Ça (2017-2019) vs Il est revenu (1990) : quelle adaptation de Stephen King est la meilleure ?

Pennywise (Grippe-Sou) par Bill Skarsgård ("Ça") et par Tim Curry ("Il est revenu")
Pennywise (Grippe-Sou) par Bill Skarsgård (« Ça ») et par Tim Curry (« Il est revenu »)

J’ai reçu un mail de la part de Netflix le 18 mai dernier, et que j’ai vu que les deux parties du film « Ça » (2017-2019) allaient bientôt disparaître du catalogue, je me suis dit : « Mince, il faut que je les regarde vite ! » Nonobstant le fait que le téléfilm de 1990 qui avait repris le même roman, « Ça » de Stephen King, avait été un véritable traumatisme pour moi à l’époque…

Je l’ai en effet regardé pour la première fois (oui parce qu’en plus, je l’ai vu plusieurs fois ! J’aime me traumatiser toute seule, faut croire !) alors que j’étais un peu trop jeune. Du coup, j’ai gardé pendant un bon moment une certaine crainte, des lavabos notamment. Quant aux clowns, n’en parlons même pas, je ne me suis jamais vraiment remise de la prestation de Tim Curry. Oui, j’ai peur des clowns, et c’est à cause lui. Seulement voilà, celui qui a été choisi pour incarner le Pennywise / Grippe-Sou de ces films sortis en 2017 et 2019, c’est Bill Skarsgård.

Connaissant bien ses qualités d’acting, notamment à travers l’excellente série qu’est « Hemlock Grove », dès que j’ai su que ce serait lui qui reprendrait ce rôle, je me suis tout de suite dit que ce serait sûrement difficile pour moi de regarder le résultat, mais que je devais le faire. Et encore plus quand j’ai découvert son maquillage. Seulement voilà, je n’en avais pas encore eu l’occasion jusqu’ici (en réalité, les deux films étaient dans ma liste de choses à voir sur Netflix, mais je n’avais pas le courage malgré l’envie).

Avec ce mail reçu de Netflix m’indiquant que bientôt, les deux films allaient quitter la plateforme, le constat que j’en ai fait a été d’une rapidité folle : je dois les voir au plus vite ! Et j’ai ainsi visionné la première moitié du premier film le soir même de la réception du mail de Netflix, dans le noir, et toute seule (je vous ai déjà dit que j’aimais me traumatiser toute seule ?).

Et voilà comment on en arrive au sujet de cet article : j’ai décidé de faire un comparatif complet entre le téléfilm en deux parties qui est sorti en 1990, mettant en scène Tim Curry dans le rôle principal, et les deux films sortis respectivement en 2017 et 2019, avec Bill Skarsgård. Il est donc tout à fait logique que je commence par parler du téléfilm de 1990 dans un premier temps.

Affiche du téléfilm "Il est revenu"
Affiche du téléfilm « Il est revenu »

« Il est revenu » (1990), un téléfilm en 2 parties

« Il est revenu » n’est qu’un simple téléfilm en deux parties, sorti en 1990 et mettant en scène quelques têtes qui ont depuis bien percé dans l’univers de la télévision ou du cinéma. Je pense notamment à Tim Curry (que l’on n’a pas besoin de présenter) qui incarne le terrifiant Pennywise, mais aussi au jeune Seth Green (que l’on retrouvera plus tard dans la série « Buffy contre les Vampires« ) et Annette O’Toole (que l’on verra ensuite dans la série « Smallville« ), ainsi que Dennis Christopher (vu dans « Django Unchained« ) entre autres.

« Il est revenu » est une adaptation du roman « Ça », de Stephen King, publié originellement en 1986 et qui a remporté le prix British Fantasy l’année suivante. Ce roman raconte l’histoire d’un clown terrifiant, Pennywise (Grippe-Sou pour la version française), qui réapparaît tous les 27 ans pour dévorer des enfants dans une petite ville nommée Derry. Seuls les enfants, pourvus d’une innocence que n’ont plus les adultes, peuvent voir ses méfaits.

Ainsi, lorsque le clown s’en prend à la petite Beverly Marsh dans sa salle de bain, l’inondant de sang du sol au plafond, le père de l’adolescente ne voit rien du tout lorsqu’il y entre. Et c’est bien tout le problème de Derry : les adultes ne voient rien, à part que leurs enfants disparaissent. La ville est ainsi mise sous couvre-feu après la disparition inexpliquée du petit Georgie Denbrough, 6 ans, alors qu’il était sorti sous la pluie pour jouer avec un petit bateau en papier.

De fil en aiguille, son grand frère Bill (qui est atteint de bégaiement) se mettra en quête de retrouver Georgie en compagnie d’une bande de copains. Ils se surnomment « le Club des Paumés », et ils se rendront vite compte qu’ils voient des choses que les adultes ne voient pas. Le responsable de la disparition de Georgie : Pennywise / Grippe-Sou.

Ils prendront leur courage à deux mains et descendront finalement dans les égouts où se cache Pennywise / Grippe-Sou, afin de l’affronter. À la fin de première partie du téléfilm, ils ont vaincu le clown, et se font la promesse de revenir à Derry si jamais celui-ci est finalement toujours vivant. Ça, c’est le contenu de la première partie du téléfilm.

Dans la seconde partie de « Il est revenu », tous les membres du Club des Paumés sont devenus adultes, et ils ont quitté Derry. Chacun y est ainsi allé de sa petite carrière et de sa vie privée, plus ou moins réussie. Tous, sauf un, Mike, qui est resté à Derry en sous-marin, d’un commun accord avec tous les membres du Club des Paumés, pour surveiller si Pennywise / Grippe-Sou revenait. Mike recontacte tous les membres, et tous reviennent rapidement à Derry, sauf un, Stan, qui se suicidera dans sa salle de bain, incapable de faire de nouveau face au clown qui l’a traumatisé.

Une fois tous rassemblés à Derry, ils constateront rapidement que Mike a eu raison de les rappeler. Pennywise / Grippe-Sou est en effet revenu, 27 ans après ce qui est arrivé à Georgie Denbrough, comme le disait la légende trouvée par Ben, l’un des membres du Club des Ratés qui s’intéresse particulièrement à l’histoire de la ville de Derry.

Affiche du film "Ça : chapitre 1"
Affiche du film « Ça : chapitre 1 »

« Ça : Chapitre 1 » (2017)

À présent, venons-en à la version 2017-2019 de « Ça », le roman de Stephen King. En effet, il faut bien se mettre cela en tête, car c’est ce qui explique les disparités entre ce film et le téléfilm de 1993 : cette nouvelle version n’est pas un remake du téléfilm, elle est une nouvelle adaptation du roman, tout comme l’était le téléfilm lui-même. Voyons ce qu’il en est de « Ça : Chapitre 1 », qui reprend le même pan du roman de Stephen King que la première partie du téléfilm « Il est revenu » de 1990.

Première surprise, et de taille : là, on n’est pas du tout en 1960 comme dans le téléfilm (qui pour le coup est fidèle au roman), mais dans les années 80 puisque la disparition de Georgie Denbrough a lieu en 1988, et que l’histoire du Club des Ratés a lieu un an plus tard. Surprenant. Surtout quand on sait que le roman de Stephen King lui-même situe le moment de la disparition de Georgie Denbrough en 1957. Ainsi, le contexte historique du téléfilm de 1990 est bien plus proche du livre que le film de 2017. Mais pourquoi pas ?

À souligner que certaines scènes sont exactement les mêmes que celles du téléfilm qui est sorti en (retrouver année). Comme ce moment où le père de Beverly entre dans la salle de bain entièrement repeinte en rouge, qu’il prend son visage et le relève vers lui avant de prononcer ces mots :

« Je me fais du souci pour toi, Beverly. Beaucoup de souci. »

Quand on a vu le téléfilm de 1990, cette scène nous parle tout particulièrement, car elle est exactement pareille, et on est quasiment au mot près aussi pour ce qui est de cette fameuse réplique du père à sa fille.

Cependant, il y a bien des choses qui sont différentes entre le téléfilm de 1990 et le film de 2017, et c’est tout à fait logique puisque le second n’est pas un remake du premier, les deux sont une adaptation du roman de Stephen King. Ainsi, là où le téléfilm de 1990 met en scène le Club des Paumés, le film de 2017 évoque plutôt le Club des Ratés (par souci de génération, peut-être, l’action du téléfilm se passant dans les années 60, et le film de 2017 dans les années 80).

Les points positifs du film de 2017

« Il est revenu » en 1990, « Ça » refait surface en 2017, soit 27 ans plus tard, comme dans la légende du roman du King. Et rien que pour ce détail, ça vaut un super bon point !

Autrement, s’il y a bien une chose que j’ai vraiment appréciée dans le film de 2017 par rapport au téléfilm de 1990, c’est le combat final entre les enfants et le clown. En effet, dans le téléfilm, j’avais trouvé ce moment particulièrement brouillon, bien joué tout de même, mais mal pensé. Un véritable gâchis, en fait. Jusqu’à la disparition du clown dans le tunnel, où l’on voit très facilement qu’il s’agit d’une marionnette.

Tandis que dans le film de 2017, ce combat entre les enfants et le clown est nettement mieux amené. Il dure plus longtemps, le sentiment d’oppression est plus présent, et la disparition de Pennywise / Grippe-Sou est mieux faite. Il faut dire que la présence des effets spéciaux rend la chose plus chouette à regarder, tandis que le téléfilm de 1990 n’en a presque pas bénéficié.

De plus, le concept des enfants qui « flottent en bas », véritable point d’orgue dans le discours de Pennywise / Grippe-Sou, il est là aussi beaucoup mieux pensé dans le film de 2017 que dans le téléfilm de 1990 où cette notion reste grandement abstraite. Car dans le film de 2017, on voit très clairement de quelle façon les enfants flottent, et ils flottent vraiment.

Spoiler

Même Beverly se met à flotter à un moment, elle aussi, par ailleurs. Une différence avec le téléfilm de 1990 qui ne montre à aucun moment cela.

Le personnage de Henry Bowers est pour moi un énorme point positif dans le film de 2017. En effet, outre le fait qu’il est beaucoup plus présent que dans le téléfilm de 1990, Nicholas Hamilton en fait une incarnation incroyablement juste et bien amenée ! Tout au long du film, on se rend compte petit-à-petit de la plongée dans la folie de son personnage. Non pas que Jarred Blancard (celui qui l’a campé dans le téléfilm de 1990) était mauvais, loin de là, je trouve cependant qu’il était plus en retrait. Cela dit, pas de liaison directe ici entre Bowers et Pennywise / Grippe-Sou, contrairement au téléfilm de 1990.

De même, le jeu d’acting de Sophia Lillis, qui incarne Beverly Marsh, est si bon qu’elle est vient à éclipser facilement celui de Jaeden Martell, qui incarne pourtant le rôle de Bill, que l’on pourrait presque qualifier de chef du Club des Ratés (après tout, c’est lui qui pousse les autres à affronter Pennywise / Grippe-Sou). Elle est époustouflante dans ce rôle de garçon manqué dont la relation avec son père est si particulière (cela ressort d’ailleurs bien plus dans ce film que dans le téléfilm de 1990).

Le personnage lui-même de Beverly Marsh est un très bon point positif aussi pour moi, car elle est nettement moins lisse que celle du téléfilm de 1990. Dans le film de 2017, on prend pleinement conscience qu’elle n’est pas seulement un des membres du Club des Ratés, qu’elle en est surtout la seule fille et qu’elle se distingue en tant que telle, ce sur quoi le téléfilm de 1990 fait un peu l’impasse. Tout comme il fait l’impasse sur bien d’autres aspects. Elle est vraiment trop lisse, il faut le dire.

Enfin, la mise en avant des différentes formes de Pennywise / Grippe-Sou est vraiment bien faite dans le film de 2017. Il faut savoir qu’il prend la forme de ce qui effraie le plus l’enfant qui se retrouve face à lui, bien qu’il préfère la forme du clown dansant, car c’est celle-là qui lui permet d’attirer les enfants à lui.

Mais là où le téléfilm de 1990 limitait les apparitions du clown mangeur d’enfants sous d’autres formes sans aucune transformation visible (dû au manque d’effets spéciaux sans doute), le film de 2017 montre clairement ses métamorphoses, ce qui donne un intérêt plus vaste au personnage, et le rend plus effrayant. Ainsi, Pennywise / Grippe-Sou sort tout à tour de Georgie Denbrough, le petit frère de Bill disparu au tout début du film, mais aussi d’une sorcière difforme ou encore d’un zombie.

Les points négatifs du film de 2017

Au niveau des points négatifs, le premier qui m’a sauté aux yeux, c’est la quantité monumentale d’effets spéciaux, surtout en ce qui concerne Pennywise / Grippe-Sou lui-même. Les talents de comédien de Bill Skarsgård sont-ils si médiocres pour qu’il y ait eu tant besoin de modifier son apparence ? Car, si on regarde bien, les images montrant le clown de façon naturelle sont quasi inexistantes. Et pourtant, on a déjà pu le constater à maintes reprises, Skarsgård est vraiment un très bon comédien ! Y avait-il donc besoin d’ajouter autant d’artifices pour rendre son personnage crédible ? Je n’en suis vraiment pas certaine.

Là où le film de 2017 en a également fait un peu trop à mon goût, c’est la scène de la salle de bain, lorsque toute la pièce se retrouve maculée de sang. Là où le téléfilm de 1990 avait fait le strict nécessaire, en se contentant du sang qui jaillit du ballon après son explosion une fois sorti du lavabo, le film de 2017 nous montre non seulement une première effusion de sang qui explose au visage de Beverly (sans ballon cette fois, il sort directement du lavabo), mais en plus on a droit à un véritable geyser ! On se croirait dans « Carrie au Bal du Diable »…

Pire encore, la salle de bain se retrouve complètement repeinte en rouge, du sol jusqu’au plafond, le moindre cm² est recouvert de rouge, même aux endroits les plus inaccessibles. Niveau crédibilité, on repassera. Seul le jeu d’acting incroyablement bon de Sophia Lillis rattrape cette scène, qui aurait pourtant dû être un pilier central pour ce film, comme pour le téléfilm de 1990.

Pour ce qui est du manque de crédibilité, je parlerai également des jumpscares. Là où le téléfilm de 1990 nous propose plutôt des scènes devant lesquelles on se sent mal à l’aise, le film de 2017 contient surtout des jumpscares. Ou en tout cas, des tentatives. Eh oui, soyons honnête quelques secondes, la plupart de ces moments sont (beaucoup trop) faciles à anticiper, ce qui a pour conséquence que l’effet escompté tombe un peu à plat. Pour ma part, alors que j’ai une peur bleue des clowns, il n’y a vraiment que deux moments qui m’ont fait sursauter, c’est bien peu sur 2h15.

De même, je regrette que la relation entre les enfants n’ait pas été davantage creusée dans cette adaptation. Certes, les thématiques de l’adolescence sont là à travers leurs échanges, et ils font même sourire par moments, mais on n’a pas vraiment le temps de s’attacher à eux, et on a même quelques difficultés à cerner leurs caractères respectifs (où est passé l’humour caractéristiques de Richie ? On ne comprend d’ailleurs même pas pourquoi Pennywise / Grippe-Sou lui dit « BipBip Richie ! » quand il s’en prend à lui). On n’a pas ce qui fait qu’ils sont eux, et c’est dommage.

Mon autre regret, c’est l’absence, ou plutôt le remplacement, de cette scène du téléfilm de 1993 dans laquelle on voit Pennywise / Grippe-Sou apparaître sur cette vieille photo qui montre la fête foraine à Derry, et s’approcher de l’objectif jusqu’à en surgir. Je parle de remplacement, car je pense que la scène du film de 2017 dans laquelle les enfants regardent les photos sur la visionneuse de diapos en est une transposition.

Pour finir, j’évoquerai ma principale incompréhension qui s’explique en une question : pourquoi l’histoire autour de la disparition de Georgie Denbrough a-t-elle été transposée dans les années 80, alors que le téléfilm de 1990 ainsi que le roman lui-même, situent l’action dans les années 60 ?

Affiche du film "Ça : chapitre 2"
Affiche du film « Ça : chapitre 2 »

« Ça : chapitre 2 » (2019)

Comme on peut s’y attendre, le chapitre 2 de la seconde partie de l’adaptation du roman « Ça » de Stephen King se déroule près de 30 ans après les évènements du chapitre 1 (27 ans pour être plus précis, puisque Pennywise / Grippe-Sou revient tous les 27 ans). Exactement comme le téléfilm de 1990, qui est lui aussi scindé en deux parties. Nous retrouvons donc en toute logique les membres du Club des Ratés, devenus adultes, et chacun ayant fait sa vie de son côté. Tous sauf un, Mike, resté à Derry au cas où le clown mangeur d’enfants reviendrait. Ce qui va justement arriver.

Étant donné que les évènements du premier chapitre se déroulent en 1988-89, et que Pennywise / Grippe-Sou revient tous les 27 ans comme dit au-dessus, ceux du second chapitre ont logiquement lieu en 2016. Cela fait une grosse différence avec la seconde partie du téléfilm de 1990, car là, nous sommes en 1990. Au niveau des décors, il est évident que c’est très différent, pire encore qu’entre la première partie du téléfilm de 1990 et le film de 2017 (je trouve).

Les points positifs du film de 2019

Je ne peux pas ne pas citer en point positif la présence de James McAvoy, dont l’interprétation des différentes facettes de Billy Milligan dans le film « Split » m’a fait écarquiller les yeux plus d’une fois, tant elle est incroyable ! Alors savoir qu’on a cet acteur aux côtés d’un Bill Skarsgård qui est lui aussi tout bonnement excellent en acting, pour moi c’est un excellent bon point positif !

Les retrouvailles entre les membres du Club des Ratés sont une véritable réussite, en ce sens où on ressent vraiment ce sentiment de joie qui nous submerge quand on revoit quelqu’un à qui l’on tenait après un grand nombre d’années. La scène est véritablement parfaite, et on prend pleinement conscience du lien qui unit les protagonistes, ce qui (je trouve) manquait un peu au premier film.

Ces liens qui se sont tissés durant l’adolescence des protagonistes sont d’ailleurs montrés tout au long de ce second chapitre de « Ça » à travers des flashbacks bienvenus. Ces scènes sont précisément ce qui manquait au premier film, on capte beaucoup mieux ce qui relie chacun des membres du Club des Ratés aux autres.

Tout comme il manquait, à mon humble avis, de moments qui nous montraient bien l’acting de Bill Skarsgård, car toutes ses apparitions dans le premier film se retrouvaient noyées dans des effets spéciaux à gogo. Là, il y a vraiment du mieux ! Les effets spéciaux sont bien entendu toujours présents, mais moins que dans le premier film, et c’est tant mieux !

Et que dire de la façon dont est traité le rituel de Chüd, complètement absent du téléfilm de 1990, alors qu’il est bien présent dans le roman de Stephen King ! Il représente même une part importante de l’histoire, car c’est lui qui permet au Club des Ratés d’éliminer le clown dans le roman. La seule différence entre lui et le film de 2019 à ce niveau-là, c’est que dans le film, ce n’est pas Bill qui découvre l’existence de ce rituel, mais Mike (avec un contexte qui tient la route, en plus !). Du coup, on est beaucoup plus proche du roman avec ce film, qu’avec le téléfilm de 1990, et ça, c’est un très bon point !

Et alors, que dire de la présence du King lui-même, qui montre un véritable aval de sa part en ce qui concerne cette production ? Ou encore de l’incroyable scène dans le parc avec Richie, et de cette autre scène dérangeante à souhait entre Beverly et Mme Kerch ? Et de la dimension véritablement effrayante qu’a le personnage de Henry Bowers ? Selon moi, il s’agit là des meilleurs éléments de ce film, sans conteste.

Les points négatifs du film de 2019

Le second chapitre de « Ça » est long. Très long, même. Il dure pas moins de 2h45. Et pourtant, ce n’est qu’une fois arrivée dans les dernières 30 minutes du film que je me suis dit « Mince alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire de négatif ? » Non pas que je veuille descendre le film, pas du tout.

Ce que je souhaitais, c’était donner des points forts et des points faibles pour les deux films, tout comme je le ferais pour n’importe quel autre. Car, il faut le dire, très (trop) rares sont les productions cinématographiques sur lesquelles il n’y a vraiment rien à redire. Et là, pendant les 2 premières heures du chapitre 2 de « Ça », je n’ai absolument rien vu de négatif.

Tout y est, du jeu des comédiens aux effets spéciaux, en passant par le scénario qui respecte bien plus le roman d’origine que le téléfilm de 1990 (tout en prenant tout de même quelques libertés). Alors, que dire de négatif qui permette de pondérer un peu tout le positif que j’ai dit plus haut ?

Quand je me suis retrouvée devant le générique de fin, j’ai été on ne peut plus embêtée. Pour tout dire, je n’y ai vu qu’un tourbillon de points positifs. On passe des rires aux larmes, de la peur à la surprise, tout s’enchaîne terriblement bien et on n’a pas une seconde d’ennui, malgré la durée du film.

Si je devais insister pour pouvoir dénoncer la petite bête, je pourrais dire qu’il est dommage que le personne d’Audra ait été laissée de côté. Il s’agit de la femme de Bill, et on la voit bel et bien au début du film, mais plus du tout par la suite. Alors que dans le téléfilm de 1990, ainsi que dans le roman de Stephen King, on retrouve son personnage jusqu’à Derry. De même qu’on aurait normalement dû y voir le mari de Beverly, et ce n’est pas le cas non plus.

À la limite, je pourrais également dire que je regrette un peu le fait que le personnage de Mike, qui est tout de même celui qui fait revenir tous les membres du Club des Ratés à Derry, est peut-être un peu trop en retrait dans le film. Il est en effet très éclipsé à partir du moment où tous se retrouvent à Derry.

Mais à part ça, que dire d’autres ? Ce second chapitre a pourtant reçu des critiques moins positives que le premier, la majorité des gens a préféré l’autre, regrettant surtout les prises de liberté faites par l’équipe du film dans le second chapitre, alors que le premier était plus proche du roman. S’il fallait être fidèle au livre, au point d’en proposer la scène de partouze géante entre les membres du Club des Ratés, je peux vous dire que j’aurais beaucoup moins apprécié le résultat.

Et puis après tout, le téléfilm de 1990 n’avait-il pas pris des libertés, lui aussi ? Si on reste honnête jusqu’au bout, il faut même préciser qu’il en a pris bien plus que le film de 2019, au point que la seconde partie était à la limite de l’insipide. Il faut être réaliste tout de même, du téléfilm de 1990, seule la première partie est réellement bien, quand bien même on a une belle brochette d’acteurs qui ne déméritent pas dans la seconde partie.

Conclusion

La grande question à laquelle il convient d’apporter une réponse ici, ce serait clairement celle-ci : est-ce que les films « Ça : Chapitre 1 » et « Ça : Chapitre 2 » sont meilleurs que le téléfilm en deux parties « Il est revenu » ?

Eh bien, si on pense au côté visuel, il est évident que les films de 2017 et 2019 sont meilleurs que le téléfilm de 1990, ne serait-ce que parce que l’image bénéficie forcément d’une qualité qui n’existait pas il y a 35 ans. De même pour ce qui est des effets spéciaux, quand bien même je trouve qu’il y en a peut-être eu un peu trop dans le premier des deux films.

Si on pense à l’histoire elle-même, celle racontée par Stephen King dans son roman, le contexte autour de l’histoire de Pennywise est nettement mieux défini dans les films de 2017 et 2019, que dans le téléfilm de 1990. Ainsi que le rituel de Chüd, qui n’est même pas évoqué du tout dans le téléfilm.

Enfin, je terminerai sur le fait que je n’ai réalisé que le surlendemain d’avoir fini le visionnage du second film « Ça », que Ryan Kiera Armstrong y a tenu un rôle. Et ce qui est drôle, c’est que j’ai fait un article sur elle la veille d’avoir commencé à visionner le premier !

Avant que vous ne partiez, sachez que l’Antre de Bloodwitch contient plus de 400 articles sur des sujets très variés, je vous invite à prendre le temps de visiter les lieux. Et sinon, vous pourriez être intéressé(e) par un ou plusieurs de mes romans, aussi je vous les propose :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *