrivée de Linnea Vikström au chant à la place de Guernica Mancini. Linnea que l’on a déjà entendu chez Therion à plusieurs reprises entre 2010 et 2018, mais aussi chez Kamelot. Depuis, on a aussi eu un changement de batteuse avec l’arrivée de Joan Massing, et le retour de l’ancienne bassiste Majsan Lindberg.

Côté ambiance, Thundermother reste cependant Thundermother malgré les divers changements de visages. C’st toujours aussi sympa en live, débordant d’énergie, et les membres du groupe nous prouvent une fois de plus sans aucun détour que l’on peut tout à fait être une formation entièrement composée de femmes et proposer une puissance de compositions aussi bonne que ce que l’on peut trouver chez les hommes. Pour ma part, le set d’aujourd’hui ne fait que confirmer l’affection que je portais déjà aux compositions de Thundermother, que j’écoute régulièrement depuis quelques années.

Il faut tout de même préciser que le groupe ne propose rien de bien révolutionnaire si on parle uniquement musique, mais aussi si l’on parle complicité entre les membres ou même avec le public. Mais Thundermother reste une véritable bulle de fraîcheur (j’en avais déjà parlé lors du Wacken World Wide 2020). Au final, l’heure allouée au groupe sera passée à une vitesse folle, aussi folle qu’aura eu lieu l’enchaînement des 15 morceaux proposés par la formation. C’est avec un certain regret que l’on voit le groupe quitter la scène, devant laquelle s’est massée une quantité considérable de metalheads.

Et c’est donc sur l’excellent « Driving in Style », extrait de l’album « Heat Wave » (2020), que le groupe nous abandonne. En attendant la prochaine fois que l’on pourra les retrouver en live (peut-être avec un line up similaire cette fois ?), on peut encore se replier sur les six albums sortis depuis 2014 ! Je vous assure qu’il y a de jolies perles dans chacun d’entre eux si vous aimez le bon vieux Hard Rock à la Iron Maiden (et on en aura d’ailleurs entendu quelques notes durant « Speaking of the Devil », extrait de l’album « Dirty & Divine », 2025) 😉

Lovebites

On enchaîne avec un autre groupe féminin qui a débuté son set un petit quart d’heure avant la fin de celui de Thundermother. Cette fois, il s’agit de Lovebites, et on est là sur du Power Metal japonais. Je ne connaissais pas du tout le groupe jusqu’à aujourd’hui, c’est donc une découverte, et j’espère qu’elle sera bonne. La formation a une heure pour me convaincre qu’elle vaut le coup que je pousse jusqu’à l’écoute de ses cinq albums, le dernier étant sorti le 18 février dernier (il porte pour nom « Outstanding Power »).

Seuls neuf titres seront joués aujourd’hui, ce qui est bien peu au regard du temps dont dispose le groupe sur la scène Faster de ce Wacken Open Air 2026. Cela fait dix ans que Lovebiotes a fait ses débuts. On est très loin du style des très connues Babymetal, ou même de Broken By The Scream que l’on a entendu en début de journée. Par contre, il faut le dire, musicalement ça dépote quand même pas mal ! Que ce soit les riffs de guitare ou le jeu de la batteuse, ça va à une vitesse folle, il n’y a rien à redire sur les qualités techniques des musiciennes.

Du côté de la chanteuse par contre, qui se nomme Asami, j’avoue avoir un peu de mal à accrocher. Du côté de la scène, il faut préciser que c’est un peu clairsemé. Pour ma part, est-ce que j’accroche au style de Lovebites ? Eh bien, étant donné que ce n’est musicalement pas sans rappeler des formations telles qu’Iron Maiden, je ne peux pas dire que je n’aime pas. C’est juste le chant qui coince un peu. Autrement, je ne peux pas dire que je passe un mauvais moment devant le set de Lovebites. Cependant, je ne suis pas certaine de vouloir creuser plus avant le sujet.

The Hardkiss

The Hardkiss au Wacken Open Air 2026
The Hardkiss

Je ne connaissais pas non plus The Hardkiss au moment de leur entrée sur la scène Louder, pour un set d’une heure. Il s’agit d’un groupe de rock ukrainien fondé en 2011. Le truc qui va de suite attirer mon attention, c’est la prestance de Julia Sanina, interprète et fondatrice du groupe avec le guitariste Valeriy « Val » Bebko (qui est aussi son mari). Sa prestance, mais aussi sa voix qui est fort intéressante. Musicalement, c’est du Rock, mais du Rock vraiment sympa à écouter par contre.

Sur scène, c’est du simple appareil : un guitariste qui assure aussi les claviers, un bassiste ainsi qu’un batteur entourent Julia Sanina. Et le groupe me convaincra au bout de seulement quelques minutes. The Hardkiss, ça s’écoute vraiment bien, et le chant de Julia Sanina n’est d’ailleurs pas sans me faire penser par moments à celui de Jerry Heil, qui avait représenté l’Ukraine lors de l’Eurovision 2024 avec la rappeuse Alyona Alyona. Au final, je fais là une très bonne découverte, et je compte bien creuser le sujet rapidement !

Electric Bassboy

Après Eskimo Callboy, Electric Callboy. Et après Electric Callboy, Electric Bassboy ? Bon, pas tout à fait en réalité, car Electric Bassboy n’est pas tout à fait un changement de nom, il s’agit ni plus ni moins que d’u nom que d’un DJ set d’Electric Callboy, et on va donc en toute logique entendre pas mal de titres extraits du groupe, que nous avons justement vus lors du Graspop Metal Meeting 2026. Comme on pouvait s’y attendre, il y a bien évidemment beaucoup de monde devant la scène Faster. C’est sur l’énergique « Pump It » (de l’album « Tekkno », 2022) que les membres du groupe font leur entrée, devant une foule bien évidemment déchaînée dans les premiers rangs.

Tous les plus gros morceaux du groupe passent à la moulinette durant ce set fou, de « Tekkno Train » (de l’album « Tekkno », 2022) au single « Hypercharged », en passant par « Revery » ainsi que par les nouveaux « Tanzneid » et « Elevator Operator », qui proviennent de l’album qui va sortir le 7 août 2026. Au final, c’est vraiment une heure de folie que le groupe nous aura sorti en ce début de soirée, et une heure qui se terminera bien trop tôt par ailleurs.

Hämatom

Quel plaisir de retrouver Hämatom ! Je ne vous cache pas qu’il s’agit d’un de mes groupes préférés, et en plus, ce soir, le set est prévu pour durer pratiquement deux heures, rien que ça ! Je peux vous dire que quand il s’agit de l’un des groupes que vous affectionnez le plus, vous attendez ce genre d’évènement comme on attendrait le messie. Et du coup, c’est pas moins de 22 titres que le groupe va nous proposer ce soir, sur la Faster stage. La dernière fois que j’ai vu Hämatom, c’était lors du Wacken Open Air 2024, ce soir représente mon cinquième live d’eux.

Le groupe fait son entrée en grandes pompes sur « Gaga », extrait de l’album « Lang lebe der Hass » (2022). Et on enchaîne sur le très bon « Kids (2 Finger an den Kopf) », reprise du groupe Marteria. Tout au long de la vingtaine de titres que le groupe va nous proposer ce soir, l’ambiance restera au beau fixe du début jusqu’à la fin, avec une effervescence qui demeurera du début jusqu’à la fin du set. Il y a un monde absolument hallucinant devant la scène Faster, et à vrai dire, je ne m’attendais pas à moins pour un groupe tel qu’Hämatom, qui fait partie des formations très en vue dans le milieu du Metal allemand.

Et puis ils ont vraiment le sens du spectacle, tout au long du show proposé il se passe quelque chose sur la scène. Parmi les évènements marquants de la soirée, on aura Jörg « Alea » Roth, chanteur de Saltatio Mortis, pour « Erzähl es meinem Mittelfinger » (extrait de l’album « Für Dich », qui est sorti en 2025 en hommage à West, le bassiste tristement décédé en 2023, ce qui a failli causer l’arrêt complet de la carrière du groupe. Un peu plus tard, c’est le groupe Troglauer Buam qui débarque pour performer sur l’un de ses propres morceaux, « Wir haben Dorf », avec Hämatom, avant de finir sur un extrait de « Cotton Eye Joe » dans une ambiance de folie !

Et ce n’est pas tout ! Le batteur Sued se retrouvera avec une version miniaturisée de sa batterie en plein slam durant « Scheisse kommt – Scheisse geht » (de l’album « Für Dich », 2025). Le groupe proposera aussi une reprise de « I Want It All » de Queen, avec Julia Sanina de The Hardkiss qui est passé un peu plus tôt dans la journée. Et vers la fin du set, on aurale retour de Jörg « Alea » Roth ainsi que de Troglauer Buam, pour la reprise de « Bleib in der Schule » de Trailerpark, entre bulles et autres licornes colorées sur la scène.

Ce soir, le groupe m’aura gratifiée de certains de ses morceaux que j’aime tout particulièrement, tels que « Ich hasse dich zu lieben » et « Lichterloh », tous deux extraits de l’album « Bestie der Freiheit » (2018), ou encore « Wir sind Gott » de l’album éponyme (2016), et « Ein’ auf den Tod – Zwei auf das Leben » de « Für Dich » (2025). Pour finir en beauté sur « Es regnet Bier », de l’album « Lang lebe der Hass » (2022). Au final, on a beau être seulement à la fin de la première journée, je sais déjà que ce set restera parmi mes préférés de ce Wacken Open Air 2026.

JEUDI 30 JUILLET

Alien Ant Farm

C’est un groupe de Rock américain fondé en 1995 qui prend place sur la scène Louder pour débuter cette seconde journée de Wacken Open Air 2026. Il s’agit de Alien Ant Farm, et la formation dispose d’une heure pour nous proposer ses meilleurs titres. Le groupe entre sur scène avec « Courage », morceau extrait de l’album « ANThology » (2001). Et cet album a beau être le second du groupe et avoir été suivi de plusieurs autres, la formation a décidé que la majorité des titres qu’elle propose aujourd’hui en seront extraits.

Ainsi, sur les onze morceaux proposés ce jour, quatre en seront extraits. On a également droit à trois extraits de « ~mAntras~ » (2024), ainsi que quelques autres morceaux avant que le groupe ne termine sur sa reprise de « Smooth Criminals de Michael Jackson. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir Alient Ant Farm en live malgré que je les connaisse un peu depuis pas mal d’années. Le set proposé aujourd’hui aura été sympa, et très bien pour débuter cette journée.

H-Blockx

H-Blockx est une découverte pour moi, mais apparemment pas pour la masse de gens qui se bouscule devant la scène Louder. Il faut aussi préciser qu’il s’agit d’une formation allemande, et que le groupe existe depuis 1991. Musicalement, on est sur du Rock à l’ancienne du même type que ce que propose Donots. Parmi ses faits d’armes, le groupe a réalisé la bande originale du film « Bang Boom Bang – Ein todsicheres Ding » (1999). On ne peut pas dire que j’accroche vraiment à ce que propose H-Blockx, par contre je leur reconnais une belle énergie en live.

Mais aussi un public absolument incroyable, qui leur est entièrement voué de la toute première à la toute dernière seconde de leur set ! J’ai même le sentiment, arrivé à la fin, que ce public n’en a vraiment pas eu assez. Quelle belle ambiance sur ce set , qui aura compté deux reprises : « The Power » de Snap! (très bien reprise par ailleurs, je reconnais avoir apprécié le moment) et « Ring of Fire » de Merle Kilgore (parfaitement bien repris aussi) qui aura par ailleurs fait office de denier morceau. Il est finalement dommage que je n’accroche pas au style de H-Blockx, car tout au long de son set, j’aurai eu l’impression de passer à côté de quelque chose.

Skyline

Comme tous les ans, les Allemands de Skyline se paie sa part du gâteau Wacken, et ce, depuis sa toute première édition il y a 35 ans (c’est le seul, bien que certains fassent tout de même partie des meubles depuis fort longtemps, comme Mambo Kurt). Comme cela fait un certain nombre d’années que je traite du Wacken Open Air sur l’Antre, ce n’est donc pas du tout la première fois que j’évoque le groupe, et aujourd’hui, il joue pour une durée d’une heure sur la scène Faster.

Bien que Skyline débute le set avec des morceaux qui lui sont propres, tels que « Hold On » de l’album « Human Monster » (2024) qui débute les hostilités, comme d’habitude le groupe propose aussi, et surtout, des reprises. À commencer par « Last Resort » de Papa Roach, mais aussi « Separate Ways (Worlds Apart) » de Journey, ou encore « In The End » de Linkin Park. Alissa White-Gluz sera invitée pour une reprise de « Heroes » de David Bowie, ainsi que Thomas Jenson qui est le fondateur du Wacken Open Air.

Enfin, la setlist contient également quelques nouveaux morceaux, à savoir « Back to Venus » et « Superhero », et c’est sur une reprise de « Hold On » que Skyline quitte la scène pour laisser place au groupe suivant. Ce set aura été un vrai bon moment, comme d’habitude avec ce groupe que les habitués du Wacken n’ont plus besoin de se faire décrire. Et on se donne bien évidemment rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau set de Skyline !

Therapy?

Therapy? au Wacken Open Air 2026
Therapy?

La dernière fois qu’il m’a été donné de voir Therapy? en live, c’était assez particulier, car c’était lors du Wacken World Wide 2020. Ce jour-là, non seulement les trois membres du groupe étaient séparés pour jouer, mais en plus, ils n’avaient pu proposer que deux morceaux. C’est léger pour un trentième anniversaire (car oui, cette année-là, le groupe fêtait sa troisième décennie d’existence). Bon, il y a bien eu leur passage lors du Wacken Open Air 2016 que j’ai pu commenter de manière plus complète, mais ça commence à dater tout de même !

Je suis donc contente de pouvoir revoir Therapy?, dix ans après le dernier véritable set auquel j’ai pu assister de cette formation de Rock Alternatif fondé en 1990. Et c’est donc avec « Nausea », extrait de l’album « Nurse » (1992) que les membres de Therapy? font leur entrée sur la scène Louder, pour un set d’une heure. La foule est étonnamment un peu clairsemée en début de set, je me serais attendu à davantage de monde. En tout cas, le set avance, et en guise de second titre on a droit à une reprise de Joy Division, à savoir « Isolation ».

La majorité des titres sont issus de l’album « Troublegum ». En effet, pas moins de sept sur quinze sont extraits de cet album-là, qui est le quatrième de la formation, et qui est sorti en 1995. Autrement, en milieu de set, durant « Potato Junkie » qui est extrait de l’album « Pleasure Death » (1992), on aura droit à un solo de batterie de la part de Neil Cooper, ainsi que d’un extrait du titre « Iron Man » de Black Sabbath. On aura également droit à un extrait de « Nowhere Man » des Beatlmes pendant « Nowhere », de l’album « Troublegum » (1995). Au final Therapy? nous aura proposé un set très sympa , et le titre que j’en aurai préféré est « Die Laughing », issu du même album.

Craft

Avec Craft sur la W:E:T Stage, on est sur du Black Metal suédois fondé en 1994 qui n’est pas sans rappeler les Norvégiens de Burzum, ou encore ceux de Darkthrone. En ce qui concerne Craft, seuls cinq albums auront vu le jour jusqu’ici, le dernier étant sorti en 2018. Le groupe n’a fait que très peu de live jusqu’ici, c’est donc une chance de l’avoir pour ce Wacken Open Air 2026. Et le constat que l’on est obligé de faire, c’est celui-là : Ah ça change de tout ce qu’on aura eu jusqu’ici, c’est sûr !

Et d’ailleurs, il est même fort dommage que Craft ait été calé en plein milieu d’après-midi, et d’autant plus sur une scène extérieure. Car, clairement, c’est un groupe qui méritait de passer très tard le soir, ne serait-ce que pour les quelques flammes qui « égayent » la scène, si j’ose dire. En effet, on ne peut pas dire que l’ambiance soit très gaie avec Craft, mais c’est le style musical qui veut ça. Pas de sourires, une froideur à toute épreuve (même à celle de la chaleur du jour), et un chanteur que l’on pourrait croire sous acide, tant il n’est sur scène que pour lui.

Le set de Craft dénote donc totalement de tout ce que j’ai pu voir jusque-là sur cette édition du Wacken. Je ne dis pas que le set ne vaut pas la peine d’être vu, c’est juste que le contexte n’est pas vraiment le bon. Musicalement, c’est tout de même sympa, certains riffs de guitare attirent l’oreille, et le groupe est techniquement bon. On pourrait peut-être déplorer un peu trop d’abus de la pédale wawa, mais peut-être l’effet était-il voulu afin de matérialiser l’effet crade des albums de Black Metal sortis chez No Colours Records (pour celles et ceux qui connaissent). En tout cas, Craft vaut tout de même le détour.

Spectral Wound

Spectral Wound est un groupe de Black Metal canadien. Ce groupe est tout aussi underground que Craft qui est passé un peu plus tôt sur cette même scène qu’est le W:E:T Stage, à la différence que là, on est sur une formation beaucoup plus jeune puisque le groupe a été fondé en 2014, et qu’il nous vient de l’autre côté de l’Atlantique. Musicalement, on est sur le même terrain, par contre le chant est beaucoup plus incisif. Certains dans le public trouvent le moyen de headbanger un peu, et je vous avouerai que je ne comprends pas trop comment c’est possible à certains moments.

Le rythme ralentit parfois, et c’est loin d’être désagréable d’ailleurs, mais c’est à chaque fois pour mieux revenir sur cette rythmique aussi rapide que hachée qui sied si bien aux groupes de Black Metal les plus énervés. C’est ça qui est toujours sympa sur la planète Metal, c’est cette si grande variété musicale qu’elle contient. Après, on aime ou pas. Pour ma part, j’écoute un peu de tout sur cette planète, et j’avoue apprécier plusieurs passages de ce que propose Spectral Wound, malgré une accessibilité compliquée pour quelqu’un qui serait néophyte de ce style musical si particulier.

Crematory

C’est un de mes groupes préférés qui passe sur la W:E:T Stage à présent. J’ai nommé Crematory, groupe de Gothic Metal Indus, initialement orienté Death, fondé en 1992. Le groupe fait son entrée sur « Destination », extrait de l’album du même nom, et qui est aussi le dernier en date, sorti l’année dernière. En une heure de set, le groupe va nous proposer un voire deux titres de plusieurs de ses albums, ce qui fait un total de dix morceaux.

Malgré que Crematory fasse partie de mes favoris, ce n’est que la seconde fois que j’ai la chance de le voir en live, la première ayant été lors du Wacken Open Air 2023. Malheureusement pour moi, sur la sélection de titres faite par le groupe pour aujourd’hui, aucun ne sera extrait de « Believe » (2000), qui est l’album avec lequel j’ai découvert Crematory. Mais je suis malgré tout très contente d’entendre certains morceaux, tels que « Höllenbrand », extrait de l’album « Klagebilder » (2006), dont la partie clavier aura été retouchée par rapport à la version album.

Je serai aussi heureuse d’entendre « Ravens Calling », qui est extrait de l’album « Monument » (2016). Pour le coup, c’est le guitariste Rolf Munkes qui reprend les parties en chant clair de Tosse Basler. Et du coup, entendre ce morceau avec une autre voix au chant clair que celle de l’album fait un drôle d’effet. Mais au-delà de ça, « Ravens Calling » fait partie des titres que j’affectionne particulièrement chez Crematory. Tout comme « Tears of Time », de l’album « Illusions » (1995). Au final, le set proposé par Crematory aujourd’hui aura été parfait de bout en bout !

Anaal Nathrakh

Anaal Nathrakh est un groupe de Metal Extreme britannique, fondé en 1999 par le chanteur V.I.T.R.I.O.L., le guitariste et bassiste Irrumator, et le défunt bassiste Leicia dont on ne sait absolument rien. Musicalement, il est difficile de parler d’Anaal Nathrakh autrement que comme un groupe de l’apocalypse sur Terre. Car c’est vraiment ça : un rythme de batterie si élevé qu’il écrase tout sur son passage, hormis le chant de V.I.T.R.I.O.L.. Cela dit, ce chant est si apocalyptique lui-même qu’il est impossible de comprendre ce qu’il raconte.

Et d’ailleurs, les paroles du groupe n’ont jamais été publiées, on ne peut donc pas du tout se prononcer clairement sur les thèmes d’Anaal Nathrakh, hormis si on s’intéresse à ses titres qui sont finalement notre seule véritable base de connaissance sur son univers. Et encore, là aussi c’est l’apocalypse en fait. Tout autant que les riffs de guitare qui s’enchaînent à un rythme effréné. Mais ce qui me fait le plus écarquiller les yeux, c’est l’utilisation de la double pédale de la part du batteur. Il ne s’arrête qu’entre les morceaux, littéralement ! De fait, c’est presque avec un gros mal de crâne que je ressors de ce set.

Turbonegro

Turbonegro est un groupe de Punk Rock norvégien, fondé en 1989. C’est la troisième fois que j’ai l’occasion de le voir en live, après le Hellfest 2016 et le Hellfest 2018. Première fois dans le cadre du Wacken Open Air du coup, et c’est avec un set de 90 minutes qui sera rempli de 17 titres que le groupe se présente sur la scène Louder avec « Back to Dungaree High », extrait de l’album « Apocalypse Dudes » (1998), devant un public nombreux. Et bien que cet album ne soit ni le premier ni le dernier de la formation, c’est pourtant de celui-là que seront extraits la majorité des titres proposés ce soir.

En effet, sur les 17 morceaux joués ce soir, pas moins de sept en sont issus. Au final, les 90 minutes allouées à Turbonegro passent plus vite que ce à quoi je me serais attendue, mais il faut dire qu’il s’agit là d’un groupe que j’aime bien, et qui sait avoir la présence scénique nécessaire pour captiver les foules. Je suis donc contente d’avoir pu revoir le groupe, et j’espère en avoir de nouveau l’occasion bientôt.

Sventevith

Nergal au Wacken Open Air 2026
Nergal

J’étais curieuse de voir ce que donnait « Sventevith » en live. Sauf que ce n’est pas un groupe, non. Il s’agit là d’un album de Behemoth, c’est surtout le premier véritable album du groupe polonais, et il est sorti il y a tout pile 30 ans. C’est donc le célèbre Nergal que l’on retrouve sur la W:E:T Stage pour fêter ce trentième anniversaire, et il s’est accompagné pour l’occasion des musiciens du groupe islandais Misþyrming, pour nous proposer ce fameux album au complet, afin de terminer cette seconde journée du Wacken Open Air 2026.

C’est donc une durée d’un peu moins de 55 minutes à laquelle il faut s’attendre pour ce set de Nergal et Misþyrming. Le groupe formé par Nergal et les Islandais est vraiment parfait pour la reprise totale de ce mythique album, on n’en perd forcément pas la moindre miette quand on l’apprécie. Il y a finalement peu de choses à dire sur cet set, si ce n’est qu’il aurait été criminel de le rater ! Pour ce qui est du reste, ça aura été une perfection du début jusqu’à la fin sur « Pure Evil and Hate », ni plus ni moins.

VENDREDI 31 JUILLET

Mr. Hurley und Die Pulveraffen

Avec Mr. Hurley und Die Pulveraffen sur la Louder en ce début de journée, nous sommes sur du Pirate Metal, mais en version acoustique. Ce n’est forcément pas sans rappeler The Dread Crew of Oddwood que j’ai vus dans le cadre du Heidenfest 2026. C’est le genre de groupe qui ouvre parfaitement pour les festivals de Folk justement, mais aussi plus largement pour les festivals de Metal, et c’est donc avec joie que je débute cette troisième journée du Wacken Open Air 2026 avec Mr. Hurley und Die Pulveraffen.

Durant l’heure qui lui est allouée, le groupe nous joue un total de 12 titres issus de ses différents albums, dont un medley de neuf titres aussi divers que variés. Je vous laisse imaginer Barbie Girl du groupe Aqua repris en version Pirate Metal acoustique, repris en chœur par l’ensemble du public ! Cela vous paraît improbable au Wacken ? Ah ça l’est, oui ! Sauf que ça s’est bel et bien passé ! Et je suis même obligée de dire que, malgré les qualités sans conteste des compositions propres au groupe, le medley aura été le meilleur moment de ce set !

Vreid

Vreid est un groupe de Black Metal norvégien fondé en 2004 après le décès malheureux de Valfar du groupe Windir. En effet, Vreid, ce sont certains des membres de Windir qui ont décidé de fonder Vreid après son décès, c’est donc ainsi que le groupe est né. Et en parlant de décès, le groupe dédiera un des morceaux proposés aujourd’hui à Ozzy Osbourne. Il s’agit de « The Skies Turn Black », de l’album éponyme sorti cette année.

Il y a pas mal de monde devant la scène Harder sur laquelle le groupe a pris place pour une durée de 45 minutes. C’est la seconde fois que je vois Vreid en live, la première ayant eu lieu lors du Hellfest 2023, et j’avais trouvé le set très agréable. C’est encore une fois le cas aujourd’hui. Car Vreid propose ce style de Black mélodique qui me plaît beaucoup, entre chant grunt et voix claire distillée aux bons moments, j’aime vraiment bien ce que le groupe propose.

On aura par ailleurs droit à un titre avec Agnete Kjølsrud du groupe Djerv au chant, ainsi que Chris Pontius des Jackass (!) à la guitare. Ce titre, c’est « Loving the Dead », qui est extrait de l’album « The Skies Turn Back ». Un morceau très intéressant, qui change un peu de ce que propose habituellement Vreid, et qui permet de découvrir une autre facette de la formation, bien plus goguenarde, notamment grâce à Pontius qui fera bien rire les membres avec ses pitreries (et sans doute le public aussi), notamment de par le décalage entre l’ambiance du morceau et ses cabrioles (il faut aller voir le clip, je vous le dis !).

Grand Magus

C’est un groupe que j’aime beaucoup qui prend place sur la Headbangers Stage, mais pour seulement 45 minutes malheureusement. je veux parler de Grand Magus, groupe de Doom Progressif fondé en 1996. Vus seulement une fois, lors du Hellfest 2016, c’est avec un grand plaisir que je retrouve les Suédois aujourd’hui. Et c’est aussi le cas du public, qui est nombreux à s’être pressé devant la scène. C’est sur « I, The Jury », extrait de l’album « Hammer of the North » (2010) que le groupe débute son set.

C’est justement cet album-là qui sera un peu plus mis en avant que les autres sur le set d’aujourd’hui, avec trois titres qui en sont extraits. S’en suivent deux titres de l’album « Sunraven », le dernier qui a été publié en 2024. Puis un morceau extrait de trois autres des albums du groupe. Le morceau le plus efficace de ce live, pour moi, sera « Steel Versus Steel », qui provient de l’album « Triumph and Power » (2014), suivi par « Sunraven » qui provient de l’album du même nom (2024).

Mais aucun des titres choisis pour faire partie de la sélection du jour ne me décevra sur toute la période. En effet, seule la durée beaucoup trop courte de ce set me laisse un peu de tristesse finalement. Ainsi, arrivée à la fin du set de Grand Magus, je serai aussi ravie d’avoir enfin revu le groupe en live, qu’attristée par l’attente que je vais encore devoir subir avant de le revoir une nouvelle fois. J’espère moins d’une décennie, cette fois !

Paradise Lost

Bien que je connaisse Paradise Lost depuis un bon nombre d’années, je n’ai encore jamais eu l’occasion de voir le groupe en live. Et c’est donc sur un set d’une heure que les membres du groupe entrent sur la scène Faster en ce second jour de Wacken Open Air 2026, sur « Serpent on the Cross », de l’album « Ascension », le dernier qui est sorti en 2025. Un titre que j’avoue bien aimer. Tout comme j’apprécie bien aussi le suivant, « One Second », issu de l’album du même titre sorti en 1997, ainsi que le suivant, « The Last Time » (de l’album « Draconian Times », 1995).

Au final, Paradise Lost nous distillera un total de onze titres issus de huit albums différents en plus de la reprise de « Smalltown Boy », de Bronski Beat, dont « The Enemy » de l’album « In Requiem » (2007), « As I Die » de l’album « Shades of God » (1992), ou encore « Ghosts » de l’album « Obsidian » (2020), ce qui donne un bel aperçu de l’ensemble de la carrière due la formation britannique. En définitive, Paradise Lost est un groupe vraiment sympa à voir en live, et je suis contente d’avoir enfin pu assister à un live de sa part.

Mantar

Mantar est un duo de Sludge Metal qui existe depuis 2012. Pour résumer rapidement, on a donc un membre à la batterie, et l’autre à la guitare. On ne peut pas faire plus simple, en somme. Mais que l’on ne se méprenne pas, cela ne signifie pas que tout est statique sur la scène Louder sur laquelle le duo vient de faire son entrée pour une heure de set. Bien au contraire, ça bouge plutôt pas mal du côté du guitariste. Moins du côté du batteur, forcément. Et je trouve intéressant de mentionner que ce dernier ne fait pas face au public comme il est de coutume habituellement.

La batterie est donc tournée vers le guitariste, de sorte que l’on a presque l’impression d’assister à un bœuf entre deux musiciens, plutôt qu’à un live. Cela dit, le public est tout de même assez nombreux devant la scène. Et musicalement, ce n’est pas si mal en fait. Le premier morceau ne contient aucune parole, et si on ne connaissait pas déjà le groupe, on pouvait se demander si l’ensemble de ses morceaux serait de l’instru pure. Mais pas du tout, il y a bien des paroles, et ce, dès le second morceau.

Musicalement, Mantar fait penser à pas mal de choses au final, mais surtout à Kvelertak je trouve. Et comme il s’agit d’un groupe que j’affectionne tout particulièrement, je ne suis donc pas déçue de ce que propose Mantar. Bien au contraire, j’aime même plutôt bien ! Il s’agit donc là d’une bonne découverte pour moi, bien que je sois obligée de l’écouter pour passer au groupe qui va débuter son set sur la scène Harder d’ici peu. C’est dommage, mais je reviendrai sûrement sur Mantar, quoi qu’il en soit.

In Flames

In Flames au Wacken Open Air 2026
In Flames

Ce sont les Suédois d’In Flames qui s’installent à présent sur la scène Faster, pour une heure set qui débute sur « Colony », extrait de l’album du même nom sorti en 1999. C’est la quatrième fois que je vois In Flames en live, et c’est un groupe que j’apprécie pas mal, et qui est très efficace en live. D’ailleurs, il y a beaucoup de monde devant la scène pour assister à leur set du jour. Et cela s’explique par le fait que la réputation du groupe n’est plus du tout à faire, In Flames étant une grosse référence dans le milieu du Death Metal Mélodique.

Du côté de la setlist, le groupe a décidé de varier entre des extraits de plusieurs de ses albums, mais surtout de « Foregone », le dernier qui est sorti en 2023. Les membres du groupe ont donc décidé d’éclipser un peu leurs anciens albums, de sorte que l’on n’entendra qu’un seul titre du pourtant très populaire « The Jester Race » (1996), à savoir « Artifacts of the Black Rain ». Et il n’y aura pas le moindre morceau extrait de « Lunar Strain » (1994), ni même de « Whoracle » (1997). Pour ce qui est de l’album suivant, « Colony » (1999), on n’en aura que le titre éponyme.

Les membres du groupe nous font donc comprendre qu’ils préfèrent aller de l’avant sans trop se retourner, ce qui est dommage en un sens, car les premiers albums sont tout de même de gros piliers du Death Mélodique. Mais c’est un choix qui se respecte, et cela n’en fait pas un live moins bon, bien au contraire ! Pour ma part, j’aurai passé un très bon moment avec In Flames, et j’espère bien revoir le groupe bientôt.

Blood Fire Death

Un tribute à Bathory, ça ne se loupe pas, surtout quand on aime le Black et le Viking Metal, deux styles dont le seul membre permanent qui est le très regretté Quorthon (17/02/1966 – 06/06/2004) est un pionnier. Et d’ailleurs, comme pour souligner le caractère exceptionnel de ce live, on a la chance d’avoir Ihsahn d’Emperor en guest sur le premier morceau proposé par la formation, qui est « A Fine Day to Die ». Un début de set tout en douceur, à la hauteur de l’hommage que la formation souhaitait faire à Quorthon, sur fond de chœurs et de douceur, avant d’enchaîner sur la virulence musicale que l’on connaissait de lui.

Commençons par présenter les membres de ce tribute band, qui est en réalité un supergroupe : Au chant, nous avons principalement Erik Danielsson (Watain), et il est entouré d’Ivar Bjørnson (Enslaved) à la guitare, d’Apollyon (Aura Noir) à la basse, de Blasphemer (Vltimas et ex-Mayhem) à la guitare, et de Faust (ex-Emperor) à la batterie. Du beau monde, n’est-ce pas ? Et du coup, Blood Fire Death, ce n’est pas juste un tribute band, et ce n’est même pas non plus un simple supergroupe. Blood Fire Death, c’est comme si on faisait vivre de nouveau cette ambiance à l’époque si singulière que Quorthon a distillée à travers les douze albums qu’il a proposés entre 1984 et 2002.

S’il était resté parmi nous, il y en aurait sans doute eu beaucoup plus. Quoi qu’il en soit, c’est un réel plaisir de pouvoir entendre ses compositions en live en 2026, et on ne peut qu’espérer que de là où il se trouve, il est fier de cet hommage d’un peu plus d’une heure qui lui est fait. Il méritait bien ça pour le 35ème anniversaire du Wacken. Comme le dit bien le nom du groupe, qui est celui du quatrième album de Bathory, Blood Fire Death se penche surtout sur le côté Viking Metal de Quorthon, car c’est sur cet album que les prémices de ce qui deviendra le Viking Metal sont entendus pour la première fois.

Pour mon plus grand bonheur, je dois l’avouer, car c’est effectivement cet aspect-là que je préfère chez Bathory. Je ne vous cacherai donc pas avoir grandement apprécié le set proposé par Blood Fire Death aujourd’hui, et je l’aurai même trouvé un peu court malgré une durée qui aura dépassé l’heure entière. Et en guise de cerise sur le gâteau, on aura même droit à la présence d’Attila Csihar de Mayhem, rendant cet set particulièrement intéressant à vivre. Il est clair que je retiendrai ce set dans ma mémoire, et pour longtemps.

Running Wild

Running Wild fait partie de mes groupes préférés. La dernière fois que je les avais vus, c’était lors de l’édition XXL du Hellfest 2022, en clôture de la première semaine, et c’était par ailleurs la première fois du groupe à ce festival. Et la première fois qu’il m’a été donné de les voir, c’était pour le Wacken Open Air 2015. Le groupe fait son entrée sur la scène Faster avec « Chamber of Lies », introduction de l’album « Pile of Skulls » (1992), avec entre autre Jörg « Alea » Roth de Saltatio Mortis à la cornemuse, devant un parterre entièrement rempli de metalheads.

Et on est donc parti pour un set d’environ 90 minutes avec l’entrée des membres de Running Wild pour débuter les hostilités sur « Bad to the Bones », extrait de l’album « Death or Glory » (1989). On enchaîne avec un titre qui n’avait plus été rejoué par le groupe depuis 2015, à savoir l’excellent « Genghis Khan », qui provient de l’album « Gates to Purgatory », le tout premier album du groupe qui est sorti en 1984. Le groupe nous propose ensuite « Men in Black, qui provient de l’album « Masquerade » (1995). Il faut mentionner que malgré l’ancienneté du morceau, il n’avait encore jamais été joué en live jusqu’à ce jour.

Ce sera également le cas pour « Dead Man’s Road », de l’album « Rogues en Vogue » (2005), qui n’avait encore jamais été joué en live non plus. Le titre est suivi par « Sinister Eyes », de l’album « Pile of Skulls » (1992), qui n’avait pas été rejoué depuis 1996, avant d’enchaîner sur un incroyable solo de batterie de la part de Matthias Liebetruth. Ainsi, on constate que Running Wild a décidé de proposer une setlist pleine de surprise, ce qui est très bien pour un groupe qui ne fait pas énormément de prestations en live.

« Branded and Exile », de l’album du même nom sorti en 1985 aura notamment un grand succès auprès du public, et bénéficiera du coup d’une version rallongée avant que le groupe n’enchaîne avec « Rapid Foray », très bon titre issu de l’album éponyme de 2016. Et on continue avec le très bon « Soulless », qui sera le seul extrait de l’album « Black Hand Inn » (1994), suivi par « Under Jolly Roger », l’un des titres phare du groupe qui provient de l’album du même nom (1987). Le morceau suivant, « Stick to your Guns » (de l’album « Rapid Foray », 2016) n’avait pas été joué depuis 2018.

Et on approche gentiment de la fin puisqu’il ne reste alors plus que deux titres. Ainsi, l’avant-dernier titre de la setlist est l’indémodable « Raise your Fist », de l’album « Under Jolly Roger » (1987), et le dernier est « Conquistadores », de l’album « Port Royal » (1988). De très bons choix de morceaux en somme, pour un groupe que l’on est toujours ravi de voir en live !

Skynd

C’est devant un groupe de Rock Industriel nommé Skynd que nous continuons cette troisième journée du Wacken Open Air 2026. Cette formation a la particularité de proposer des titres qui évoquent très concrètement des serial killers. Ainsi, ce soir entendra-t-on des morceaux qui nous parlent de John Wayne Gacy, Edmund Kemper, Aileen Wuornos ou encore Tamara Samsonova (dont l’histoire est un peu moins connue que les deux précédents). Et c’est donc sur la W:E:T Stage que les hostilités lancées par Skynd débutent.

Skynd, à la base c’est deux membres : Skynd au chant, et Father qui est multi-instrumentiste. Ils se sont adjoint les services d’un autre musicien pour pouvoir proposer leurs morceaux en live. Ainsi, la chanteuse Skynd est appuyée par une batterie et une basse, et de temps à autre du clavier qui est assuré par le bassiste. Pas de guitare ici. Le set dure une heure, et pour moi, il s’agit d’une découverte. Et une bonne découverte à vrai dire, car je serai happée dès le second morceau, qui est « Edmund Kemper ».

C’est vraiment sympa à écouter, mais aussi à voir, car la chanteuse a une prestance dingue en live ! Elle vous happe dans son univers sans crier gare, de sorte qu’il est très difficile d’en sortir indemne. Skynd va donc faire partie de ces artistes que je vais très vite creuser, pour son univers centré sur un sujet qui m’intéresse depuis fort longtemps, pour la présence de son interprète, et pour ces mélodies qui accrochent si facilement l’oreille.

SAMEDI 1ER AOÛT

Kim Dracula

Je ne connais absolument pas Kim Dracula qui débute son set d’une heure sur la scène Faster en ce début de dernière journée de Wacken Open Air 2026. La particularité de Kim Dracula, c’est qu’il s’est surtout fait connaître grâce au réseau social TikTok, et cette petite particularité en fait un évènement sur lequel j’ai trouvé intéressant de se pencher. Sa setlist est donc composée de reprises, mais aussi de compositions qui lui sont propres, et tout au long de l’heure qui lui est allouée, on va passer de l’un à l’autre sur les 19 morceaux qu’il propose.

Et ça démarre très fort en batterie sur « Reunion and Reintegration », extrait de son unique album à ce jour, qui porte pour titre « A Gradual Decline in Morale », et qui est sorti en 2023. Est-ce que j’accroche à l’univers de Kim Dracula ? On ne pourrait pas vraiment dire ça. C’est trop changeant pour me permettre de me raccrocher à quelque chose, et j’en suis très perturbée. Et pourtant, on n’est pas sur du Metal Progressif, je ne saurais même pas comment décrire ce style musical en fait.

Il y a même des moments où on n’est même plus du tout dans l’univers Metal finalement, comme sur « Land of The Sun ». C’est très déstabilisant. Cela dit, je reconnais à Kim Dracula une présence scénique indéniable, ainsi qu’une bonne maîtrise de ses techniques vocales qui sont, il faut le dire, très larges. Tout comme ses références musicales finalement. En témoignent les reprises de « Romance is Dead » de Parkway Drive, du thème de James Bond, ou encore « Paparazzi » de Lady Gaga (surtout celle-ci, d’ailleurs, car elle est vraiment pas mal !). Au final, Kim Dracula, c’est une vraie curiosité, que l’on ne peut qu’adorer ou détester selon moi.

Kittie

Kittie au Wacken Open Air 2026
Kittie

J’ai très peu écouté ce groupe de Metal exclusivement féminin qui se nomme Kittie lorsque c’était la « grande mode ». Du coup, c’est un peu une découverte pour moi aujourd’hui. Le groupe existe depuis 1996, il a été fondé par les sœurs Morgan et Mercedes Lander qui sont respectivement au chant/guitare et à la batterie, et les filles ont sorti un total de six albums avant de se séparer en 2017 après le décès de la bassiste Trish Doan. Kittie s’est finalement reformé en 2022 avec son ancienne bassiste Ivana « Ivy » Vujic qui a officié avec le groupe entre 2007 et 2012, et le groupe a sorti un septième album en 2024 titré « Fire ».

Le groupe prend place sur la scène Louder pour un set d’une heure, qui permet de faire le tour de tous ses albums, puisque les membres ont décidé de proposer des extraits de chacun d’entre eux, hormis de « Funeral For Yesterday » (2007). Au milieu de la playlist du jour, je reconnaîtrai aisément certains des morceaux que j’ai déjà pu entendre de par le passé. Je ne suis pas spécialement fan du Metal Alternatif proposé par Kittie, mais je reconnais au groupe une très bonne présence scénique.

Crimson Glory

Avec Crimson Glory qui prend place sur la Headbangers Stage, nous sommes sur du Heavy américain qui existe depuis 1983. Malgré le si grand nombre d’années, on constate qu’il n’y a finalement pas tant de monde que cela devant la Headbangers Stage sur laquelle le groupe propose ses 45 minutes de set. La foule est assez clairsemée, cependant cela ne retire en rien la qualité des morceaux joués, ni celle de la prestation live des membres du groupe.

Je n’accroche pas spécialement sur Crimson Glory, mais je ne peux pas dire non plus que le set est désagréable, au contraire. Côté setlist, le groupe a décidé de proposer des morceaux extraits de deux de ses albums, celui qui porte le nom du groupe et qui est sorti en 1986, ainsi que « Transcendance » qui a vu le jour en 1988 (et surtout de celui-ci finalement, puisque cinq des huit titres joués aujourd’hui en proviennent). Ainsi, ils ont décidé d’occulter les trois albums sortis ensuite, y compris « Chasing The Hydra », qui est pourtant sorti le 17 avril dernier. Mais c’est un choix qui se respecte, les morceaux joués aujourd’hui étant très bons.

Nevermore

On enchaîne avec Nevermore, groupe de Heavy Metal américain fondé en 1992 par trois anciens membres du groupe Sanctuary. Au total, on aura droit à dix titres durant l’heure de set qui est allouée au groupe, qui fait son entrée sur la scène Faster avec « Beyond Within », extrait de l’album « Dreaming Neon Black » (1999). Il me faut mentionner le fait que le groupe était en pause depuis le décès du chanteur Warrel Dane en 2011. Il reprend donc du service pour notre plus grande surprise en cette année 2026, avec Jeff Loomis et Van Williams, les deux autres anciens de Sanctuary à l’origine de la création de Nevermore avec Warrel Dane.

C’est à présent Berzan Önen, déjà vu au sein de petites formations plutôt underground, que Nevermore reprend son petit bout de chemin en live. Du côté de la setlist, le groupe privilégie l’album « Dead Heart in a Dead World » (2000) aujourd’hui, avec la moitié des titres qui en sont extraits, les autres provenant de différents albums du groupe. Et il y a pas mal de monde devant la scène, comme on pouvait justement s’y attendre. Pour ma part, ça passe plutôt bien, et je saurai apprécier cette petite heure de Nevermore en live, consciente surtout de la chance que j’ai de les voir en live.

Municipal Waste

Municipal Waste, qui prend )à présent place sur la Headbangers Stage, avait été une découverte pour moi la précédente fois où je les ai vus en live. C’était loirs du Hellfest 2023, et bien que je n’en aie pas gardé un grand souvenir, j’avais tout de même reconnu avoir apprécié certains passages de leur prestation cette année-là. C’est du Crossover Thrash. Cela signifie que le groupe mixe habilement les marques traditionnelles du Thrash, que je n’aime toujours pas, avec des sonorités qui proviennent du Punk Hardcore, que j’aime bien parfois.

C’est ce qui explique pourquoi je ne peux ni dire que j’aime bien Municipal Waste, ni dire que je n’aime pas. Aujourd’hui, le groupe joue pour une durée de 45 minutes sur la Headbangers Stage, ce qui donne un total de 19 titres, car ils sont assez courts. Est-ce que j’accroche un peu plus que la fois précédente ? Je ne saurais dire. Il y a bien une mélodie de fond qui me plaît dès le premier morceau, « Intro / Deathripper » qui est extrait de l’album « Hazardous Mutation » (2005). Et il en sera de même pour ce qui est du second morceau, « Grave Dive » de l’album « Electrified Brain » (2022).

Mais, je ne saurais trop dire pourquoi, il y a tout de même quelque chose qui me dérange chez Municipal Waste. Ce n’est donc pas encore cette année que ma curiosité sera titillée au point de vouloir découvrir la discographie du groupe. Par contre, du côté du public, on voit bien une certaine effervescence autour du groupe, il y a même pas mal de monde devant la scène, et la poussière va se lever à plusieurs reprises par ailleurs, au rythme des circle pits surtout. Pour ma part, il y aura bien eu quelques moments sympa, mais sans plus.

Kärbholz

Je ne connais pas du tout le groupe d’Indie Punk Kärbholz, qui s’installe sur la scène Louder pour un set d’une heure et treize morceaux. Le groupe est par contre très renommé en Allemagne depuis quelques années, alors qu’il a été fondé en 2003, d’où sa présence sur la scène Louder, et le monde tassé devant. Musicalement, ce n’est pas sans rappeler Böhse Onkelz, que j’aime bien. Ainsi, j’accroche assez facilement à l’univers de Kärbholz, et je comprends que le groupe marche si bien dans son pays.

Je serai pleinement convaincue dès le second morceau, « Schwarz und weiss », qui provient de l’album « Kapitel 10: Wilde Augen » (2023). L’heure allouée au groupe passe à une vitesse folle pour moi, honnêtement j’en aurais bien demandé un peu plus. Mon coup de cœur aura en tout cas été pour « Das hier ist ewig », extrait de l’album « Karma » (2015). Et un autre se montrera juste à la fin du set, puisqu’il s’agit de son titre final, « Tiefflieger », qui est extrait de ce même album. À la sortie de ce set, je sais que je reviendrai sur ce groupe, c’est même certain !

Powerwolf

On enchaîne avec un de mes groupes préférés. Je veux parler de Powerwolf qui prend place sur la scène Faster, pour mon plus grand bonheur. La dernière fois qu’il m’a été donné de voir ce groupe, c’était lors du Hellfest 2023. Je suis absolument ravie de le retrouver ce soir, d’autant plus quand on sait que le set va durer près de deux heures ! Côté public, sans surprise, il y a beaucoup de monde. Quant à la mise en scène, comme d’habitude avec Powerwolf, elle est magnifique ! Le groupe fait son entrée sur « Bless ’em With the Blade », extrait de l’album « Wake Up the Wicked », le dernier album de la formation sorti en 2024.

« Armata Strigoi » (extrait de l’album « Blessed & Possessed », 2015), qui prend la suite, est d’une efficacité redoutable en live, les cris du public passant même au-dessus des instruments par moments. Arrivé à la fin du morceau, cela fait à peine dix minutes que le show a commencé que l’on sait que l’on va passer un excellent moment avec Powerwolf, tandis que le soleil commence à disparaître à l’horizon. Les flammes qui s’élèvent sur « Amen & Attack », de l’album « Preachers of the Night » (2013), se voient d’ailleurs de mieux en mieux avec le jour qui laisse peu à peu place à la nuit, et l’ambiance générale en devient du coup parfaite pour un groupe tel que Powerwolf.

La setlist de ce soir comptera un total d’une petite vingtaine de morceaux, avec un Attila Dorn au chant qui n’est jamais avare de paroles entre chaque morceau (en allemand, malheureusement pour moi qui n’y comprends pas grand-chose). Au rayon de mes titres favoris du groupe qui seront joués ce soir, il y aura notamment « Incense & Iron » mais aussi « Demons Are a Girl’s Best Friend » et « Fire and Forgive », tous les trois extraits de l’album « The Sacrament of Sin » (2018). C’est d’ailleurs cet album-là ainsi que « Wake Up the Wicked » (2024) qui sont particulièrement mis en avant ce soir, avec pas moins de cinq titres qui sont issus de chacun d’entre eux.

On a aussi droit à « We Drink your Blood » et « Sanctified With Dynamite », de l’album « Blood of the Saints » (2011) qui font partie de mes morceaux préférés du groupe. Au final, Powerwolf en live, c’est toujours aussi bien, et ça l’est même encore davantage quand le show dure longtemps. Car des morceaux taillés pour la scène, ils en ont toute une collection, et ils l’auront d’ailleurs bien prouvé ce soir.

Et même ceux qui sont moins performants en live, comme « Where the Wild Wolves Have Gone » de l’album « The Sacrament of Sin » (2018), ils restent des moments intenses en live malgré leur rythme lent (d’ailleurs, ça a pleuré çà et là dans le public durant ce morceau). Mais on ne peut que ressortir ravi de la prestation de ce soir, qui se termine en beauté sur « Werewolves of Armenia » (de l’album « Bible of the Beast », 2009) sur fond de feu d’artifice !

Vended

Vended au Wacken Open Air 2026
Vended

Vended est un groupe de Nu Metal américain, fondé en 2018 par Griffin Taylor et Simon Crahan. Originaire de Des Moines dans l’Iowa, ce n’est bien évidemment pas sans rappeler un certain groupe qiu porte pour nom Slipknot du coup. Pareil pour ce qui est du nom de famille des créateurs de Vended, et c’est à juste titre, puisque Griffin Taylor est le fils du chanteur de Slipknot, et que Simon Crahan est quant à lui le fils du percussionniste de ce même Slipknot.

Il est parfaitement logique que Taylor soit au chant, et Crahan à la batterie. Et musicalement, il n’est donc pas très surprenant que Vended ressemble à du Slipknot, bien évidemment. On est même bien plus proche de Slipknot que les side-projects des membres de Slipknot, c’est dire ! On est donc en droit de se demander ce qui fait l’identité véritable de Vended. Et je vous avouerai qu’il est difficile de répondre à cette question, car c’est si proche de Slipknot que l’on pourrait presque croire que ce sont ses membres qui sont sur la Headbangers Stage ce soir.

Et d’ailleurs, je me dois de mentionner que Griffin Taylor n’a vraiment rien à envier à son père pour ce qui est de la présence scénique, mais aussi de la technique de chant. Le premier EP du groupe est sorti il y a seulement cinq ans, mais on peut déjà pressentir que Vended pourrait bien aller très loin dans l’univers du Metal, pour peu que l’on aime toujours le Nu Metal. Car, il faut dire ce qui est, c’est un style musical qui reste très ancré dans les années 90-2000. Cela dit, il n’est pas interdit de penser que Vended a de quoi se faire un nom qui lui sera propre, quand bien même les deux « fils de » le resteront.

Sabaton

Alestorm

Nous terminons ce Wacken Open Air 2026 avec Alestorm que l’on ne présente plus. Cela fait trois ans depuis la dernière fois que j’ai pu voir les Britanniques en live, et c’était pour l’édition 2023 du Wacken Open Air. Ça fait plaisir de finir le Wacken de cette année sur une touche de Folk ! Ce soir, c’est pas moins de quinze titres qui viennent remplir la setlist proposée par le groupe, qui est extrêmement attendu par le public. Et c’est « Keelhauled », extrait de l’album « Black Sails at Midnight » (2009), qui débute les hostilités.

Et y a pas à dire, Alestorm en live, c’est toujours gage de bonne humeur ! En même temps, il ne peut en être autrement quand on voit les canards géants qui égayent la scène Faster ! La situation devient même d’autant plus drôle quand on se retrouve avec l’ensemble des musiciens hors batteur couchés au sol pendant « Zombies Ate my Pirate Ship », extrait de l’album « Curse of the Crystal Coconut » (2020).

Et quel plaisir d’entendre « Nancy The Tavern Wench », qui est extrait de « Captain Morghan’s Revenge », le premier album qui est sorti en 2008. Ce morceau est véritablement l’hymne de ce groupe. En témoigne l’énorme quantité de metalheads qui s’installe pour se mettre à ramer tout au long de ce titre. L’image est vraiment splendide à voir, et on devine à l’expression de Christopher Bowes, interprète du groupe, qu’il en est très satisfait. Et d’ailleurs, même les gars de la sécurité s’amusent à faire les mêmes mouvements devant les barrières, le sourire aux lèvres, c’est dire à quel point l’ambiance est bonne !

Côté public, ça saute partout, ça tourne dans tous les sens, et l’ambiance est tellement bonne que l’on ne peut qu’approuver le choix d’Alestorm pour finir avec cette 35ème édition du Wacken Open Air. C’est un point final juste parfait !

Conclusion

Et voici qu’on en arrive à la conclusion du Wacken Open Air 2026, une édition très riche cette année, due au 35ème anniversaire du festival notamment. Et du coup, au rayon des bonnes découvertes que j’aurais faites cette année, je parlerai de Visions of Atlantis ainsi que de The Hardkiss et Kärbholz. Dans un autre registre plus sombre, Spectral Wound m’aura bien plu, ainsi que Skynd pour l’univers si particulier.

Autrement, pour ce qui est des groupes que je connaissais déjà, je suis obligée de décerner en premier lieu une mention à ce supergroupe tribute à Bathory qu’est Blood Fire Death, tant l’hommage à l’œuvre de Quorthon aura été incroyable. Mais aussi d’évoquer l’excellent show d’Hämatom, ainsi que celui de Powerwolf et de Running Wild qui sont des groupes qui ne déçoivent de toute façon jamais.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *